- TRESORS SPIRITUELS -
Un enseignement direct en ligne, pour tous les chercheurs de
Vérité.
Hatha-yoga - Râja-yoga - Jnâna-yoga - Bhakti-yoga - Karma-yoga
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Ma Ananda Moyi
« Tu verras le Dharma-Kâya de
ton propre esprit. Et voyant cela, tu auras vu le Tout ; la Vision infinie, la ronde de la mort et la naissance et l’état de
libération. » (Milarepa)
LA REINCARNATION :
Bien que pour l’immense majorité des hindous, la réincarnation soit le fondement même de leur religion, il n’en reste pas moins vrai que cette théorie, telle qu’elle est apparue dans l’Hindouisme tardif, ne fait pas partie de l’Ancien Shivaïsme, ni du Védisme, mais provient du Jaïnisme et du Bouddhisme (voir chapitre 1). Quoiqu’il en soit, le yogin avisé cherchera toujours à réaliser l’Union aves Dieu, de son vivant, ou à l’heure de sa mort. Aussi, armé de la Connaissance suprême et de la Bhakti suprême, réalisera-t-il, sans aucun doute, l’Union suprême.
«L’Akshara est le suprême Brahman ; le svabhâva est appelé adhyâtma, karma est le nom donné au mouvement créateur qui fait venir à l’existence tous les êtres et leurs états subjectifs et objectifs. Adhibhûta est kshrobhâva, adhidaiva est le Purusha, Je suis Moi-même le Seigneur du sacrifice, adhiyajna, ici dans le corps, ô toi, le meilleur des êtres incarnés.
Quiconque abandonne son corps et s’en va pensant à Moi au moment de sa fin, vient en Ma condition d’être ; on n’en saurait douter. Quiconque à la fin abandonne le corps, attachant sa pensée sur quelque forme d’être, celui-là atteint, ô Kaunteya, à la forme dans laquelle l’âme croissait intérieurement, à chaque instant, durant la vie physique.
Aussi, à tout moment, souviens-toi de Moi et lutte ; car si ton mental et ton entendement sont toujours fixés sur Moi et donnés à Moi, à Moi sûrement tu viendras. Car c’est en pensant toujours à Lui, la conscience unie en un Yoga sans défaillance et de pratique constante, que l’on vient au divin et suprême Purusha, ô Pârtha.
Ce Moi suprême est le Voyant, l’Ancien des jours, plus subtil que le subtil et le Maître et le Régent de toute existence qui met à leur place dans son être toutes les choses qui sont. Sa forme est impensable, Il est resplendissant comme le soleil au-delà des ténèbres ; celui qui attache sa pensée sur ce Purusha au moment du départ, le mental immobile, l’âme armée de la force du Yoga, uni avec Dieu en Bhakti et la force de vie entièrement attirée et fixée entre les sourcils au siège de la vision mystique, celui-là atteint à ce divin Purusha suprême.
Cette Ame suprême est le Brahman immuable existant en soi dont parlent ceux qui connaissent le Véda et c’est Cela en quoi entrent ceux qui pratiquent l’ascèse quand ils ont passé par-delà les affections du mental mortel et pour le désir de quoi ils exercent la maîtrise des passions corporelles ; cette condition Je te l’exposerai brièvement.
Les portes des sens toutes closes, le mental enfermé dans le cœur, la force de vie élevée dans la tête hors de son mouvement dispersé, l’intelligence concentrée sur l’émission de la syllabe sacrée AUM et sur sa pensée féconde, dans le souvenir de la Divinité suprême, celui qui s’en va ainsi, abandonnant le corps, atteint à la plus haute condition.
Celui qui se souvient de Moi sans cesse, ne pensant à nul autre, le yogin qui est en union constante avec Moi, ô Pârtha, Me trouve facile à atteindre. Etant venues à Moi, ces grandes âmes ne reviennent pas à la naissance, condition transitoire et pénible de notre être mortel ; elles parviennent à la suprême perfection. Les cieux suprêmes du plan cosmique sont sujets à un retour à la naissance, mais ô Kaunteya, il n’est point de renaissance imposée à l’âme qui vient à Moi (le Purushottama).
Ceux qui connaissent le jour de Brahmâ qui dure mille âges et sa nuit qui ne prend fin qu’après mille âges, ceux-là connaissent le jour et la nuit. Avec la venue du jour, toutes les manifestations naissent à l’existence hors du non-manifesté ; à la venue de la nuit, tout se dissipe ou se dissout en lui. Cette multitude d’êtres, inévitablement, entre sans cesse dans le devenir, se dissout à la venue de la nuit, ô Pârtha et naît à l’existence à la venue du jour.
Mais ce non-manifesté n’est pas la divinité originelle de l’Etre ; il y a un autre état de son existence, un non-manifesté
supra-cosmique par-delà cette non-manifestation cosmique qui n’est pas contraint de périr quand périssent toutes ces existences. On l’appelle le non-manifesté immuable ; de lui on parle
comme de l’âme et de la condition suprêmes et ceux qui atteignent à Lui point ne reviennent ; telle est la suprême demeure de Mon être. Mais ce suprême Purusha doit être conquis par une
bhakti concentrée sur Celui-là seul en qui existent tous les êtres et par qui tout ce monde a été étendu dans l’espace.
Le moment où les yogins partent pour ne pas revenir et aussi le moment où ils partent pour revenir, ce moment Je vais te le dire, ô premier des Bhâratas. Le feu et la lumière et la fumée ou la brume, le jour et la nuit, la moitié lumineuse du mois lunaire et la moitié sombre, le solstice du nord et celui du sud, tels sont les contraires. Par le premier de chaque paire, ceux qui connaissent le Brahman vont au Brahman ; mais par le second le yogin atteint « la lumière de la lune » et retourne ensuite à la naissance humaine. Ce sont les deux voies, la lumineuse et la sombre ; par l’une s’en va celui qui ne revient pas, par l’autre celui qui revient.
Les fruits
des actions que les Védas ont déclarées méritoires, sacrifices, austérités et dons charitables, le yogin les dépasse tous parce qu’il a su cela et il atteint
la condition éternelle et suprême. » (Bhagavad-GîtâVIII. 3 à
28)

Le privillège rare que représente un corps humain vous a été donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre divinité.
(Ma Ananda Moyi)
Le monde est aveugle, rares sont ceux qui
voient.
(Dhammapada)
Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit
le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme.
(Yoga vasishtha)
Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le
coeur de personne.
(Baba Farid)
Celui qui possède la gnose sait d'où il vient et où
il va.
(Evangile de Vérité)
La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui
sait être patient.
(Mata Amritanandamayi)
Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes
rien d'autre que Dieu.
(Shibli)
Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis
qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)
Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou
le crâne rasé.
(Ramana Maharshi)
Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout
n'a, en vérité, encore rien reçu.
(Angelus Silesius)
Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien
connaître. Connaître c'est être.
(Nisargadatta)
L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont
simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience.
(Nisargadatta)
Les Shastras, les Ecritures sacrées ne présentent
aucun intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l'intérieur. Elles sont destinées aux autres.
(Ramana Maharshi)
Quand l'océan des
pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu.
(Ramakrishna)
C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la
vie et le doute c'est la mort.
(Ramakrishna)
Pour être libre dans le monde, il faut être mort au
monde.
(Nisargadatta)
Cette création appelée le jeu de Shakti (Maya) n'est
qu'une idée du Seigneur. Si l'on transcende l'idée, l'Etre seul demeure.
(Ramana Gîta)
Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter
différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout.
(Astravakra Gîtâ)
Le Soi n'est ni mâme, ni femelle, ni neutre. Il ne
peut être objet ni de perception, ni de déduction.
(Avadhuta Gîtâ)
Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le
Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours.
(Angelus Silesius)
Le monde et le mental apparaissent ensemble et
disparaissent ensemble.
(Ramana Mahardhi)
Vouloir suivre la voie de la connaissance sans la
dévotion, c'est comme manger des pierres.
(Mata Amritanandamayi)
Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser
Dieu.
(Ramakrishna)
L'océan est contenu dans une goutte d'eau et la
goutte d'eau dans l'océan.
(Ma Ananda Moyi)
Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues
duelles disparaissent d'elles-mêmes.
(Sin Sing Mei)
Le véritable silence est l'absence d'ego.
(Ramana Maharshi)
Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître
comme une réalité objective.
(Ramana Maharshi)
Il n'existe aucune différence entre Dieu, le Guru et
le Soi.
(Ma Ananda Moyi)
Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être
dit.
(Mata Amritanandamayi)
Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui !
Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui.
(Jami)
Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que
Toi.
(Khwaja Mir Dard)
L'Amour, en vérité, est Dieu.
(Thiroumoular)
Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je
suis contenu dans le coeur de Mon serviteur didèle.
(Hadith)
Invoquez avec amour le
Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle
et disparait si une seule étincelle tombe dessus.
(Ramakrishna)
Les oiseaux viennent se poser sans crainte auprès
des bienheureux qui habitent les grottes des montagnes, livrés à la contemplation de la Lumière Suprême et boivent les larmes de bonheur qui coulent de leurs yeux. (verset hindou)
Comme se
mélangent les eaux du Gange et de la Yammunâ, ainsi se mêlent, dans le coeur du chercheur pieux, les deux courants de l'amour et du sacrifice. Dans son coeur, l'eau sacrées'épanche jour et nuit
et ainsi s'achève le cycle des naissances et des morts.(verset hindou)
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