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L' U N I O N D I V I N E
Un enseignement direct en ligne, pour tous les chercheurs de
Vérité.
Hatha-yoga - Râja-yoga - Jnâna-yoga - Bhakti-yoga - Karma-yoga
Celui qui connaît en leurs justes principes
ceci Ma souveraîneté qui tout pénètre
et ceci Mon Yoga,
s'unit à Moi par un Yoga
qui ne tremble pas ; on n'en saurait douter.
Je suis la naissance de toute chose
et de Moi tout émane pour se développer
en action et mouvement ;
comprenant cela,
les sages M'adorent dans le ravissement.
Leur conscience pleine de Moi,
leur vie entièrement donnée à Moi,
s'illuminant les uns les autres,
ne s'entretenant que de Moi,
ils sont à jamais satisfaits et joyeux.
A ceux qui sont ainsi en Union constante avec Moi
et qui M'adorent en un délice intense d'amour,
Je donne le Yoga de la compréhension,
par lequel ils viennent à Moi.
Par compassion pour eux,
logé en leur moi,
je détruis par la lampe
resplendissante de la Connaissance
les ténèbres de l'ignorance.
(Bhagavad-GîtâX-7à11)
Carte de l'Inde
Bhimbetka
Harappa
Mohenjo-Dora
Linga Harappa
Yogin Harappa
Pashupati
Jain
Trithankara
Trithankara
Aryen Perse
Rig-veda
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Agni
Sanskrit
Sadashiva
Trimurti
Brahma
Vishnou
Shiva
Scènes de la vie de Bouddha
Bouddha
Bouddha
style gréco-indien
Mahavira
Le
sermon de Mahavira
Ajanta
Elephanta
Empire Maurya
Nataraja
Shankaracharya
Abhinavagupta
Natha-yoga
Hatha-yoga
Rama
Krisnha
Krishna et les gopis
Sultan de Delhi
Akbar
Saints Soufis
Caitanya
Vallabha
Mirabaï
Guru Nanak
Kabir
Shri Ramakrishna
Shri Aurobindo
Ramana Maharshi
Swami Ranmdas
Ma Ananda Moyi
"Ce qui unit est appelé Yoga."
DEFINITION DU MOT YOGA :
Dérivé de la racine
sanskrite «yuj» qui veut dire « unir », le mot Yoga fut donné très tôt à l'ensemble des techniques psycho-physiologiques des
anciens peuples de l’Inde. Le même terme sert à désigner à la fois, le but à atteindre et les moyens mis à la disposition de l'aspirant pour y arriver. Pris dans le sens de «lien», le
mot Yoga est synonyme du mot re-ligion (ce qui
relie). C’est l'Union du moi individuel au Soi universel, c'est à dire Dieu.
ORIGINE DU YOGA :
L'origine du Yoga se perd dans la nuit des temps. Son histoire est aussi vieille que celle de l'humanité. C'est l'histoire de l'homme face à
ses peurs, face à ses interrogations, face à ses doutes et face à sa réalisation. Le yoga commence en fait, avec
les grandes questions de l'être pensant : Qui-suis-je ? Qu'est-ce-que la Vie ? Qu'est-ce que la
Conscience ? Ces questions sont inscrites au plus profond de nous-mêmes. Que nous soyons Européens, Africains, Asiatiques, Américains ou Océaniens, nous sommes tous des êtres humains, ayant une
origine commune et un destin commun. Nous vivons tous sur une planète bleue, en orbite quelque part autour d'une des innombrables étoiles de notre galaxie, parmi les centaines de milliards de
galaxies qui forment l'Univers.
L'APPEL DU YOGA :
Le Yoga respecte toutes les religions du monde. Néanmoins, il les dépasse toutes
et les couronne toutes, pour ainsi dire, parce qu'il se situe essentiellement au niveau de l'expérience et non au niveau de la croyance. Il ne cherche pas à convertir qui que ce soit, il ne
défend pas un groupe particulier au détriment de l'ensemble et n'a aucun intérêt économique ou politique. Son domaine est de
l'ordre purement spirituel et son enseignement ne s'adresse qu'à ceux qui sentiront, d'une manière ou d'une autre, Son Appel. L'Appel de Dieu.
UN MESSAGE UNIVERSEL :
Bien que le Yoga soit codifié par les grands textes sanskrits de l'Inde, il appartient en fait à l'humanité entière et fait appel à ce qu'il y a de plus d'universel en nous. Il s'inscrit dans un plan beaucoup plus
vaste, que celui d'un seul pays, d'une seule culture, ou d'une seule religion. Il rejoint par là même l'aspiration commune de tous ceux qui cherchent, à travers le monde et l'univers, à
percer les mystères de l'Etre et à réaliser l'Union Divine.
"Loin de nous dans le rêve et dans le temps, l'Inde appartient à l'Ancien Orient de notre âme." (André Malraux)
UN GRAND VOYAGE
:
Pour bien comprendre l'évolution de la pensée humaine et sa découverte du Yoga, nous allons faire maintenant, un grand voyage dans l'espace et dans le temps. Nous allons nous rendre en
Inde, afin de mieux cerner notre sujet.
PRESENTATION :
Géographiquement, l'Inde est délimitée au nord par l’Himalaya, à l'est par le golfe du Bengale, au sud par l'océan Indien et à l'ouest par la mer
d'Oman. Jadis le Pakistan et le Bengladesh faisaient partie intégrante de ce vaste territoire. Contrairement au reste du monde, l'Inde a su préserver (mais pour combien de temps ?) son ancien héritage.
C'est un véritable tableau vivant de l'évolution de l'humanité, où se côtoient toutes les religions, toutes les croyances et toutes les
superstitions. L'Inde offre
une telle diversité de géographies, de périodes et d'événements différents, qu'il nous faudrait plusieurs ouvrages pour bien expliquer toute la richesse et l’importance d'un tel pays.
Dans le petit résumé historique qui va suivre, nous nous référerons essentiellement
aux ouvrages d'Alain Daniélou.
LE PARADOXE DE L'INDE :
Nous devons regarder l'Inde, comme une sorte de
mosaïque géante de peuples, de coutumes et de religions variés. Aujourd'hui encore, tout à côté des buildings et du monde moderne des grandes villes, coexistent des tribus
primitives non assimilées, vivant dans les forêts reculées, comme leurs lointains ancêtres.
LE PALEOLITHIQUE :
La préhistoire a commencé il y a 3,5 millions d'années et s'est achevée avec l'invention de l'écriture. Nous ne
pouvons dire que peu de choses sur ces temps très reculés. L'australopithèque est apparu vraisemblablement en
Afrique. Encore très proche du singe, il fait bientôt place à l'homo habilis, premier représentant du
genre auquel nous appartenons. Avec ses mains agiles, l'homo habilis apprend à tailler ses propres d'outils et à construire des abris. La vie
en communauté suscite de nombreux échanges, dont l'utilisation du langage articulé (forme rudimentaire). Il y a environ 2 millions d'années,
l'homo erectus surpasse son ancêtre par sa taille plus haute et son intelligence plus vive. Il émigre
progressivement vers le nord, à la recherche d’une nourriture plus abondante. Entre 800 000 et 500 000 ans avant notre ère, la maîtrise du feu marque une
étape importante dans l’histoire de l’évolution de l’humanité. La famille des hominides se compose alors
de plusieurs espèces, dont l’homme de Neandertal. Il vit en Europe et sur la côte orientale de la Méditerranée, invente de nouvelles techniques et enterre ses morts. Avec l’arrivée de
l’homme de Cro-Magnon (homo sapiens = homme sage), il y a environ 150 000 ans, nous sommes
maintenant en présence de notre lointain parent. Il parle, nous ressemble en tous points, vit en nomade et ne tarde pas à coloniser la terre entière.
LE GRAND MYSTERE :
Pour ces
premiers hommes du paléolithique, la création toute entière relève du "Grand Mystère". Toutes les forces de la nature sont
perçues comme des "puissances" pouvant être amadouées et l’animisme devient la religion commune à l’ensemble de l’humanité. Le culte des ancêtres, le monde des esprits, la pratique de la magie et de la sorcellerie, les petites et les grandes superstitions, tout cela provient de ce lointain
passé. Nous trouvons encore dans les contrées les plus reculées de l’Inde, des descendants de ces anciens peuples. Ces Proto-Australoïdes sont appelés
adivâsi (premiers occupants). Ils n’ont que peu de contact avec le monde extérieur,
conservent jalousement leurs rites et leurs coutumes et parlent un langage de type munda ou
mom-khmer.
LES DRAVIDIENS :
A la fin de l’ère glaciaire, aux alentours de 12 000 ans avant J.C., le climat génèral de la terre se réchauffa brusquement et les conditions d’existence devinrent beaucoup plus clémentes pour l’ensemble de l’humanité. Les anciennes tribus
nomades se sédentarisèrent petit à petit. Elles apprirent à cultiver la terre, à domestiquer des animaux, à fabriquer toutes sortes d’objets et à vivre dans des villages fortifiés.
C’est durant cette même période, qu’apparut en Inde un peuple
nouveau à la peau brune et aux cheveux lisses : les Dravidiens. Leur origine reste assez obscure.
Selon leur propre légende, ils seraient venus d’un continent englouti par les eaux, suite à la fonte des glaciers.
LA CIVILISATION DE L'INDUS :
Quatre mille ans avant notre ère, les Dravidiens occupaient déjà une grande partie de l'Inde. Ils
développèrent une civilisation raffinée (civilisation de l’Indus) qui atteignit son apogée avec la construction des cités de Mohenjo-Dora et
de Harappa. Ces deux cités (actuel Pakistan) ont laissé d’importants vestiges qui ont permis aux archéologues de se faire une idée assez
précise de la vie à cette époque. Loin d’être une civilisation d’exclusion et de repli, la culture dravidienne entretenait au contraire de nombreux échanges avec le Moyen-Orient et le monde
méditerranéen.
LE SHIVAISME ANCIEN :
La principale religion des Dravidiens fut le Shivaïsme. Religion encore proche de la nature, l'Ancien Shivaïsme fait appel aux énergies
des profondeurs pour s'élancer vers le Divin. Il inclut à la fois des éléments de magie, de sacrifice et d'obtention de pouvoirs. A ces fins, les adeptes (avancés) pratiquent des exercices de
contrôle du corps et du souffle. Ils explorent leur monde intérieur et codifient une science qui prendra plus tard le nom de Yoga.
LE JAINISME ANCIEN :
Une autre grande religion d'origine très ancienne se développa parallèlement en Inde. Sans
être vraiment athée, le Jaïnisme à la différence du Shivaïsme, ne recherche pas prioritairement le contact avec le Divin. Sa philosophie dualiste (esprit-matière) prône la théorie de la transmigration, du
karma et de la libération finale du cycle des renaissances. C'est ce même fond de philosophie que nous retrouverons plus tard dans
le Sâmkhya et dans le Bouddhisme.
LES GRANDES INVASIONS ARYENNES
:
Aux alentours du IIe millénaire avant J.C., des peuples nomades venus d'Ukraine, sans doute pour des raisons climatiques, envahirent par couches
successives, l'Inde, le Moyen-Orient et l'Europe. Leur pénétration dans la vallée du Gange se fit sur plusieurs siècles. Ils détruisirent les cités de l'Indus et s'établirent dans tout le
nord de l'Inde. Les Aryens, ces hommes du nord à la peau blanche, combattirent farouchement
les autochtones et les réduisirent peu à peu en esclavage. Les Dravidiens qui ne furent pas vaincus, durent s'enfuir et se réfugier dans le
Sud, où ils purent maintenir un état de relative indépendance jusqu'au début de l'ère chrétienne. Les Aryens établirent alors un système de
castes héréditaires très élaboré, garantissant ainsi pour des millénaires leur domination et leurs privilèges. (Bien que le système des castes ait été officiellement aboli sous le gouvernement d'Indira
Gandhi (1917-1984), la société indienne reste profondément marquée par ces divisions internes et aujourd'hui encore, pour les hindous les plus orthodoxes, tous les Occidentaux
sont considérés comme des hors-caste).
LA RELIGION DES ARYENS :
Les Aryens apportèrent avec eux leurs propres croyances et leur religion. Le Védisme, (ou religion des Védas), reposait avant tout sur l'autorité indiscutée de quatre livres sacrés : les Védas. Il consistait
d'abord en la reconnaissance d'un véritable panthéon de divinités (Indra, Agni, Varuna, Soma…) régissant les différents plans de l'existence.
Le culte védique se caractérisait par la notion de sacrifice, de l'offrande solennelle faite à un dieu, en vue de l'obtention d'un bien, d'une faveur, ou d'un privilège. Ces cérémonies se
faisaient généralement autour d'un feu, d'un foyer, réunissant une nombreuse assemblée, ayant à leur tête une classe de prêtres bien distincte : les
brahmanes.
La théorie du karma et de la transmigration, telle que nous la connaissons actuellement, était complètement étrangère aux conceptions philosophiques et religieuses
des Védas. Pour ces anciens Aryens, la vie idéale sur terre était faite pour durer « cent ans » et la mort n’était en fin de compte, que
la continuité des mêmes jouissances et des mêmes privilèges, dans le paradis de leurs ancêtres.
LE SANSKRIT
:
L'écriture était apparue
simultanément en Inde, à Sumer et en Egypte vers 3000 ans avant J.C. L'ancienne écriture de Mohenjo-Daro qui n'a pas encore été déchiffrée,
semble avoir disparu juste après l'invasion des Aryens qui eux, ignoraient l'écriture. Il fallut attendre le VIe siècle avant J.C., pour voir
apparaître en Inde une nouvelle forme d'écriture, d'origine sémite et à vocation commerciale. Les Aryens inventèrent alors une langue artificielle, dérivée du védique qui se voulait parfaite, inspirée par les dieux et employée par les érudits
: le sanskrit. Cette écriture, particulièrement
riche en vocabulaire métaphysique, permit aux Aryens de fixer par écrit leurs textes religieux et
philosophiques, jusqu'alors retransmis oralement et d'établir ainsi une véritable domination culturelle sur toute la société indienne.
UN GRAND BRASSAGE CULTUREL ET RELIGIEUX :
Nous ne savons pas exactement quand s'opéra cette transformation, mais il est certain qu'au contact des éléments autochtones, ou par l'effet d'une rapide évolution
interne, les formes anciennes de la religion védique se modifièrent profondément. Les Aryens, tout en maintenant leurs privilèges sociaux,
assimilèrent graduellement certains éléments des arts et des techniques des peuples conquis, ainsi que beaucoup des conceptions philosophiques et religieuses du Shivaïsme et du Jaïnisme. Aux cours des millénaires qui suivirent, l’histoire de l'Inde connut bien
des périodes différentes.
DU VEDISME AU BRAHMANISME :
La première grande période s'étendit
jusqu'à la fin du IIIe siècle après J.C. Elle correspond à la mise en place du panthéon hindou (Brama, Vishnou,
Shiva) tel que nous le connaissons aujourd'hui, ainsi qu'à la fixation et à l'extension des écrits référentiels (Upanishads, Darsanas). Cette période, très féconde sur le plan spirituel, met déjà en
évidence une nette démarcation entre les formes extérieures de la religion ritualiste des Védas et la recherche purement intérieure du Yoga.
LE
BOUDDHISME :
Au fil du temps, la société indienne se figea dans une sorte de ritualisme stérile. Les cérémonies védiques, devenant de plus en plus sophistiquées et de plus en
plus coûteuses, ruinèrent peu à peu le pays. C'est dans ce contexte social plus ou moins décadent, que naquit Siddartha Gautama, celui qui allait devenir pour l'ensemble de l'Asie, le Bouddha (l'Eveillé). Né en 563 avant J.C. dans une famille princière du sud du Népal, Gautama fut dès sa naissance promis à un destin exceptionnel. Renonçant au monde à l'âge de trente ans, il se livra alors à une ascèse intense pendant
plusieurs années et parvint finalement à l’illumination.
Sa doctrine, reposant sur la théorie du karma et de la
transmigration, se voulait une réponse concrète et radicale au problème de la souffrance humaine. Aussi exposa-t-il ses «Quatre Nobles Vérités», d'abord à ses anciens compagnons, puis à des disciples qui devinrent rapidement de plus en plus nombreux. S'opposant au
Védisme (religion révélée) et au Shivaïsme (religion non dogmatique), il combattit à la
fois le système des castes, le ritualisme et les superstitions. Un Ordre fut créé et le Bouddhisme qui ressemblait plus à son origine à une philosophie qu'à une véritable religion, commença à
prendre en Inde, une influence de plus en plus importante.
Du IVe siècle au IIe siècle avant J.C., la dynastie des Mauryas favorisa davantage la nouvelle religion aux dépens du culte védique. Mais c'est en 274 avant J.C., que l'Inde entière, à la suite du roi Açoka, se convertit massivement au Bouddhisme. Pendant son règne, le roi Açoka convoqua un
grand concile pour définir par écrit le Canon bouddhiste et par là même pour combattre les hérésies. De nombreux missionnaires furent envoyés dans tous les pays voisins, ainsi qu'en Grèce et dans
le monde méditerranéen.
LE JAINISME :
C'est à la même époque qu'apparut Mahâvira (559 avant J.C.), 24ème et dernier
prophète de la religion Jaïn. Un lointain passé ayant déjà permis au Jaïnisme de s'établir en ces lieux, Mahâvira passa plus pour un réformateur que pour un innovateur. Son influence ne dépassa guère le cadre de l'Inde, malgré l'envoi de nombreux
missionnaires.Néanmoins, plusieurs grandes valeurs liées à cette religion, telles la non-violence et le végétarisme, imprégnèrent et modifièrent profondément toute la société indienne.
Aujourd'hui encore, cette très ancienne religion, toujours présente sur ce vaste territoire, quoique en faible pourcentage, porte témoignage d'un passé immémorial.
L'INFLUENCE DES GRECS :
Durant cette même période, l'Inde eut à subir la domination et l'influence des Grecs
(IIIe- IIe siècles avant J.C.). Depuis les temps les plus anciens, le commerce et les échanges avec le monde méditerranéen n'avaient jamais cessé d'exister. Mais avec l'avènement
d'Alexandre-le-Grand et son désir de conquêtes, les Grecs allèrent établir en Inde et en Afghanistan, une véritable suite de petits royaumes,
plus ou moins autonomes entre eux.L’influence des Grecs se fit surtout ressentir dans le domaine des arts, de la sculpture et de l’architecture. Mais finalement, peu de temps après la disparition
d'Alexandre-le-Grand (323 avant J.C.), l'Inde se libéra définitivement de l'emprise des Grecs et reconquit son
indépendance.
LE RENOUVEAU BRAHMANIQUE :
Au VIIIe siècle après J.C., l'Inde vit
apparaître un vaste mouvement de renouveau spirituel en lutte contre le Bouddhisme. Des rois redonnèrent aux brahmanes leurs anciens privilèges, le système des castes refit son apparition et la religion Brahmanique
développa un important corpus philosophique : le Védanta.
Shankarâchârya, le plus illustre représentant de la pensée védantique, prôna un non-dualisme
catégorique (Advaïta Védanta) et créa avec ses successeurs, un vaste réseau de monastères à travers l’Inde. Son influence fut très grande et de très nombreux
yogins suivirent à son exemple, la voie abrupte de la connaissance pure (Jnâna-yoga) et du renoncement. Plusieurs autres courants de pensée védantique, moins radicaux dans leurs formes, virent aussi le
jour à cette même époque et formèrent un ensemble d'écoles plus ou moins indépendantes : Védanta dualiste de Madhwa, Védanta de la «différence et non différence»
de Nimbarka, Védanta de la «voie de la non-dualité pure» de Vallabha, Védanta du «non-dualisme tempéré» de Ramanuja.
LE SHIVAISME DU CACHEMIRE :
Le Shivaïsme du Cachemire fit aussi son apparition au VIIIe
siècle de notre ère. Contrairement au Védanta, il ne s’appuye pas exclusivement sur
l’autorité des Védas et des Upanishads , mais trouve surtout son inspiration dans les Tantras
et les Agamas Shivaïstes. La résurgence de ces textes anciens, jusqu’alors
retransmis oralement, s’accompagna d’une pratique nouvelle et d’une connaissance plus grande de toute la science du Yoga. Bien qu'il y ait eu plusieurs grandes tendances au sein de ce courant philosophique, la personnalité la plus éminente reste Abhinavagupta, génie éclectique du Xe siècle.
L'INDE MEDIEVALE :
D’autres mouvements encore se développèrent simultanément au cours de cette période si féconde de l'Inde médiévale. Citons le cas des
Nâtha-yogins au XIIe siècle qui reprirent le flambeau
de l'enseignement du Hatha-yoga et des techniques
secrètes et celui des Lingâyats (adorateurs de Shiva), situés à l'extrême limite de l'orthodoxie brahmanique.
Mais un autre fait majeur allait colorer et modifier toute la pensée philosophique et religieuse de l'Inde. La Bhakti (ou Amour-foi) quoique latente déjà dans certains hymnes des Védas et n'étant point non plus étrangère aux conceptions Shivaïstes des Tantras et des Agamas, prit réellement son envol avec le courant Vishnouïste et ses Avatars (incarnations divines). D'abord vécue comme une simple approche émotionnelle du culte religieux, la Bhakti enflamma le cœur des yogins et devint le moyen le plus facile d'atteindre le Divin.
PREMIERE PERIODE :
Dès le VIIe siècle après J.C. des commerçants arabes vinrent s’installer en Inde. Ils furent suivis peu de temps
après par des troupes armées qui firent des incursions intermittentes jusqu’à la fin du XIIe siècle. Le premier sultanat de Delhi (1206-1525) ne se fit pas sans heurts et de multiples affrontements opposèrent les deux communautés entre elles. De nombreuses conversions forcées,
particulièrement dans le nord du pays, modifièrent profondément le climat social et religieux de l’Inde.
DEUXIEME PERIODE :
Avec l'avènement de l'Empire
mongol et plus particulièrement sous le règne de l'empereur Akbar (1556-1605), le
climat social et religieux devint plus tolérant et l'Inde vit se développer une culture raffinée, principalement riche dans le domaine artistique et architectural.
Les mystiques musulmans jouèrent un rôle important dans le rapprochement des deux communautés et de nombreux échanges s’établirent entre les soufis et les yogins. Durant cette même période, l’'Hindouisme n'en demeura pas moins actif, avec une Bahkti ardente et passionnée en les personnes de Caitanya (1486-1533), de Vallabha (1479-1531) et de la grande princesse et poétesse Mirabaï
(1498-1546).
LE SIKHISME :
La religion Sikh apparut dans la région du Penjab, à la suite de Guru Nanak (1469-1539) qui ne cessa de proclamer sa vie durant, l’unité transcendante de toutes les religions. Son
message de paix et d’amour universel incita de nombreux hindous et musulmans à vivre ensemble, en toute liberté et en bonne intelligence. Mais quelques
décennies plus tard, sous la pression exercée par les autorités mongoles, le Sikhisme devint alors une religion distincte et codifiée, avec
ses rites et ses coutumes propres. Citons encore l'exemple illustre de Kabir, poète
tisserand, doublement influencé par l'Islam et par l'Hindouisme, qui chanta ses poèmes
aussi bien aux musulmans qu’aux hindous, avec tout l’amour d’un très grand sage.
LA COLONISATION BRITANIQUE :
De tout temps, l'Inde a entretenu des
échanges avec le monde méditerranéen. Les Grecs, les Romains, les Arabes, se sont souvent relayés dans le contrôle du commerce des épices et des soieries. Les Portugais
furent les premiers Occidentaux à ouvrir des comptoirs sur la côte ouest de l'Inde. Ils furent bientôt suivis par les Hollandais, les
Français et les Anglais. Devant l'enjeu d'un tel marché, une dure bataille s'engagea
entre ces quatre puissances. A la fin du XVIIIe siècle, tous les états indiens qui
avaient été annexés par l'Empire Mongol s'effondrèrent et seule l'Angleterre fut
suffisamment assez forte pour maîtriser la situation à son avantage. En 1876 la domination britannique s'étendait alors sur tout le territoire indien et dura jusqu'en 1947, date de la partition
de l'Inde.
DES MOUVEMENTS REFORMATEURS :
Cette période fut marquée encore par différents mouvements de réforme
au sein même de l'Hindouisme. Râm Mohum
Roy fonda en 1823 une «église hindoue unitaire», connue sous le nom de Brâhmasamâj et qui regroupa pour la première fois des hindous, des musulmans et
des chrétiens. Son exemple fut suivi par d'autres réformateurs plus ou moins dissidents avec l'Hindouisme orthodoxe : Keshud Chander Sen (1838-1884) et Dayânanda Sarasvati (1824-1883).
D'AUTHENTIQUES GRANDS SAGES REALISES :
Mais l'Inde connut aussi au cours du XIXe siècle et du XXe siècle, d'authentiques grands sages réalisés qui diffusèrent leurs enseignements bien au-delà des frontières de ce pays et firent connaître le Yoga à l’Occident. Ramakrishna (1834-1886) fut peut-être le premier grand saint moderne à avoir un rayonnement mondial. Il proclama ouvertement l’unité transcendante de toutes les religions et trouva dans son principal disciple Swami Vivekananda, le propagateur idéal de son message de paix universelle. Shrî Aurobindo (1872-1950) qui reçut dans sa jeunesse une éducation occidentale, fit un important travail d’actualisation du Yoga et rédigea de très nombreux ouvrages, dont une magistrale traduction avec commentaires de la Bhavagad-Gîtâ. Ramana Maharshi (1879-1950), le sage le plus « dépouillé » de l'Inde moderne, enseigna la voie directe de la Connaissance, avec cette unique question pour tous :«Qui suis-je ?». Swami Ramdas (1884-1963) suivit quant à lui la voie ardente de la Bhakti et se fit connaître par son livre «carnets de pèlerinage», où il décrit d'une manière touchante, les principales étapes de sa transformation intérieure. Ma Ananda Moyi (1896-1982) enfin, la grande sainte de Bénarès qui fut l’exemple même d'un être exceptionnel réalisé dès sa naissance.
D'autres grands sages encore se firent connaître de l'Occident au cours du siècle passé. L'accès à leurs enseignements se trouva grandement facilité, par la traduction simultanée de leurs oeuvres en anglais et en français et par les liaisons aériennes quotidiennes entre l'Inde et le reste du monde.
Le privillège rare que représente un corps humain vous a été
donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre Divinité. (Ma Ananda Moyi)
Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu.
(Ramakrishna)
Invoquez avec amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)
Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)
Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)
Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité
et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga
vasishtha)
O homme, tu as en toi le Ciel et la
terre, fais de ce monde un Ciel sur la terre ! (Ste Hildegarde de Bingen)
Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi,
honore tous les êtres, chante sans cesse le nom du Seigneur.
(Shrî chaitanya)
Comme se mélangent les eaux du Gange et de la Yammunâ, ainsi se mêlent, dans le coeur du chercheur pieux, les
deux courants de l'amour et du sacrifice. Dans son coeur, l'eau sacrée s'épanche jour et nuit et ainsi
s'achève le cycle des naissances et des morts. (verset hindou)
Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)
Ayez de l'amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)
L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)
Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri chaitanya)
Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankara)
Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)
Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)
C'est la foi dans le Nom du Seigneur
qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)
O Soufi si tu purifis le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de
Dieu brillera sur toi. (Ibn arabi)
Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)
La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)
Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)
Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui.(Jami)
Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba
Farid)
Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)
Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus
Silesius)
Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)
Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)
L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience.
(Nisargadatta)
Les Shastras, les Ecritures sacrées ne présentent aucun intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l'intérieur. Elles sont destinées aux autres. (Ramana
Maharshi)
Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)
Pour être libre dans le monde, il faut être
mort au monde. (Nisargadatta)
Le Soi n'est ni mâle, ni femelle, ni neutre. Il ne peut être objet ni de perception, ni de
déduction. (Ramana gîta)
Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)
La vie spirituelle n'est possible que pour
celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)
Cette création, appelée le jeu de Shakti, n'est qu'une idée du Seigneur. Si l'on transcende l'idée,
l'Etre seul demeure. (Avadhuta Gîtâ)
Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Mahardhi)
Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna)
Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait.(Ibn’ Arabi)
Tu peux
discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra
Gîtâ)
L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur,
le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)
L'océan est contenu dans une goutte d'eau et la goutte d'eau dans l'océan. (Ma Ananda Moyi)
Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)
Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)
Je suis sortie du monde grâce à un
autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation
plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au
Silence. (Evangile selon Marie)
Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)
Il n'existe aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi. (Ma
Ananda Moyi)
Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)
Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)
Les oiseaux viennent se poser sans crainte auprès des bienheureux qui habitent les grottes des montagnes, livrés à la contemplation de la Lumière Suprême et boivent les
larmes de bonheur qui coulent de leurs yeux. (verset hindou)
Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui
qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)
Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)
Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective.(Ramana Maharshi)
Shiva, le Seigneur suprême, est celui qui fait l'expérience des trois états. (Shivasutras)
Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur
Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on
devient Shiva. (Vijnâna
Bhairava)
La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras)
On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)
On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)
So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (L'Upanishad de l'extinction)
La Divinité est Félicité Eternelle de la Non-dualité. (L'Upanishad de l'extinction)
C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)
Respirer sans penser à Dieu, c'est du gaspillage.
Seul l'être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu.
Posez-vous la question : "Qu'est-ce que je fais de mon temps ?"
On oublie si facilement que pas une heure écoulée ne reviendra jamais.
Les jours s'envolent sans que vous vous en apperceviez.
Un beau jour, vous constatez que vous êtes trop agé et trop faible pour fournir un effort soutenu.
La quête de Dieu ne doit pas être remise à vos vieux jours lorsque vous n'aurez plus rien d'autre à faire.
C'est la tâche de toute votre vie et elle exige le maximum de ce que vous pouvez donner.
Celui qui n'a pas encore commencé doit se mettre à l'oeuvre dès aujourd'hui, dès maintenant, immédiatement.
(Ma Ananda Moyi)
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