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  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude ; l'état Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, les différentes formes de Yoga, la réalisation spirituelle. De nombreux textes anciens de référence, un lexique, une bibliographie et quelques vidéos (v) complèteront cet enseignement.
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  • lafinefleurduyoga
  • : Philippe Pankratoff
  • : Normandie France
  • : Yoga, Soufisme, Gnose

SPIRITUALITES

undefinedCarte de l'Inde

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

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tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara jain

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgPerse aryen

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

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sadashiva.jpgSadashiva

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brahma-copie-1.jpgBrahma

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shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

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empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

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natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

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krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSoufis

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vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

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sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

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ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi




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IV - L'être humain

Mardi 12 février 2008

« C'est une éternelle portion de Moi (le Seigneur) 
qui devient le jîva
(le moi empirique) 
dans le monde des créatures vivantes

et qui cultive les pouvoirs subjectifs de Prakriti, 
le mental et les cinq sens.»

(Bhagavad-Gîtâ  XV.7)

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L’être humain contient en lui-même tous les degrés de la manifestation cosmique. En lui se retrouvent les différents tattvas  énumérés dans le chapitre précédent.

LE CORPS CAUSAL : 


« Toutes les divinités sont encloses ici, dans le corps. »

(Prânâgnihotra Upanishad)

"Tout est enfermé en l'homme,
il est le complément et l'achèvement de tout."
(Zohar)

 

Le corps causal (kârana sharîra) correspond aux Tattvas Purs.  Nous n’en avons qu’une expérience voilée dans le sommeil profond. C’est un état informel et indifférencié, où se résorbent toutes les caractéristiques et potentialités de l’individu. De lui proviennent les deux autres corps. Seul le yogin peut en goûter sa saveur, faite de Paix et de Béatitude, dans le parfait recueillement du Samâdhi. 

 

LE CORPS SUBTIL : 

 

          Le corps subtil (sûksma sharîra) se compose :

 

  • De l’intellect supérieur (Buddhi ou Mahat) ;
  • De l’ego (ahamkâra) ;
  • Du mental (manas ou citta) ;
  • Des cinq facultés sensorielles de perception (jnânendriya) ;
  • Des cinq énergies vitales majeures (prâna ou vâyu) ;
  • Des cinq pouvoirs d’action (karmendriya).

LE CORPS PHYSIQUE :

Le corps physique (sthûla sharîra) se compose des cinq principes élémentaires de la matière (mahâbhûta) qui se combinent pour former :

 

  • Les cinq organes de sensation : oreille, peau, œil, langue, nez ;
  • Les cinq organes d’action : bouche, sexe, anus, mains, pieds ;                   
  • Les sept ingrédients organiques : le sang, la chair, la graisse, le sperme ou l’ovule, l’os, la moelle, les poils ;
  • Les trois humeurs : le vent (vata), la bile (pitta), le phlegme (kapha).

Le corps physique reste en vie aussi longtemps que l’énergie vitale (prâna) y demeure. A la mort, il se décompose et retourne à la condition générale des principes fondamentaux de la matière.

 

Par Philippe Pankratoff
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Mardi 12 février 2008

Les cinq éléments (la terre, l’eau, l’air, le feu, l’éther) se retrouvent en proportions variées dans tous les organismes. De leurs combinaisons naîtra chez l’être humain trois humeurs que les Indiens nomment doshas :

     Vata
(le vent) est composé d’air et d’éther ;
     Pitta (la bile) est composé de feu et d’eau ;
     Kapha (le phlegme) est composé d’eau et de terre.


Ces trois humeurs, bien qu’en circulation constante dans tout le corps humain, vont régir un certain nombre de fonctions spécifiques.
 


Vata
est lié à la respiration, à la circulation et au mouvement ; son siège est dans le colon.
  Pitta est lié à la digestion, au teint et au métabolisme ; son siège est dans l’intestin grêle.  Kapha est lié aux liquides, aux graisses et à la structure ; son siège est dans la poitrine.

Par Philippe Pankratoff
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Mardi 12 février 2008

                         « Le mental fonctionne par le Prâna. C’est du Prâna que tout procède. »
                               (Chandogya Upanishad)


DEFINITION :

Le Prâna, désigne à la fois le souffle vital en chaque être humain, mais aussi le souffle de l'univers. Il est force de Vie, acte créateur et moteur invisible de tout ce qui est. A ce niveau, le Prâna ne peut être dissocié de la Conscience. Il est la Conscience en mouvement, la première de toutes les inspirations et la dernière de toutes les expirations.

Pour mieux comprendre encore la signification de ce terme, nous pouvons décomposer le mot Prâna en ses deux racines.  Pra signifie : « existant en soi, antérieurement » et ana signifie : « atome ». Aussi le Prâna peut être défini comme : «ce qui existe en soi avant la formation des atomes». C' est la première
manifestation  non encore visible de la matière, ou la  somme totale de toutes les énergies non différenciées. C'est un sujet d'étude pour les yogins(en tant qu'expérience directe), mais aussi pour la physique quantique (d'un point de vue scientifique).

Mais notons bien que cette notion de souffle vital , ou de champ d'énergie, n'est pas seulement l'apanage de la spiritualité indienne ou des scientifiques modernes. Les Chinois la connaissent sous le nom de Chi, les Japonais sous le nom de Ki, les Juifs sous le nom de Ruach et les anciens Grecs sous le nom de Pneuma.


KAUSHITAKI UPANISHAD

...Et Indra poursuivit : «Je suis Prâna, le Souffle de Vie et la Conscience présente au coeur de tous les êtres. Glorifie-moi, car je suis  la Vie et je suis l'Immortalité. La Vie est Souffle, le Souffle est Vie. Tant que le Souffle habite le corps celui-ci demeure en Vie. Le nectar de la Vie est issu de Prâna et l'Intelligence provient de la Conscience. Heureux qui me glorifie comme le Souffle de Vie, car en cette existence il goûte la plénitude et durant la suivante jouit de l'éternité, de l'immortalité. »

           
« Il nous est enseigné,  dit Pratardana, que chacun de nos sens possède son propre prâna et que ces divers souffles jaillissent de l'unique Prâna. S' il n'en était pas ainsi, comment les yeux pourraient-ils voir, les oreilles entendre et la voix parler ? Tous les prânas des sens s'unissent en Prâna. Aussi est-ce la Vie même qui parle par la voix, voit par les yeux, entend par les oreilles, pense par l'esprit et respire par le souffle. »


« En effet dit Indra,  il en est bien ainsi. Il existe cependant une puissance supérieure à celle des cinq prânas. L'homme peut vivre sans parler. Certains, en effet, ne sont-ils pas muets ? L' homme peut vivre sans voir. Certains, en effet, ne sont-ils pas aveugles ? L'homme peut vivre sans entendre. Certains, en effet, ne sont-ils pas sourds ? L'homme peut vivre sans penser. Certains , en effet, ne sont-ils pas simples d'esprit ? L'homme peut vivre privé de ses membres. Certains, en effet, ne sont-ils pas infirmes ? Mais l'homme ne peut vivre sans respirer. C'est le Prâna qui, seul, sous la forme du Soi conscient, insuffle la Vie à ce corps. Aussi est-ce à Prâna qu'il nous faut adresser nos hymnes de louange. Prâna est l'Essence du Souffle de Vie. Et qu'est-ce que le Souffle de Vie ? C'est la Pure Conscience. Et qu'est-ce que la Conscience Pure ? C' est le Souffle de Vie.» 

                                                                                                                    

 

 

Par Philippe Pankratoff
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Mercredi 13 février 2008

Chez l'être humain, le Prâna se divise en dix souffles (vâyu) qui régissent toutes les fonctions vitales. Ces dix souffles circulent à travers les nâdis (réseau interne d'énergie) et se concentrent en des points foyers appelés chakras. Cinq de ces souffles sont principaux. A savoir :

  • Prâna ou « le souffle qui avance » : régit la respiration et se situe dans le chakra du coeur (anâhata chakra).
    Apâna ou « le souffle qui descend » : régit le rejet et se situe dans le chakra de la base (mulâdhâra chakra).
    Samâna ou « le souffle qui assimile » : régit la digestion et se situe dans le chakra du nombril (manipura chakra).
    Vyâna ou « le souffle qui se répand » : régit la circulation et se situe dans le chakra du sexe (svadhisthâna chakra).
    Udâna ou « le  souffle qui monte» : régit la toux  et la déglutition et se situe dans le chakra de la gorge (vishuddha chakra). 

Les cinq souffles mineurs sont :

  • Nâga : régit l’éructation ; 
    Kûma : régit le clignement des yeux ;
  • Krikara : régit l’éternuement ; 
    Devadatta : régit le bâillement ; 
    Dhananjaya : régit la transformation des aliments.
Par Philippe Pankratoff
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Mercredi 13 février 2008

« Dans ce corps se trouve le Mont Méru entouré par sept îles. Là sont sept fleuves, des mers, des montagnes, des champs et des propriétaires des champs.  Il y a des Rishis et des Munis, toutes les étoiles et les planètes, les lieux sacrés et les lieux saints, ainsi que leurs divinités. Ici se meuvent le soleil et la lune qui produisent création et destruction. Il y a l’espace cosmique, l’air, le feu, l’eau et la terre. L’ensemble des éléments qui se trouvent dans les trois mondes sont également dans le corps. Entourant le Mont Méru, ils accomplissent leurs fonctions. Celui qui connaît tout cela est sûrement un vrai yogin. »

(Shiva Samhitâ II. 1 à 5)

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NADIS : LES CANAUX INTERNES D’ ENERGIE :

Les nâdis sont les canaux internes d’énergie par où circule le souffle vital (prâna) dans le corps subtil. Leur nombre est symbolique (72 000 ou 350 000) et indique davantage la profusion que l’exactitude. Quatorze de ces nâdis sont plus importantes et trois se distinguent nettement, comme étant les principaux conduits prâniques du corps humain. C’est sur eux que le hatha-yogin fixe son attention, lorsqu’il vise le réveil et la remontée de kundalini shakti.

 

  • Sushumnâ est la nâdi principale et se situe à l’intérieur de l’axe cérébro-spinal. Elle part du centre d’énergie le plus bas (mûlâdhâra-chakra) et remonte jusqu’au centre situé entre les deux sourcils (ajnâ-chakra).
  • Idâ est la nâdi lunaire et se situe à gauche de sushumnâ.
  • Pingalâ  est la nâdi solaire et se situe à droite de sushumnâ.

Idâ et Pingalâ  partent aussi de mûlâdhâra-chakra et se rejoignent en ajnâ-chakra, en décrivant comme une sorte de serpentin le long de sushumnâ.

« Dans la région extérieure au Méru (la colonne vertébrale) sont les deux courants de la Lune et du Soleil, situés respectivement à gauche et à droite. Au milieu est la nâdi Sushumnâ, formée des trois gunas, de nature lunaire, solaire et ignée. Le corps formé d’une succession de nodosités comme l’inflorescence épanouie de Dhûstûra, elle s’étend du centre du bulbe jusqu’à la tête. En son milieu est la nâdi nommée Vajrâ, qui s’étend, flamboyante, du sexe à la tête. » (Sat-Chakra-Nirûpana)

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CHAKRAS : LES CENTRES D ‘ENERGIE :

 

Les chakras (littéralement : roues) sont des centres d’énergie interne et se situent eux aussi le long de l’axe cérébro-spinal. Ils ont un rôle complexe ; autant sur le plan, énergétique, émotionnel, que mental. On en compte six principaux :

 

  • Mûlâdhâra-chakra (le centre « support de la base ») se situe derrière les organes génitaux et au-dessus de l’anus. C’est le chakra racine de la nâdi sushumnâ, où repose comme endormie  kundalini shakti. Ce chakra est en relation avec l’élément terre, symbolisé par le carré. Sa couleur est le jaune, son mantra est LAM.

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  • Svâdhishthâna-chakra (le centre « fondement de soi-même ») se situe à la hauteur des organes sexuels. Ce chakra est en relation avec l’élément eau, symbolisé par le croissant de lune. Sa couleur est le blanc, son mantra est VAM.
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  • Swadhisthana-chakra.jpg
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  • Manipûra-chakra (le centre « éclatant comme un joyau ») se situe au niveau du nombril. Ce chakra est en relation avec l’élément feu, symbolisé par le triangle. Sa couleur est le rouge, son mantra est RAM.

    Manipura-chakra.jpg

 Anâhata-chakra (le centre « du son spontané ») se situe à la hauteur du cœur. Ce chakra est en relation avec l’élément air, symbolisé par l’hexagone. Sa couleur est le gris, son mantra est YAM.

Anahata-chakra.jpg

 

 Vishuddha-chakra (le centre « de grande pureté ») se situe au niveau de la gorge. Ce chakra est en relation avec l’élément éther, symbolisé par le cercle. Sa couleur est le blanc doré, son mantra est HAM.

Vishuddha-chakra.jpg

  

Ajnâ-chakra (le centre « du commandement ») se situe entre les deux sourcils. Son nom signifie «autorité» et indique qu’il préside à l’agencement du mental (manas), du sens de l’individuation (ahamkâra) et de l’intellect (buddhi). Sa couleur est le blanc lunaire, son mantra est AUM.

Ajna-chakra.jpg

  

AU-DELA DES CHAKRAS :


« En haut du corps, au-dessus de la tête, se tient le lotus aux mille pétales, brillant comme la lumière du ciel : c’est lui qui donne la Libération. Son nom secret est Kaïlâsa, le mont où réside Shiva : qui connaît cet endroit secret est délivré du samsâra. »
(Shiva-Samhitâ)

Au-dessus du sommet de la tête, se situe Sahasrâra (le lotus aux mille pétales), le siège de la Pure Conscience.

Sahasr-ra.jpg

 

  « Répandant continûment son essence en un flot de nectar, le Seigneur instruit celui qui dans une intention pure s’applique de toutes ses forces, dans la connaissance de son propre Soi (svâtma-jnâna). Là demeure en tant que souverain universel (sarvesa), se révélant comme une submersion par les vagues, en déferlements continus, de tous les bonheurs réunis, celui qui est connu sous le nom de suprême Hamsa. Les shivaïstes l’appellent « demeure de Shiva », les vishnouïstes le dénomment généralement « Lieu du Purusha suprême ». D’autres encore le désignent comme « le séjour de Hari-Hara ». Il est « le séjour de Devi » pour ceux qui sont épris du double lotus des pieds de Devi. Et d’autres grands sages l’appellent « demeure toute pure de Prakriti et de Purusha. »  (Sat-Chakra-Nirûpana, Sritattvacintâmani de Pûrnânanda)


Par Philippe Pankratoff
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Mercredi 13 février 2008

Les facultés intellectuelles font parties du corps subtil et correspondent aux tattvas impurs. Le Tantra, le Sâmkhya et le Védanta en donnent une description à peu près similaire.

 

BUDDHI : L’INTELLECT SUPERIEUR :

 

Buddhi est le principe qui, sans être lié lui-même à une forme particulière d’existence, individualise toute forme. En tant que tattva intermédiaire, Buddhi participe à la fois de la nature supra individuelle de Purusha (le Soi, la Conscience) et de la nature limitée et conditionnée de Prakriti.  Sous ce second rapport Buddhi qui est aussi appelée Mahat (le grand principe), est conçue comme ternaire et est identifiée à la Trimûrti Divine (Brahmâ, Vishnou, Shiva).

 

AHAMKARA : L’EGO : 

 

Ahamkâra est le principe qui rend toute expérience subjective. Ahamkâra concrétise pour ainsi dire, la détermination initiale de Buddhi et conditionne  l’être pensant, en tant qu’individu limité (jîva). Sous son pouvoir, le sens du « moi » et du « mien » est formulé et le monde est expérimenté en terme de différence.

 

MANAS : LE MENTAL :

 

Le manas est le principe fondamental des cinq sens qui permet la connaissance perceptive des représentations extérieures et des impressions subjectives de la nature. Associé à Ahamkâra (l’ego), le manas délimite son champ d’expérience, en fonction de son propre intérêt.

 

« Les modifications du mental sont au nombre de cinq, douloureuses ou non. Ce sont le raisonnement juste, la pensée erronée, l’imagination, le sommeil et la mémoire. Les raisonnements justes ont pour base la perception claire, la déduction, la référence aux textes sacrés. L’erreur est une connaissance fausse non établie sur le Soi. L’imagination est vide de substance car elle s’appuie sur la connaissance verbale. Le sommeil avec rêves est une agitation du mental fondée sur un contenu fictif. La mémoire consiste à ne pas dépouiller l’objet dont on a fait l’expérience de ce caractère d’expérience. » (Yoga-Sûtras I. 5 à 11)

Par Philippe Pankratoff
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Mercredi 13 février 2008

Les trois malas sont les trois limitations qui recouvrent Purusha, le Sujet Connaissant et lui font perdre sa souveraineté propre. Ces limitations sont la conséquence directe de la contraction de l’Energie indifférenciée, en noms et en formes.


  • Kârmamala
    est la limitation liée à l’activité. Sous son influence, la Toute- Puissance de la Conscience Divine est comme voilée par les impressions laissées par le plaisir et la douleur . Le Purusha devient un individu limité (jîva), dans la mesure où il s’identifie complètement à ces impressions.
  • Mâyîyamala est la limitation liée à l’ignorance. Sous son influence, l’omniprésence de la Conscience Divine est comme voilée et l’individu est dominé par la notion de distinction, voyant les êtres et les choses,  différents les uns des autres.
  • Anavamala est la limitation liée à la volonté. Sous son influence, la Perfection de la Conscience Divine est comme voilée et l’individu se ressent comme un être limité et incomplet. Cette limitation donne une impression continuelle de manque.

AVIDYA : L’ ETAT D’ IGNORANCE :


L'état d'ignorance spirituelle généralisée dans lequel l'humanité est plongée, est la cause directe de toutes les misères du monde. C'est un état de «chute», où l'Homme se trouve dépossédé de sa propre souveraineté. Ayant perdu la vision de l'Unité, l'homme n’est plus que le pâle reflet de l’Homme originel.

Ignorant son propre Soi, s’identifiant uniquement à son extériorité, le mental toujours encombré par une multitude de références et de projections, l'individu (jîva) se laisse happer par la dualité de ce monde et expérimente finalement l'angoisse de la dissolution et de la mort. Aussi devient-il un être fini, en conformité avec sa propre croyance.



FIN DU QUATIEME CHAPITRE
Par Philippe Pankratoff
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TITRE

  • La fine fleur du Yoga 

CITATIONS



Le privillège rare que représente un corps humain vous a été donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre divinité.
(Ma Ananda Moyi)
Le monde est aveugle, rares sont ceux qui voient.
(Dhammapada)
Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme.
(Yoga vasishtha)
Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne.
(Baba Farid)
Celui qui possède la gnose sait d'où il vient et où il va.
(Evangile de Vérité)
La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient.
(Mata Amritanandamayi)
Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu.
(Shibli)
Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)
Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé.
(Ramana Maharshi)
Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu.
(Angelus Silesius)
Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être.
(Nisargadatta)
L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience.
(Nisargadatta)
Les Shastras, les Ecritures sacrées ne présentent aucun intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l'intérieur. Elles sont destinées aux autres.
(Ramana Maharshi)
Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu.
(Ramakrishna)
C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort.
(Ramakrishna)
Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde.
(Nisargadatta)
Cette création appelée le jeu de Shakti (Maya) n'est qu'une idée du Seigneur. Si l'on transcende l'idée, l'Etre seul demeure.
(Ramana Gîta)
Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout.
(Astravakra Gîtâ)
Le Soi n'est ni mâme, ni femelle, ni neutre. Il ne peut être objet ni de perception, ni de déduction.
(Avadhuta Gîtâ)
Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours.
(Angelus Silesius)
Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble.
(Ramana Mahardhi)
Vouloir suivre la voie de la connaissance sans la dévotion, c'est comme manger des pierres.
(Mata Amritanandamayi)
Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu.
(Ramakrishna)
L'océan est contenu dans une goutte d'eau et la goutte d'eau dans l'océan.
(Ma Ananda Moyi)
Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes.
(Sin Sing Mei)
Le véritable silence est l'absence d'ego.
(Ramana Maharshi)
Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective.
(Ramana Maharshi)
Il n'existe aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi.
(Ma Ananda Moyi)
Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit.
(Mata Amritanandamayi)
Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui.
(Jami)
Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi.
(Khwaja Mir Dard)
L'Amour, en vérité, est Dieu.
(Thiroumoular)
Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur didèle.
(Hadith)
Invoquez avec amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle
et disparait si une seule étincelle tombe dessus.
(Ramakrishna)
Les oiseaux viennent se poser sans crainte auprès des bienheureux qui habitent les grottes des montagnes, livrés à la contemplation de la Lumière Suprême et boivent les larmes de bonheur qui coulent de leurs yeux. (verset hindou)
Comme se mélangent les eaux du Gange et de la Yammunâ, ainsi se mêlent, dans le coeur du chercheur pieux, les deux courants de l'amour et du sacrifice. Dans son coeur, l'eau sacrées'épanche jour et nuit et ainsi s'achève le cycle des naissances et des morts.(verset hindou)


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