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L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
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Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
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Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

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lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
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    5 posture du lotus 

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la Ribhu Gîta

la Ribhu Gîta

La Ribhu Gita, est la sixième partie du Shiva Rahasya. La totalité de la Ribhu Gita est censée représenter l’enseignement donné au sage Ribhu par Shiva Lui-même. Ramana Maharshi attribuait une valeur unique à ce texte. (Chapitre 26 versets 1 à 45)

.

1. Je vais t’exposer maintenant la méthode pour demeurer dans la Réalité indifférenciée qui inclut tout. Cet enseignement est secret et difficile à comprendre, même avec l’aide de nombreuses Saintes Écritures. Même les êtres célestes et les praticiens de disciplines spirituelles, qui l’ont tenue pour chère, l’ont acquise avec difficulté. Suis ce que je dis, et en plongeant dans la Réalité, sois heureux.

2. Mon fils ! Les sages réalisés disent que l’inhérence absolue dans la Réalité signifie devenir Un avec l’Immuable, tranquille, non duel Être suprême absolu, qui est Sat-Cit-Ananda (Être-Conscience-Béatitude) et le Soi de tous, et faire du mental baladeur Un avec Cela, comme l’union proverbiale du lait et de l’eau, absolument libre de tous les concepts.

3. Quand on scrute la variété de la manifestation, on réalise qu’elle n’existe pas réellement et que tout est l’indifférencié Être suprême absolu, qui n’est pas différent du Soi et de soi-même. Fait en sorte que cette Connaissance devienne ferme par une pratique constante. Alors détournant ton regard de tout, devient Un avec la Réalité suprême absolue, et demeurant en Cela, sois heureux.

4. Demeure en tant que Cela qui ne montre, après être scruté, aucune dualité dans la forme de ces objets variés ou sans la moindre trace de cause et d’effet, Cela en quoi, quand le mental est absorbé en Cela, il n’y a aucune peur de la dualité, du tout et sois toujours heureux, inébranlable et libère la peur montant de la dualité.

5. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a ni pensées, ni imaginations, ni paix ou self contrôle, ni mental ou intellect, ni confusion ou certitude, ni être ou non-être, et aucune perception de dualité et sois toujours heureux, inébranlable et absolument libre de la peur qui monte de la dualité.

6. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a aucun défaut ni aucune qualité, ni plaisir ou douleur, ni pensée ou silence, ni misère, ni austérités pratiquées afin de se libérer de la misère, ni idée « je-suis-ce-corps », ni objet ou n’importe quelle perception - et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

7. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a aucun effort, ni physique, ni mental, ou verbal, ou de n’importe quelle sorte, ni péché ou vertu, ni attachement avec ses conséquences et sois toujours heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

8. Demeure en tant que Cela où il n’y a ni pensées ni penseur, ni création, préservation ou dissolution du monde, rien à aucun moment et sois heureux, libre des traces de la pensée.

9. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun pouvoir d’illusion limitant le Soi, ainsi que ses effets, ni Connaissance ou ignorance, ni âme séparée ou Seigneur de la Création, ni être ni non-être, ni monde ni Dieu et sois heureux, libre de toutes les traces de la pensée.

10. Demeure en tant que Cela en quoi il n’y a pas de dieux et leur adoration, ni aucun des trois aspects divins du Créateur, Préservateur et Destructeur, ou méditation sur eux, ni Dieu sans forme suprême, ni méditation sur Lui et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

11. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y aucun esclavage mûrissant vers des bonnes œuvres, ni recherche de dévotion au Divin, ni sagesse consciente, ni fruit de l’action à savourer, ni état suprême séparé de Lui, ni moyens d’obtention, ni objets à atteindre, et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

12. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni corps, ni sens, ni forces vitales, ni mental, ou intellect ou imagination, ni ego, ni ignorance, ni personne qui s’y identifie, ni macrocosme ou microcosme et sois heureux toujours, libre de toutes les traces de pensée.

13. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni désir ni colère, ni cupidité ni illusion, ni mauvaise volonté ou orgueil, ni impuretés de l’esprit, ni les fausses notions d’esclavage et de libération et sois heureux, libre de toutes les traces de pensée.

14. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a ni commencement ni fin, ni sommet, ou bas, ou milieu, ni lieu sacré ou Dieu, ni offrandes ou actes pieux, ni espace ou temps, ni objets de perception et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

15. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune discrimination entre le réel et l’irréel, aucune absence de désir, aucune possession de vertus, aucun espoir de Libération, aucun Maître compétent ou disciple, aucune connaissance établie, aucun état réalisé, aucune Libération de son vivant ou après la mort, rien de tel à aucun moment et sois heureux toujours, libre de toute trace de pensée.

16. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a pas de Saintes Écritures, ou de livres sacrés, personne qui pense, aucune objection ou réponse, aucune théorie à établir ou rejeter, rien d’autre que un Soi, et sois toujours heureux, libre de la moindre trace de pensée.

17. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun débat, succès ou échec, aucun mot et son sens, aucun discours, aucune différence entre l’âme et l’Être suprême, aucune des multiples causes et conséquences et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

18. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucun besoin d’écouter, réfléchir ou pratiquer, aucune méditation à pratiquer, aucune différence d’égalité, inégalité, ou contradictions internes, ni mots et leurs significations et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.

19. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune peur de l’enfer, ni joies célestes, ni mondes du Dieu Créateur ou d’autres dieux, et rien qui puissent être obtenu d’eux, ni autre monde ou univers de n’importe quelle sorte et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

20. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune trace des éléments ni aucun iota de leurs dérivés, aucun sens du « je », ou « mental », aucune imagination mentale, aucun défaut d’attachement, aucun concept quel qu’il soit et sois heureux toujours, libre de la moindre trace de pensée.

21. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a aucune des trois espèces de corps (physique grossier, subtil interne, ou sans forme et plus subtil encore), le rêve et le sommeil, rien des trois sortes d’âmes (celles qui sont pleinement préparées à l’avancement spirituel, celles qui sont moins préparées, et celles qui ne sont pas préparées du tout), aucune des trois sortes d’afflictions (celles du corps, celles causées par les éléments, et celles causées par les êtres subtils et les pouvoirs spirituels), aucune des cinq couches fonctionnelles (physique grossier, vital, psychique-émotionnel, mental, et celle de béatitude sans forme), et personne pour s’identifier à elles - et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

22. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y a objet sensible, ni pouvoir de masquer la Réalité, ni différence d’aucune sorte, aucun pouvoir de projeter des objets irréels, aucun pouvoir d’aucune sorte, aucune notion fausse à propos du monde et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.

23. Demeure en tant que Cela en lequel il n’y aucun organe des sens ni personne pour les utiliser, Cela en lequel la grâce transcendante est expérimentée, Cela qui est absolument immédiat, qui donne l’immortalité quand on le réalise et qu’on l’atteint, et le devenant, on se libère du cycle des naissances et des morts et sois heureux encore, sans la moindre trace de pensée.

24. Demeure en tant que Cela, en en réalisant et expérimentant la grâce, toutes les joies apparaissent comme les joies de Cela, qui, clairement connu pour être soi-même, montre qu’il n’y a rien qui soit séparé de soi-même, et le sachant, toutes sortes d’âmes séparées sont libérées et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

25. Demeure en tant que Cela, ne réalisant qu’être soi-même, il n’y a rien d’autre à connaître, tout devient connu et tout but est accompli et sois toujours heureux, sans la moindre trace de pensée.

26. Demeure en tant que Cela, qui est atteint facilement quand on est convaincu de n’être pas différent du Suprême Absolu, d’où résulte, quand la conviction devient ferme, l’expérience de la suprême grâce du Réel, ce qui produit un sens de satisfaction incomparable et complète quand l’esprit est absorbé en Lui, et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

27. Demeure en tant que Cela qui conduit à la complète cessation de la misère quand la conscience est absorbée en Lui, et à l’extinction de toutes les idées de « je », « tu » et « l’autre », ainsi que la disparition de toutes les différences et sois heureux toujours, sans la moindre trace de pensée.

28. Demeure en tant que Cela en lequel, quand l’esprit est absorbé en Lui, Un sans second, rien d’autre que soi n’est vu comme existant, et l’incomparable grâce est expérimentée et sois heureux, sans la moindre trace de pensée.

29. Demeure en tant que Cela qui est Être indifférencié, Conscience indifférenciée, Grâce indifférenciée, absolument non duelle, la Réalité Absolue indifférenciée : Et avec la ferme conviction que tu es Cela, sois toujours heureux.

30. Demeure en tant que Cela qui est « je » aussi bien que « tu », aussi bien que « tous les autres », qui est la base de tout, l’Un sans second, extrêmement pur, totalité indifférenciée : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

31. Demeure en tant que Cela où il n’y a plus ni concept ni quoi que ce soit d’autre, là où l’ego cesse d’exister et où les désirs disparaissent et où le mental et toutes les confusions arrivent à extinction : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

32. Demeure en tant que Cela où il n’y a plus ni conscience du corps, ni les diverses fonctions de l’existence manifestée, ni aucune perception des objets. Demeure en Cela où le mental est mort et où l’âme devient une avec la réalité, les pensées dissoutes et, vide de toute croyance : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

33. Demeure en tant que Cela où il n’y a plus aucune pratique méditative, plus aucune ignorance ou connaissance ou activité d’aucune sorte. Demeure en Cela qui est la Réalité suprême : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

34. Demeure en tant que Cela où, lorsque l’on y a complètement fusionné, on éprouve le Bonheur pur et plus jamais la misère, dans Cela où l’on ne voit rien, dans Cela où l’on ne renaît plus, dans cela où l’on ne se prend jamais plus pour un individu séparé et où l’on devient le Soi : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

35. Demeure en tant que Cela qui est vraiment la Réalité absolue et suprême, Dieu sans forme, l’Être absolument pur, l’État suprême, la Conscience absolue, la vérité suprême en Sat-Cit-Ananda : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

36. Demeure en tant que Cela qui est l’Être suprême absolument pur, le Bonheur absolu, l’Être profondément subtil, brillant par lui-même, non-deux et indifférencié : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

37. Demeure en tant que Cela qui est la vérité absolue, la tranquillité suprême, l’Être éternel sans attribut, le Soi, l’Être suprême indifférencié : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

38. Demeure en tant que Cela qui est tout du point de vue empirique et rien du point de vue absolu, le Sat-Cit-Ananda toujours tranquille avec rien de séparé de Lui, l’Être existant par lui-même : Et avec la ferme conviction que tu es Cela : sois toujours heureux !

39. Je t’ai ainsi clairement expliqué ô Nigadha comment être Un avec le Soi, en te rappelant constamment que tu es Un avec Lui, tu peux atteindre cet état de Bonheur permanent. Et après avoir fusionné avec le Soi, tu n’éprouveras jamais plus la misère provenant de l’identification avec la naissance et la mort.

40. Tout est l’Être suprême qui est Sat-Cit-Ananda et je suis Cela en cultivant sans cesse cette pensée pure et en me débarrassant des pensées impures. Puis mon fils, te débarrassant même de cette ultime pensée et résidant sans cesse dans l’état de Plénitude : tu Réaliseras l’état non duel et indifférencié.

41. Les pensées pures et impures sont une des caractéristiques du mental ; Il n’y a aucune pensée errante dans le Soi. Demeure par conséquent en tant que Cela et libère-toi des pensées impures du mental. Reste tranquille comme une pierre ou un rondin de bois : ainsi tu seras toujours heureux.

42. En pensant constamment au Soi et en oubliant toutes les pensées, y compris les pensées sur le Soi, tu deviendras le Soi. Même un grand pécheur qui entend et comprend cet enseignement va être délesté de ses péchés et devenir le Soi.

43. Les nombreux textes spirituels ont déjà largement prescrit la méditation comme moyen de purifier le mental. Pour que ceux qui ont déjà atteint la purification du mental puissent atteindre aisément la Réalisation et le Bonheur absolu et illimité : il suffit de rester tranquille comme une pierre au sein de l’indifférencié et du « Dieu » sans forme. J’ai déjà exposé la nature de cette Réalisation.

44. Par conséquent, après avoir atteint la pureté du mental en pensant constamment que tout ce qui est connu est le Soi, et que le Soi est en fusion totale avec la Réalité absolue : la Réalisation peut être obtenue ici et maintenant moi, le sage Ribhu, j’ai parlé de la Vérité de cette manière, et je l’ai exposée ainsi que le plein état d’Être à Nigadha.

45. Lorsque l’on est convaincu que l’on est toujours celui qui est Sat-Cit-Ananda et que l’on réside en Cela dans un état de fusion complète, on se débarrasse des liens illusoires de l’identification avec la naissance et la mort et on atteint la Libération. Ceci est la résultante de la danse totalement heureuse de notre « Dieu » indifférencié. »

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Autre traduction :

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1. Je vais maintenant t'entretenir de la manière d'être totalement "Cela" même. Ceci se produit rarement, même chez les yogins. C'est le secret de tous les Védas, de toutes les Écritures. Ça ne court vraiment pas les rues.

2. Cela qui est la Réalité suprême (Brahman), le Soi de tout, de la nature de l'Existence-Conscience-Félicité, le Soi de toute chose, le Soi suprême – demeure constamment en tant que Cela même.
3. "Tout ceci" est de la nature du Soi, qui ne connaît ni commencement ni fin et que rien ne surpasse. Cela qui n'est pas plus l'action que l'inaction – demeure constamment en tant que Cela même.

4. Cela où ne se trouve aucune peur liée à la dualité ; Cela où s'éveille la non-dualité, où ne règne pas plus la quiétude que l'inquiétude – demeure constamment en tant que Cela même.

5. Cela où il n'est rien qui participe de la volition (sankalpa), où la méprise est absente et où, semblablement, la pensée est inexistante – demeure constamment en tant que Cela même.

6. Cela où ne se trouve rien en la Réalité, où toute conviction (bhava) est illusion, et où rien du monde n'existe – demeure constamment en tant que Cela même.
7. Cela qui ignore l'existence ou la non-existence, ainsi que les illusions dues aux méprises mentales, et où le mot même de "méprise" est inconnu – demeure constamment en tant que Cela même.

8. Cela où n'est aucun plaisir, où n'est aucune idée que je suis le corps, et où il a été renoncé à tout sankalpa – demeure constamment en tant que Cela même.
9. Cela où une conviction comprenant la Réalité n'existe pas, où ne se rencontre aucun défaut et nulle peur des couples de contraires – demeure constamment en tant que Cela même.

10. Cela au sein duquel l'expression du langage et du corps, ainsi que l'éon lui-même, se sont résolus en dissolution, et où l'univers manifesté n'a pas encore vu le jour – demeure constamment en tant que Cela même.

11. Cela où ne se manifeste aucune erreur de perception, pas la moindre trace de l'illusion, ni rien de visible ou d'invisible – demeure constamment en tant que Cela même.

12. Cela qui n'abrite aucun sage ni aucune Sagesse, aucune chose d'un côté et son contraire de l'autre, et aucun défaut ou non-défaut – demeure constamment en tant que Cela même.
13. Cela au sein duquel ne règne aucune différenciation comme celle d'être Vishnou (l'immanence), en lequel Brahma (le créateur) n'existe pas, et où Shankara (le salutaire) est absent en tant que différencié – demeure constamment en tant que Cela même.

14. Cela où il n'est pas plus de vérité que de non-vérité, pas plus d'état de compréhension que d'idée telle que "âme individuelle" – demeure constamment en tant que Cela même.

15. Cela où il n'y a pas de méditation sur Shankara, où il n'est pas de demeure suprême, et où il n'est pas d'état de compréhension – demeure constamment en tant que Cela même.

16. Cela qui ne contient ni microcosme ni macrocosme, ni bonheur envisageable, et où le monde manifesté est une aberration – demeure constamment en tant que Cela même.

17. Cela où ne peut se concevoir la notion de corps. Cela qui ignore la jubilation, et où il n'y a pas "conscience" de pensée – demeure constamment en tant que Cela même.

18. Cela où il n'y a ni intellect ni connaissance empirique, où ne se trouve pas de Soi dans l'enveloppe du mental, et où il n'y a pas de conception du désir – demeure constamment en tant que Cela même.
19. Cela qui ne connaît ni la libération ni le repos, ni l'asservissement ni la séparation, et aucun savoir permanent – demeure constamment en tant que Cela même.

20. Cela en lequel il n'y a pas de conception du temps, pas de bhava de chagrin, et pas de conception du corps – demeure constamment en tant que Cela même.

21. Cela où l'âme individuelle ignore la sérénité, où des mauvaises interprétations des Écritures ne peuvent avoir cours, et où je suis le Soi, ou moi-même – demeure constamment en tant que Cela même.
22. Cela où ne se produit pas de libération du soi, pas de libération du corps, et où ne règne aucune activité dictée par la volition – demeure constamment en tant que Cela même.

23. Cela où n'existe pas de conception des êtres, où ne se conçoit rien de séparé, et pas davantage de différenciation en tant que jiva – demeure constamment en tant que Cela même.

24. Cela où la Réalité est un état de Félicité, où la Joie est un état de Félicité, et où la qualité de la Félicité est éternelle – demeure constamment en tant que Cela même.

25. Cela où n'est aucune manifestation de quoi que ce soit, aucune victoire ni défaite, et aucune affirmation d'aucune sorte – demeure constamment en tant que Cela même.

26. Cela où n'est menée aucune investigation quant à la nature du Soi, où n'est éprouvé aucun besoin d'écouter, de lire et d'étudier la Vérité suprême, et où il n'est pas de "grande Félicité" – demeure constamment en tant que Cela même.

27. Cela qui ne sait rien des classifications, telles que groupes identiques ou groupes différents, et où ne se manifeste aucune différence interne – demeure constamment en tant que Cela même.

28. Cela qui ne contient ni la terreur de l'enfer ni les trésors du Ciel et pas même le monde de Brahma – demeure constamment en tant que Cela même.

29. Cela où n'a pas lieu d'union avec Vishnou, où ne se trouve ni le mont Kailash ni la sphère de l'œuf du cosmos – demeure constamment en tant que Cela même.

30. Cela qui est étranger à l'éloge comme à la censure et où il n'est pas commis l'erreur de les considérer de la même façon – demeure constamment en tant que Cela même.

31. Cela où il n'y a pas de bhava du mental, ni méprise, et ni expérience ni souffrance – demeure constamment en tant que Cela même.

32. Cela qui ne sait rien de la peur du péché, rien des cinq grands péchés, et ignore le défaut de l'attachement – demeure constamment en tant que Cela même.

33. Cela où la triade des afflictions est inconnue, de même que les trois états de l'individu, et où l'univers est reconnu comme illusion – demeure constamment en tant que Cela même.

34. Cela où la connaissance n'a pas vu le jour, où n'est pas faite l'erreur de concevoir le monde et où ne se manifeste aucune activité – demeure constamment en tant que Cela même.

35. Cela où le domaine du mental est inexistant, où règne vraiment le plus grand Bonheur, et où existe la demeure permanente – demeure constamment en tant que Cela même.

36. Cela en lequel la Paix est la cause de tout et où tout est Bonheur, et qu'une fois atteint nul jamais n'en revient – demeure constamment en tant que Cela même.

37. En Le connaissant tout est abandonné, en Le connaissant rien d'autre ne demeure, et en Le connaissant il n'est plus rien à découvrir – demeure constamment en tant que Cela même.

38. Cela où ne s'est jamais manifesté un défaut, l'endroit immuable en qui, assurément, l'individu est détruit – demeure constamment en tant que Cela même.

39. Cela où le Soi est vraiment toujours satisfait, où véritablement règne une Félicité inaltérable ainsi qu'une Paix immuable – demeure constamment en tant que Cela même.

40. Cela où n'est connu vraiment que réconfort, où, en vérité, se trouve la définition du réel, ainsi que la certitude de l'existence – demeure constamment en tant que Cela même.

41. Cela au sein duquel je ne suis pas et où tu n'es pas non plus, où toi-même ne te trouves pas, vraiment, toi-même, et où réellement, il règne une Paix absolue – demeure constamment en tant que Cela même.

42. Cela où tu es véritablement joyeux, où le Bonheur est bel et bien atteint, et où la peur du chagrin est absente – demeure constamment en tant que Cela même.

43. Cela où se trouve la plénitude de la Conscience, en même temps qu'un océan de Félicité, Cela en lequel règne la présence directe du Suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

44. Cela en qui l'on est indubitablement Cela même, et en qui ne se manifeste aucune différence entre ce que l'on est et ce qu'est le Soi – demeure constamment en tant que Cela même.

45. Cela en qui règne effectivement la Félicité suprême, Cela en qui l'on est soi-même le Bonheur suprême, et en qui s'est produite la compréhension de l'état dénué de différences – demeure constamment en tant que Cela même.

46. Cela qui ne contient pas le moindre atome, pas de souillure mentale, ni même la pensée : "je fais" ou "je donne" – demeure constamment en tant que Cela même.

47. Cela en qui est morte la pensée, en qui corps et mental sont morts, et en qui la mémoire finit par se dissoudre – demeure constamment en tant que Cela même.

48. Cela en qui "je" est bel et bien mort, en qui le désir rencontre sa dissolution, et en qui règne assurément la Félicité suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

49. Cela en qui la trinité des dieux connaît sa dissolution, en qui les corps et autres organismes périssent, et en qui il n'y a pas d'interactions – demeure constamment en tant que Cela même.

50. Immergé là où la fatigue n'existe pas, immergé là où l'on ne voit pas, et immergé là où il n'y a pas de vie ni rien de tel – demeure constamment en tant que Cela même.

51. Immergé là où rien ne brille, immergé là où l'état de veille n'existe pas et, là où l'illusion rencontre réellement sa mort – demeure constamment en tant que Cela même.

52. Cela en qui le temps périt effectivement, en qui le yoga trouve son anéantissement et en qui l'association avec la Vérité (satsang) se défait – demeure constamment en tant que Cela même.

53. Cela en qui la nature Brahman existe véritablement, en qui assurément ne se trouve que Félicité et en qui ne règne réellement que la Félicité suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

54. Cela en qui l'univers n'existe jamais, en qui le monde manifesté n'existe pas, et en qui il n'y a pas de facultés internes – demeure constamment en tant que Cela même.

55. Cela en qui il n'est que Joie, en qui Lui-même est entièrement et uniquement Félicité, et en qui, vraiment, Lui-même est Félicité suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

56. Cela en qui ne se trouve que la Conscience de l'existence, où seule la Conscience est tout ce qui existe, et où resplendit la plénitude de la Félicité – demeure constamment en tant que Cela même.

57. Cela en qui est vécu la présence directe de la Réalité suprême, en qui l'on est soi-même le Suprême, et en qui la sérénité est le But suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

58. Cela où réside la signification sans intermédiaire de l'indivisé, là où existe le But même, et où la destruction et autres du même genre n'existent pas – demeure constamment en tant que Cela même.

59. Cela où, de toute évidence, il n'y a que soi-même ; où, de toute évidence, ne règne que soi-même ; et où, à l'évidence, n'existe que le grand Soi – demeure constamment en tant que Cela même.

60. Là où, à l'évidence, est la Vérité suprême, et à l'évidence le grand, et à l'évidence la Connaissance véritable – demeure constamment en tant que Cela même.

61. Là où manifestement prévaut la transcendance des qualités, ainsi manifestement que l'absence de toute souillure, et où règne manifestement l'éternelle pureté – demeure constamment en tant que Cela même.

62. Là où le grand Soi Lui-même est présent, où la Joie des joies est présente et où il ne fait pas de doute que la Sagesse et la Connaissance sont présentes – demeure constamment en tant que Cela même.

63. Cela en qui l'on est vraiment soi-même la Lumière, en qui l'on est vraiment soi-même non-duel, et en qui règne vraiment la Félicité suprême – demeure constamment en tant que Cela même.

64. Ainsi a été proclamée la conviction de devenir Cela même. Demeure ainsi constamment – toujours, toujours. Je suis la Réalité, Existence-Conscience-Félicité. Je suis indivisé et sans cesse joyeux.

65. Je ne suis que la Réalité, laquelle est Connaissance véritable. Je suis la Paix suprême. Je suis Conscience. Je suis dénué de pensée. Je ne suis pas "je". Je demeure en tant que Lui Lui-même.

66. Je suis Cela. Je suis Conscience. Je suis Lui. Je suis sans tache. Je suis le plus haut. Je suis le plus haut. Je suis le Suprême. Ainsi, rejetant toute chose, sois heureux.

67. Tout ceci est vestige de pensées, salissure de la pureté. Ainsi, renonçant à tout et oubliant toute chose, ni plus ni moins que du bois mort.

68. Abandonnant le corps comme un cadavre, demeurant constamment ainsi qu'un bout de bois ou un morceau de fer, renonçant même à la mémoire, ne t'écarte jamais de ton But : la seule Réalité.

69. Quiconque entend cette explication, ne serait-ce qu'une fois, et même s'il est lié à de grands péchés, en renonçant à tout atteindra le Suprême.

70. Bien que, par endroits, ils traitent de la méditation [upasana] sur Toi, les Védas ne Te proclament-ils pas le sans attache, tout particulièrement relié au vaisseau du cœur de tout, existant en tant que Soi, et de la nature de l'indivisé ?

 

 

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Published by Turya Tita - dans Les textes anciens

Les Chemins De La Béatitude


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Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

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Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

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« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

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