PRESENTATION

  • lafinefleurduyoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude ; l'état Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, les différentes formes de Yoga, la réalisation spirituelle. De nombreux textes anciens de référence, un lexique, une bibliographie et quelques vidéos (v) complèteront cet enseignement.
  • : Dieu Paix Lumière Joie Yoga Culture
  • Retour à la page d'accueil

PROFIL

  • lafinefleurduyoga
  • : Philippe Pankratoff
  • : Normandie France
  • : Yoga, Soufisme, Gnose

SPIRITUALITES

undefinedCarte de l'Inde

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara jain

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgPerse aryen

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSoufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi




Publicité

VI - Le Hatha-yoga

Lundi 18 février 2008

«La science du Hatha-Yoga est l'échelle sur laquelle montent  ceux qui veulent atteindre les régions supérieures de la Voie Royale» (Goraksha Samhitâ)

undefined


PRESENTATION :

Le Hatha-yoga est une discipline unique dans l'histoire de l'humanité. D'après la tradition indienne, c'est le dieu Shiva lui-même qui enseigna cette science aux hommes, comme une échelle certaine sur le chemin de la connaissance et de la réalisation du Soi. Son origine remonte donc à un très lointain passé, lorsque les «forces sacrées» en l'homme, cherchèrent à se manifester et à «s'unir au  sommet». Quatre mille ans avant notre ère, l'antique civilisation dravidienne qui s’étendait en Inde mais aussi dans une grande partie du bassin méditerranéen, connaissait déjà les techniques et les secrets de cet ancien Hatha-yoga. Mais suite à l'invasion et à la domination des Aryens, son enseignement se trouva fortement marginalisé, en butte avec l'orthodoxie védique. Sa propagation se fit donc en dehors  de  la  société   aryenne,  au   travers  d’une   succession   ininterrompue de maîtres et de disciples.

Pendant des millénaires cette  discipline ne  se transmit  qu'oralement. Les  principaux textes de   Hatha-yoga   qui  nous   sont  parvenus  (Hatha-yoga Pradîpikâ,  Gheranda Samhitâ, Shiva Samhitâ), furent seulement rédigés entre le XVe et le XVIe siècle de notre ère. Ces textes qui témoignent d'un passé immémorial renferment une somme considérable d'exercices, de préceptes et d'indications diverses. Conçus avant tout comme des aide-mémoire, ils doivent être lus et commentés par des maîtres authentiques.

 

L’ ENSEIGNEMENT :

 

Traditionnellement, le Hatha-yoga était enseigné en Inde, soit comme une préparation au Râja-yoga (dhâranâ, dhyâna, samâdhi), soit comme une voie propre d'alchimie interne, par le réveil et la remontée de Kundalini-shakti. (Kundalini-yoga).

L'introduction du Hatha-yoga en Occident se fit dans les années 40 par des pionniers qui, très vite, ressentirent tout ce que cette antique discipline pourrait apporter à notre vieille civilisation endolorie. Aussi se répandit un peu partout dans le monde, un « nouvel Hatha-yoga » qui ne se voulait ni vraiment méditatif, ni vraiment tantrique, mais principalement thérapeutique. Malheureusement, coupé de ses racines et de ses vraies orientations spirituelles, le Hatha-yoga est devenu, dans la plupart des cours (en Occident), une pratique de second ordre, tout juste bonne à combattre le stress et à lutter contre le vieillissement.

  

MOYENS ET QUALIFICATIONS :

 

Contrairement à l’opinion généralement répandue en Occident, le Hatha-yoga n’est pas une technique douce de bien-être, mais une voie violente de réalisation spirituelle, où l’accent sera mis sur : « l’Union des contraires ».  Dans sa forme tantrique (Kundalini-yoga), seul le vîra (le héros), celui qui est armé d’une foi et d’un courage exemplaires, peut entreprendre et réussir le long travail de transsubstantiation qui transformera son corps entier en un corps de gloire, sans avoir à passer par la mort. Dans sa forme plus méditative (Râja-yoga), il s’agira avant tout pour l’adepte, d’harmoniser ses énergies internes (ha=soleil, tha=lune), puis de rechercher un état d'équilibre parfait, de repos dans le Soi (samâdhi).

Le Hatha-yoga peut être considéré comme un Yoga pratique, en ce sens qu'il nous met directement en situation d'expérience vis-à-vis de nous-même.

 

Les moyens employés par cette école sont : 

 

Shat karma : les six actes de purification interne ;

Asana : les postures ;

Bandha : les ligatures ;

Mudrâ : les sceaux ; 

Prânâyâma : le contrôle du souffle ;

Pratyâhâra : le retrait des sens ;

Dhâranâ : la concentration ;

Dhyâna : la contemplation ;

Samâdhi : l’identification.


OBSTACLES ET AIDES :
 

La Hatha-yoga-Pradîpikâ envisage six obstacles principaux dans la pratique de cette discipline. A savoir :

   

Les excès de nourriture : manger trop, ou mal manger ne fait qu’alourdir le corps et l’esprit.

Les efforts trop violents : le hatha-yogin devra mesurer ses efforts en évitant tout surmenage.                                                                                             

La loquacité : parler beaucoup et surtout parler pour ne rien dire est une perte de temps et d’énergie.

L’adhésion à des observances spéciales : le hatha-yogin devra mener une vie équilibrée en évitant toute pratique destabilisante.

La fréquentation des gens : une certaine dose de solitude est plus que nécessaire pour entreprendre tout le travail du Hatha-yoga.

L’instabilité : le hatha-yogin devra se fixer dans un lieu tranquille, propice à sa pratique.

 

A l’inverse, six qualités sont censées apporter le succès. A savoir :

 

L’énergie : pour réussir dans cette voie, le hatha-yogin devra y placer toute son énergie.

La promptitude : le hatha-yogin devra aller toujours de l’avant et faire preuve de beaucoup d’audace et d’enthousiasme.

La persévérance : plus nous serons déterminés et constants dans notre pratique, plus nous serons en mesure de réussir.

La connaissance de la Réalité Ultime : sur le chemin de la réalisation spirituelle, la connaissance des vérités supérieures est l’unique phare de notre destinée.

La certitude : la certitude provient d’une foi inébranlable en la Vérité.

L’abandon des relations avec les gens : la pratique du Yoga demande « que nous soyons dans le monde, sans être du monde ».

 

«Qu’on soit un jeune homme, un homme mûr, ou un vieillard ,ou même malade et faible, on n’obtient la réalisation que par la pratique, par l’effort soutenu, par une attention infatigable à tous les aspects du Yoga. La réalisation vient à celui qui est constamment engagé dans la pratique yogique. Comment viendrait-elle à l’inactif ? Ce n’est pas simplement en lisant les traités que la perfection en Yoga peut naître.» (Hatha-yoga-Pradîpikâ I. 64-65)

 

Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 20 février 2008

Le Hatha-yoga recommande six techniques de purification interne qui ont  pour but de rendre le corps plus fort, plus sain, plus aiguisé, plus apte à aborder le subtil. Dans ce blog, nous n’indiquerons que des exercices relativement simples, praticables par le plus grand nombre.

 

  • Dhauti : les nettoyages ;
  • Vasti : les lavements ;
  • Neti : le lavage du nez ;
  • Laulikî : le barattage du ventre ;
  • Trâtaka : la fixation du regard ;
  • Kapâlabhâti : les expectorations.

LE NETTOYAGE STOMACAL :


Agnisâtra : la purification par le  souffle vital consiste à rétracter cent fois de  suite la région ombilicale vers l'arrière, tout contre la colonne vertébrale. Cet exercice qui est très proche d'uddiyana bandha (voir plus loin), guérit les maux d'estomac et augmente le feu digestif.

« C’est la technique de purification par le feu interne qui confère les pouvoirs occultes du Yoga. »
(Gheranda Samhitâ)

 

LE NETTOYAGE DE LA CAVITE BUCCALE :


          Dantadhauti
  : la purification de la cavité buccale comprend :
          Dantamûladhauti : le nettoyage de la base des dents.
          Jihvâshodhana : la purification de la langue consiste à frotter lentement et délicatement le dessus de la langue avec une petite cuillère, afin de la nettoyer, puis de la masser longuement avec ses doigts. Cet exercice combat les troubles du phlegme (kapha).
          Karnadhauti : le nettoyage des conduits auditifs.
          Kapâlarandhra : le nettoyage de la cavité crânienne consiste à masser la dépression sinuso-frontale avec le pouce de la main droite. Cet exercice préserve des troubles du phlegme, purifie les nâdis et favorise la clairvoyance. 
 

LE NETTOYAGE PAR VOMISSEMENT :

 

  • Vamanadhauti ou gaja karani (le geste de l’éléphant) : le nettoyage par vomissement consiste à se remplir complètement l’estomac d’eau tiède salée, à pratiquer plusieurs fois uddiyana bandha (le barattage du ventre), puis à vomir toute cette eau chargée des excès de bile (pitta). Cet exercice se pratique le matin à jeun, ou après un repas trop copieux.

« Sache que l’acte de l’éléphant consiste à boire de l’eau jusqu’à trop-plein et à la rejeter de façon qu’aucune maladie ne puisse attaquer le corps. » (Bhakti Sâgara)

 
JALA NETI : LE LAVAGE DU NEZ :

  • Jala neti est la préparation naturelle à neti (nettoyage du nez avec une cordelette). Jala neti consiste à se nettoyer le nez à l’aide d’un petit ustensile en forme de théière (lota), rempli d'eau tiède légèrement salée. Cet exercice peut se pratiquer tous les matins, après le brossage des dents. Bienfaits : purifie la tête, dégage les sinus, améliore la vue, prévient les rhumes et guérit les déséquilibres du phlegme. 

LAULIKI : LE BARATTAGE DU VENTRE :

 

  • Lauliki ou Nauli : Cet exercice ne peut être pratiqué qu’après avoir maîtrisé correctement uddiyâna-bandha (voir plus loin).

« Les épaules baissées, secouer rapidement le ventre de droite à gauche comme l’eau qui frissonne, les adeptes appellent cela nauli.» (Hatha-yoga- Pradîpikâ)

 

« La pratique de nauli augmente les sécrétions digestives et fait digérer la nourriture. Elle cause toujours une sensation de plaisir et élimine tous les malaises physiques. C’est la meilleur des pratiques du Yoga. » (Hatha-yoga-Pradîpikâ)

  

TRATAKA : LA FIXITE DU REGARD :

 

  • Trâtaka est un exercice classique de fixation oculaire qui développe particulièrement bien notre pouvoir de concentration. A 1,20 mètre devant vous, à la hauteur de vos yeux, placez une bougie allumée. Fixez votre regard sur la flamme de cette bougie. Ne permettez pas à votre esprit soit d'errer, soit de s'identifier avec cet objet, mais maintenez uniquement les yeux rivés sur cette flamme. Concentrez-vous. Lorsque les larmes commenceront à se manifester, fermez vos yeux et essayez de retrouver l’image de cette flamme en vous-même. Trâtaka peut se pratiquer aussi sur un objet très petit. (Si votre esprit est paresseux ou agité, fixez votre regard sur un objet au loin, ou sur un vaste horizon.)

« Fixer un objet très petit sans cligner des yeux ni ciller, jusqu’à ce que jaillissent les larmes. Les sages appellent cela trâtaka. »


« Grâce à cette technique on acquiert la maîtrise permanente du « geste de consécration à Shiva », la shâmbhavîmudrâ. Les maladies des yeux sont guéries et on obtient la clairvoyance. »
(Gueranda Samhitâ)

 

KAPALABHATI : LES EXPECTORATIONS :

 

  • La traduction exacte de kapâlabhâti est : « lumière dans le crâne ». En position assise, colonne vertébrale bien droite, tête dans le prolongement, descendez votre souffle au niveau de votre ventre. Sur chaque expiration, contractez volontairement votre sangle abdominale, afin de faire remonter le diaphragme et de chasser tout l’air de vos poumons. Laissez l’inspiration se faire en soulevant votre ventre et recommencez aussitôt à expirer en contractant votre sangle abdominale. Adoptez un rythme relativement lent, sans trop de pression, afin ne pas fatiguer les poumons. Bienfaits : muscle la sangle abdominale, purifie les poumons, oxygène le sang et clarifie le mental.

« Lorsque l’expiration et l’inspiration sont faites avec une rapidité comparable à celle du soufflet du forgeron, cela porte le nom de kapâlabhâti, qui dessèche toutes les maladies nées de kapha. » (Hatha-yoga-Pradîpikâ)

Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 février 2008

« La prise de posture formant le premier élément du Hatha-yoga,

est décrite tout d’abord. Elle a pour résultat la fermeté de la position,

la disparition de toute maladie et la légèreté physique. »

(Hatha-yoga-Pradîpikâ)

undefined

 

Il existe d'après la tradition du Hatha-yoga, quatre-vingt-quatre centaines de milliers de postures, parmi lesquelles huit mille quatre cents sont retenues et parmi ces dernières quatre-vingt-quatre sont les plus importantes. La Gheranda Samhitâ en cite trente-deux, la Hatha-yoga-Pradîpikâ en décrit quinze et la Shiva Samhitâ  se contente d’en expliquer quatre. Toujours d’après la tradition du Hatha-yoga, c’est Shiva lui-même qui, au commencement, créa les espèces vivantes en prenant toutes les postures.

 

AVANTAGES DES ASANAS :

 

Pour le hatha-yogin, le corps est le temple du Dieu Vivant. Il n’est pas un obstacle à la libération spirituelle, comme pour le Védanta, pas plus qu’il n’est la cause de sa « chute ». Le corps est l’instrument même de sa réalisation. C’est pourquoi le véritable hatha-yogin, ne néglige ni ne mortifie jamais son corps, mais l’entretient et le soigne avec le plus grand respect.

AVANTAGES PHYSIQUES :

La pratique des asanas développe : la force, la souplesse, l’endurance, le maintien, l’équilibre, la santé, la vitalité. Les courants vitaux (prânas) fonctionnent bien, la respiration se fait fluide et régulière, le centre ombilical (manipûra chakra) est chargé d’énergie.

AVANTAGES MENTAUX :

Le mental devient calme, l’anxiété disparaît, le courage et la volonté se développent d’eux-mêmes, ainsi que la concentration et l’intuition.

AVANTAGES SPIRITUELS :

En recherchant un état de calme et de stabilité, nous nous élevons progressivement au-dessus des couples d'opposés, nous dépassons les états de tamas (inertie) et de rajas (agitation), pour atteindre celui de sattva (équilibre).

LES DIFFERENTES SORTES DE POSTURES :

 

Les postures ou asanas peuvent être classées en deux catégories distinctes :

 

  • Les postures qui exercent le corps en entier, lui redonnant force et santé ;
  • Les postures assises de méditation, tenues dans la plus stricte immobilité. 

Dans la première catégorie nous pouvons répertorier :

 

  • Les postures de  maintien ;
  • Les postures d'équilibre ;
  • Les flexions latérales ;
  • Les postures inversées ;
  • Les flexions avant ;
  • Les flexions arrière ;
  • Les torsions ;
  • Les postures de relaxation.                                                                                                    

LES DEUX APPROCHES :

 

Dans le Hatha-yoga tantrique, les asanas  sont pratiquées conjointement avec le contrôle du souffle (prânayâma), les contractions musculaires (bandhas), les gestes spécifiques (mudrâs) et certains mantras (mots de pouvoir). Elles ont pour but d’activer  les  centres  d’énergie  interne (chakras)  et  de  préparer  le  yogin  à l’ éveil et à la remontée de  kundalini shakti. Pour être pleinement efficientes, elles devront être maintenues avec la plus grande concentration, sous la direction d’un maître qualifié.

Dans le Râja-Yoga, asana est le troisième échelon pour  le yogin qui s’engage sur la voie de la réalisation du Soi. Patanjali ne donne pas d’autre indication, que le fait que la posture doit être stable et agréable. La traduction exacte d’ asana  voulant dire : «manière de s’asseoir», cela suppose en fait, que la posture doit être tenue dans la plus stricte immobilité.

 

L’IMMOBILITE :

 

« Rester immobile longtemps sans effort, est une asana. »

 

Pour que notre esprit s’immobilise et réalise le Soi, nous devons d’abord chercher et trouver l’immobilité de notre propre corps. La posture est le lieu du repos en nous-même ; le lieu de la rencontre et de la réalisation. L’immobilité revêt à la fois un caractère magique et initiatique. Dans un monde qui bouge sans cesse, où tout apparaît, se maintient et disparaît en permanence, la posture se présente comme un espace bienheureux au-delà du temps. La véritable posture doit être vue comme un symbole, comme un sceau du Divin. En prenant l’asana, le yogin doit avoir le sentiment de devenir la statue vivante d’un dieu.

« Faites attention au comportement de votre corps ! Votre posture, votre esprit et votre corps sont unité. Si la posture est juste, votre esprit aussi devient juste. Si la posture est immobile, l' esprit aussi devient immobile. Si la posture est tranquille, l' esprit aussi est tranquille. La posture, l' attitude, le comportement influencent l' esprit.» 
(Taisen  Deshimaru)

 

S’asseoir correctement demande de la patience et une réelle volonté de maintien et de stabilité. C’est un effort délibéré pour mettre fin à l’agitation de notre corps, de notre souffle et de notre mental. Ne plus bouger, s’immobiliser, est un acte total qui demande une connaissance très précise du mouvement et du repos. Le Centre de tout ce qui est, se révélera dans l’immobilité la plus stricte.  Aussi prendrons-nous un soin tout particulier à bien nous asseoir, afin de ne pas créer de tensions susceptibles d’entraver notre méditation. Tant que notre posture ne sera pas stable et confortable, il nous sera très difficile, voire impossible de nous concentrer véritablement. En finalité, le yogin arrivera à un stade où il oubliera complètement son corps. Aussi pourra-t-il facilement placer son attention, soit sur son souffle, soit sur  son mental.


LES POSTURES ASSISES DE MEDITATION :

 

« Dès que la méditation s’installe, le corps spontanément adopte la position adéquate, aussi involontairement qu’un hoquet qu’on secoue…Tandis que la méditation s’intensifie, la posture elle-même gagne en perfection. Un pneu mal gonflé est flasque. Gonflé à sa vraie capacité, il trouve sa fermeté avec sa forme naturelle. Quand la méditation est réellement établie, le corps se sent libre et léger. »  (Mâ Ananda Moyî)

 

Les trois postures de méditation les plus couramment employées sont :

 

Siddhâsana : la posture parfaite ;

Padmâsana : la posture du lotus ;

Vajrâsana : la posture du diamant.

 

SIDDHASANA : LA POSTURE PARFAITE :


« Ayant appliqué la plante de l’un des pieds contre la région périnéale, on doit placer fermement l’autre pied au-dessus de l’organe sexuel. Pressant solidement le menton contre la poitrine, on doit se tenir droit, restreindre ses sens et regarder fixement l’espace entre les sourcils. Ceci est proclamé le siddhâsana qui ouvre de force les vantaux de la libération. Lorsqu’on place la cheville gauche au-dessus de l’organe sexuel et qu’on dispose par-dessus la cheville gauche l’autre cheville de la même façon, c’est aussi le siddhâsana. De même qu’une alimentation mesurée est pour les Siddhas le premier des yamas et la non-violence le premier des niyamas, de même les Siddhas considèrent le siddhâsana comme le principal , d’entre tous les asanas.

D’entre les quatre-vingt-quatre postures, siddhâsana doit être pratiquée sans cesse, car il purifie les soixante douze mille nâdis de toute impureté. Un yogin qui médite sur le Soi et mange avec modération pendant douze ans, arrive à l’accomplissement final par la pratique du siddhâsana. Quel besoin des innombrables autres postures, lorsqu’on a atteint  la perfection en siddhâsana et que le souffle est soigneusement restreint par le kevala kumbhaka ? Si seulement le siddhâsana est maîtrisé et fermement établi, sans effort, de lui-même, apparaît le stade de suspension des fonctions de l’esprit (unmanî kalâ) et les trois ligatures (bandhas) s’effectuent sans difficulté, spontanément. Il n’y a pas d’asana qui égale siddhâsana, pas de mudrâ pareille à khecarî et pas d’absorption de l’esprit(laya) semblable à celle en nâda.»
(Hatha-yoga-Pradîpikâ I. 35 à 43)


PADMASANA : LA POSTURE DU LOTUS :


« Placer le pied droit sur la cuisse gauche et de la même façon le pied gauche sur la cuisse droite. Saisissant fermement les deux gros orteils avec les mains passant par-derrière le dos, appliquer le menton contre la poitrine et diriger le regard vers la pointe du nez. Ceci est nommé par les yamins le padmâsana, destructeur de toutes les maladies. Disposer sur les cuisses les deux pieds, la plante tournée vers le haut. Au milieu des cuisses, placer les deux mains la paume vers le haut semblablement. Diriger le regard vers la pointe du nez, appuyer la langue contre la racine des incisives et le menton contre la poitrine et lentement faire monter le souffle. Cela est proclamé le padmâsana, destructeur de toute maladie, difficile à atteindre pour l’homme ordinaire, accessible seulement aux sages en ce monde. »
(Hatha-yoga-Pradîpikâ I.44 à 47)


VAJRASANA : LA POSTURE DU DIAMANT :


« S’asseoir sur les mollets, durs comme le diamant et placer les deux pieds contre les bords de l’anus. Telle est vajrâsana, la posture du diamant qui donne les pouvoirs au yogin. »
 (Gheranda Samhitâ II. 12) 


A défaut de pouvoir s’asseoir correctement dans l’une de ces trois principales postures, le yogin choisira celle qu’il lui sera le plus facile de maintenir longtemps,  sans effort.

 

AUTRES RECOMMANDATIONS :

 

Le «Yoga du grand symbole» (tradition tibétaine) nous donne quelques recommandations importantes sur le maintien de ces postures et sur leurs effets :

 

« Redresser la colonne vertébrale. Développer le diaphragme. Courber le cou en forme de crochet, le menton reposant contre l'oesophage. Appuyer la langue contre le palais. L'esprit est ordinairement contrôlé par les sens. C'est principalement la vue qui exerce ce contrôle. (donc) sans cligner les yeux ni les bouger, concentrer le regard à une distance d'environ cinq pieds et demi (1m65). La position des jambes croisées régularise l'aspiration. La position d'équilibre égalise la chaleur vitale du corps. Le redressement de la colonne vertébrale en même temps que l'élévation du diaphragme régularise le fluide nerveux qui imprègne tout le corps. La flexion du cou régularise l'expiration.

Placer la langue contre le palais en même temps que l'on centre le regard fait entrer la force vitale dans le nerf médian. Les cinq souffles ayant été ainsi amenés à entrer dans le nerf médian, les autres souffles contrôlent les fonctions, y entrent également et ainsi commence à luire la Sagesse de Non-Cognition connue autrement comme la tranquillité du corps, l'immobilité du corps, ou
le corps s'établissant dans son état naturel. »                                                                                            


Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 21 février 2008

Les bandhas  sont des contractions musculaires spécifiques qui ont pour but de réorienter les énergies vitales. Elles se pratiquent dans de nombreuses postures et dans la plupart des prânâyâmas. Elles deviennent obligatoires lors des rétentions à poumons pleins. Ces contractions musculaires sont pour le hatha-yogin, de véritables outils de transformation interne.

 

Les trois principales bandhas  sont :

 

  • Mûla bandha : la contraction de la base ;
  • Uddiyâna bandha : la contraction du volant ;
  • Jâlandhara bandha : la contraction du réseau.

MULA BANDHA : LA CONTRACTION DE LA BASE :

 

  • La contraction de la base consiste à contracter fortement les sphincters de l’anus en les remontant vers le haut et à maintenir cette contraction le plus longtemps possible. Elle se pratique conjointement avec la contraction du volant, pour en augmenter les effets. Ashvinî mudrâ est la préparation à cette bandha (voir paragraphe suivant).

 « Appuyer le talon du pied gauche sur le périnée en contractant le rectum. En rétractant le ventre presser le nœud du nombril tout contre l’axe du Meru (la colonne vertébrale). A l’aide de la cheville droite, faire une ferme ligature en l’appuyant soigneusement contre le membre viril. Cette mudrâ qui arrête le vieillissement s’appelle mûla bandha, la contraction de la base. L’homme qui désire traverser l’océan de l’existence conditionnée doit pratiquer cette mudrâ en secret dans un endroit retiré. Par la pratique de cette contraction on acquiert le pouvoir de stabiliser l’énergie du souffle. On doit donc l’exécuter en silence et sans indolence. » (Gheranda Samhitâ III. 14 à 17)

 

UDDIYANA BANDHA : LA CONTRACTION DU VOLANT :

 

  • Cet exercice se pratique à jeun. Debout, jambes légèrement repliées, pieds écartés, dos arrondi, mains sur les cuisses. Expirez le plus profondément possible. Puis sans inspirer, rentrez votre ventre vers l’intérieur et vers le haut, en écartant vos côtes. Maintenez la rétention poumons vides pendant une vingtaine de secondes, puis relâchez votre ventre et inspirez lentement par vos narines. Reprenez votre souffle et recommencez cet exercice suivant vos possibilités.

« Rétracter le ventre vers l’arrière et tirer vers le haut la partie située au-dessus du nombril. C’est grâce à cette contraction que les « grands oiseaux » (les souffles vitaux) prennent sans cesse leur envol. Uddîyâna est comme un lion qui dompte l’éléphant de la mort. De toutes les contractions uddîyâna est la meilleure ; sa pratique régulière mène à la libération qui devient alors l’état naturel. » (Gheranda Samhitâ III. 10,11)                                                                       

 

JALANDHARA BANDHA : LA CONTRACTION DU RESEAU :

 

  • Dans cette contraction, le menton doit être appuyé sur le creux de la gorge, ce qui ferme le larynx nasal et permet de maintenir les rétentions poumons pleins sans aucun danger.

«Faire la contraction de la gorge en y appuyant le menton avec fermeté. Par jâlandhara les seize supports (âdhâra) sont ligaturés. C’est une grande mudrâ qui permet de conquérir la mort. Cette contraction, ou ligature du réseau donne aux yogins tous les pouvoirs occultes. Après six mois de pratique assidue, on devient sans aucun doute un siddha. » (Gheranda Samhitâ III. 12,13)

 

BANDHA-TRAYA : LES TROIS BANDHAS :

 

  • Bandha-traya est l’exécution simultanée de ces trois bandhas. Cet exercice  se  pratique  en  position  assise,  soit  en  rétention  poumons pleins, (kumbhaka)   lors   d’un    prânayâma   classique,    soit   en rétention poumons vides, comme exercice spécifique de purification interne. Bandha-traya  est un exercice puissant qui demande du calme et de la concentration. Expirez lentement et profondément. Commencez par contracter fermement les sphincters de l’anus, puis rentrez votre ventre et à la fin de l’expiration, positionnez correctement votre menton dans le creux de votre gorge. Maintenez la rétention poumons vides pendant une vingtaine de secondes, puis relâchez vos bandhas et inspirez lentement. Reprenez bien votre souffle et recommencez cet exercice.
Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 26 février 2008

Les mudrâs  sont des gestes ou attitudes qui ont pour but de «sceller» les courants d’énergie, à l’intérieur du corps du yogin. Elles accompagnent certaines postures, comme dans le cas de jnâna mudrâ (le geste de la Connaissance), ou sont de véritables exercices spécifiques de concentration interne qui ont une action en profondeur sur tout l’organisme. Leurs pratiques intensives, associées aux bandhas et aux prânâyâmas, sont à l’origine des huit souverainetés (aisaryas), ou pouvoirs surnaturels (siddhis).

La Gheranda Samhitâ décrit vingt-cinq mudrâs (y compris les trois bandhas), alors que la Hatha-yoga-Pradîpikâ et la Shiva Samhitâ n’en citent que dix. Leurs apprentissages doivent se faire sous la direction d’un maître qualifié, en conformité avec la tradition du Hatha-yoga.
Dans ce blog, nous n’indiquerons que trois techniques «simples», particulièrement bénéfiques pour tout l’organisme.

 
ASVHINI MUDRA : LE GESTE DE LA JUMENT :

 

  • Asvhinî mudrâ est la préparation quasi indispensable à l’exécution correcte de mûla bandha. Elle se pratique en position assise, mais aussi  en position allongée, jambes repliées, écartées d’une trentaine de centimètres. Au préalable, prenez bien conscience des muscles de l’anus et du plancher pelvien. Puis commencez à contracter et à décontracter alternativement cette zone.

« Contracter le sphincter anal puis le dilater ; répéter l’opération sans cesse. C’est ce qu’on appelle asvhinî mudrâ. Ce geste provoque le réveil de l’énergie (kundalini shakti). Asvhinî est une grande mudrâ ; elle prévient les maladies du rectum, donne force et bien-être et permet d’éviter une mort prématurée. » (Gheranda Samhitâ III. 82)

 

VIPARITAKARANI MUDRA : LEGESTE DE L’ACTION INVERSEE :

 

  • Viparîtakaranî inclut toutes les postures inversées, où la tête est en bas et le bassin en l’air, comme shirshasana (la posture sur la tête), sarvangasana (la chandelle) ou halasana (la charrue). Ces postures apportent toutes sortes de bienfaits, elles confèrent la santé et la longévité. 

« Le soleil réside à la racine du nombril, la lune à la racine du palais. Le soleil dévore le nectar d’immortalité et ainsi l’homme est soumis au pouvoir de la mort. L’opération qui consiste à inverser le flux solaire vers le haut et le flux lunaire vers le bas s’appelle « geste de l’action inversée » viparîtakarî, c’est une mudrâ très secrète dans tous les Tantras. On doit placer la tête sur le sol, lever les jambes en se soutenant avec les deux mains et rester stable dans cette situation inversée. La pratique constante de cette mudrâ permet de vaincre la décrépitude et la mort. Elle donne le pouvoir de n’être pas affecté par la dissolution des univers. On devient un Siddha. » (Gheranda Samhitâ III. 33 à 36)

 

SHAMBHAVI MUDRA : LE GESTE DE LA DEESSE SHAMBHAVI :

 

  • Cette mudrâ est une des principales techniques de méditation de tout le système du Yoga. Elle «scelle» la posture et l’esprit, par la fixité du regard. Trâtaka (voir paragraphe 2) en est sa préparation.

« Diriger son attention à l’intérieur, tout en ayant le regard tourné vers l’extérieur, sans mouvement pour ouvrir ni fermer les yeux, c’est la shâmbhavî mudrâ, cachée dans les Védas et les Sâstras. 

Lorsque le yogin demeure continuellement avec l’esprit et le souffle absorbés dans la cible intérieure (antarlaksya) quoique son regard aux pupilles immobiles soit dirigé vers l’extérieur ou vers le bas, comme s’il voyait et pourtant ne voyant pas, cette mudrâ en vérité est shambhavî. Quand elle est atteinte par la grâce du Guru, jaillit resplendissante cette suprême Réalité de Shambhu (Shiva), qui ne peut être exprimée comme ayant les caractéristiques du vide ni celles du non-vide. » (Hatha-yoga- Pradîpikâ IV. 36, 37)

 

« Les effets de shâmbhavî mudrâ : Les Védas, les Purânas et autres enseignements sont tous semblables aux prostituées de luxe. Mais cette shâmbhavî mudrâ reste cachée comme une jeune femme de noble famille. Celui qui connaît shâmbhavî mudrâ est semblable au Seigneur Suprême Adinâtha ; il est Nârâyana lui-même (Vishnou), il est Brahmâ d’où émanent les mondes. Le grand dieu Shiva (Maheshvara) affirme sans cesse : « En vérité, je le dis et le redis, en vérité celui qui connaît shâmbhavî devient lui-même le Brahman, la Réalité Absolue. Il n’y a aucun doute. » (Gheranda Samhitâ III. 64)

Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 26 février 2008

«Et maintenant , lorsque la posture est fermement établie, le yogin, maître de lui-même, prenant une alimentation salutaire et modérée, doit se consacrer aux prânâyâmas selon la voie enseignée par son Guru. Lorsque le Souffle est agité, l’esprit est agité. Lorsque le Souffle est immobile, l’esprit est immobile, le yogin atteint la fixité. C’est pourquoi l’on doit arrêter le Souffle. Tant que le Souffle demeure dans le corps, c’est ce qu’on appelle la vie. La mort n’est rien d’autre que le départ du Souffle. C’est pourquoi l’on doit arrêter le Souffle. » (Hatha-yoga-Pradîpikâ II. 1,2,3)

undefined  

DEFINITION : 

           

Le Prânayâma est la section du Yoga qui traite tout spécialement du Souffle. Si le terme Prâna a pu être traduit par « Souffle vital », « Champ d'énergie » (voir chapitre 4), (a) yama quant à lui, peut se traduire à la fois par contrôle, maîtrise, mais aussi par extension. Aussi, la définition exacte de Prânayâma est-elle : «contrôle et extension du Souffle de Vie».

 

LES DIFFERENTES APPROCHES :

 

Il existe différentes  approches du Prânayâma. Dans le Hatha-yoga classique, on dénombre neuf modes principaux de contrôle du souffle :

  • Nâdi-Shodhana : la respiration alternée ;
  • Sûrya bhédana : la traversée du soleil ;
  • Ujjâyi : le victorieux ;
  • Bhâstrikâ : les soufflets ;
  • Shitakari : le réfrigérant ;
  • Shitali : le rafraîchissant ;
  • Murch’hâ : le levant ;
  • Bhrâmari : l' abeille ;
  • Plâvini : le flottant.                                                                                                                 

Tous ces exercices ont fait l'objet d' une étude très précise. Certains sont réalisables dès maintenant, mais d' autres ne pourront être pratiqués qu' après de longues années de travail, sous la direction d' un maître qualifié. Dans cette approche, l' accent sera mis davantage sur le contrôle et le maintien des rétentions poumons pleins.

C'est une voie difficile et volontariste qui demande beaucoup de temps, de prudence (dans les rétentions poumons pleins) et une réelle consécration à cette discipline. Son but est d’éveiller l’énergie des profondeurs (
Kundalini shakti) qui se tient comme endormie à la base de la colonne vertébrale. Au cours de son ascension dans le sushumnâ (la nâdi centrale), les différents chakras sont éveillés, jusqu’à ce que soit atteint Sahasrâra, le lotus aux mille pétales. 


« Le Prânâyama correctement exécuté détruit toutes les maladies.

Mais une pratique incorrecte engendre toutes les maladies. » (Hatha-yoga-Pradîpikâ II. 16)

 

Dans le Râja-yoga, le Prânâyama est utilisé essentiellement pour calmer le mental. L’accent sera mis davantage ici, sur la fluidité et le rythme conscient du Souffle. Il s’agira avant tout de régulariser la respiration, afin de la rendre très calme, très lente, très subtile et en finalité presque immobile.

 

« La cessation de la perturbation de la respiration caractérise le Prânâyâma et intervient quand on a maîtrisé asana. Les mouvements de la respiration sont l'expir, l'inspir et la suspension. En tenant compte de l'endroit où se place la respiration, de son amplitude et de son rythme, on obtient un souffle allongé et subtil. Une quatrième modalité de la respiration dépasse le plan de conscience où l'on distingue inspir et expir. Alors ce qui cache la lumière se dissipe. Et l'esprit devient capable des diverses formes de concentration. » (Yoga-Sûtras II.49 à 53)                                                               

 

Une autre approche du Prânayâma, la respiration consciente, plus simple en apparence, consistera à ressentir la respiration comme un Acte sacré, ancré dans le Présent et Eternel. C' est une voie accessible au plus grand nombre, sans aucun danger, mais qui demande une attention soutenue à chaque instant et une foi ardente. C’est la voie de l’identification par le Souffle (voir chapitre 7).

 

« La certitude de l’irréalité du monde est l’expiration. La notion, toujours présente, que « je suis l’Immanent, le Brahman » est l’inspiration ; cette notion solidement fixée dans la pensée est le Calice, la tenue du Souffle. Tel est le contrôle du Souffle de l’illuminé ;  le contrôle du Souffle en appuyant sur les narines est celui de l’ignorant.» (Tejo Bindu Upanishad)

 

Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008

LA PURIFICATION DES NADIS :

Avant de s’exercer sur les autres formes de prânâyâma, le hatha-yogin devra au préalable pratiquer nâdi-shodhana, pour la purification des nâdis (les canaux internes d’énergie - voir chap. 3). Cet exercice est indispensable pour que  les nâdis soient purifiées et pour que Kundalini shakti puisse remonter dans la sushumnâ  (la nâdi centrale). Dans cet exercice le rythme adopté est le suivant : 1-4-2 (un temps pour l’inspiration, quatre temps pour la rétention poumons pleins et deux temps pour l’expiration). Pendant les rétentions (kumbhaka), le hatha-yogin devra exécuter correctement les trois bandhas, en maintenant la plus grande concentration


« Tenant son corps bien droit, l’adepte honorera d’abord, les mains jointes, la divinité de son choix, puis, avec le pouce de sa main droite, il se bouchera la narine droite qui est l’orifice du canal Pingalâ et insufflera doucement de l’air par la narine gauche, orifice de l’Idâ ; Il retiendra alors son souffle aussi longtemps qu’il lui sera possible, puis l’expulsera progressivement, sans forcer, par la narine gauche. Ensuite il insufflera à nouveau, par sa narine gauche cette fois conduisant l’air jusqu’à son ventre qu’il emplira progressivement ; après l’y avoir maintenu le plus longtemps qu’il lui sera possible, il l’expulsera par la narine droite, doucement, sans forcer. Il procédera ainsi, inspirant par une narine, expirant par l’autre, alternativement et chaque fois retenant le souffle aussi longtemps qu’il le pourra. Pour mesurer le rythme respiratoire on utilise comme unité, le temps qu’il faut à un homme pour se frotter le genou en rond et ensuite claquer du doigt.

Lorsqu’on inspire par la narine gauche, on le fait durant seize unités de temps, on tient le souffle ensuite durant soixante-quatre unités et l’on expire enfin par la narine droite durant trente-deux unités. De même lorsque l’on changera de narines.
Ainsi fera-t-on quatre fois par jour : au matin, à midi, le soir, à minuit, tâchant chaque fois de pratiquer jusqu’à quatre-vingts tenues de souffle. Après trois mois, les deux canaux Idâ et Pingalâ seront tout à fait purifiés et ceci se manifestera dans la constitution même de l’adepte : il deviendra ténu, lumineux, le feu de la digestion brûlera plus fort et il perdra du poids. » (Yogatattva Upanishad traduction : Jean Varenne - Gallimard éditeur)

 

LA REGULARISATION DU SOUFFLE :

 

Dans cet exercice il s’agira tout d’abord, de donner à la respiration un rythme très régulier. Au début le yogin pourra adopter le rythme suivant : 2-1-2 (deux temps pour l’inspiration, un temps pour la rétention poumons pleins, deux temps pour l’expiration). La régularisation du Souffle se traduira, plus ou moins rapidement chez le pratiquant, par l’acquisition d’un état intérieur très calme et de présence à soi-même. Puis en allongeant progressivement le Souffle et en respirant « comme on aspire de l’eau au moyen d’un roseau », c’est-à-dire le plus lentement et le plus subtilement possible, le yogin arrivera alors très certainement, à la suspension du Souffle dans le Centre. L’immobilité alors sera totale (physique, prânique, mentale) et le Soi se révélera de Lui-même, comme étant le Centre de tout ce qui Est.

 

« Le fondement de prâna et d’apâna est l’espace du dvâdashânta intérieur, ou cœur intérieur et l’espace du dvâdashânta extérieur, ou cœur extérieur. Dans ces espaces, l’activité de prâna et apâna cesse pour un moment. Pour une fraction de seconde, ils se « tournent vers l’intérieur », quand « Ham », le son de l’inspiration, fusionne à l’intérieur et que « Sa », le son de l’expiration, fusionne à l’extérieur. A ce moment, on a l’impression que prâna et apâna se sont évanouis quelque part. L’espace où ils fusionnent est appelé Madhyadashâ. Quand cet espace s’étend, notre sens de la dualité et notre sentiment des différences s’amenuisent graduellement. Finalement, les sens intérieurs ainsi que les sens extérieurs se tournent vers l’Intérieur complètement. »(Swami Muktananda)

 

LA RESPIRATION CONSCIENTE :

 

« La Conscience Universelle elle-même devient Prâna. »

(Mundaka Upanishad)

 

Dans certaines Upanishads , il est fréquent de comparer l’Atman  (le Soi) à un oiseau migrateur (Hamsa), retenu prisonnier dans les filets du samsâra  (le cycle des renaissances), par  un  fil  attaché  à  l’une de ses pattes. 21 600 fois par jour, le Souffle (prâna et apâna), entre et sort en faisant à chaque inspiration un bruissement semblable à « Ham » et à chaque expiration, un bruissement semblable à « Sa ». La respiration consciente consistera dans un premier temps, à reconnaître la signification cachée et sacrée du Souffle. C’est la connaissance intime et fondamentale, que c’est uniquement la Conscience Universelle (Cit), qui respire par Prâna. Chaque respiration sera vécue alors, comme un véritable rituel, un sacrifice permanent. (voir chapitre 8 : So’ham). 

 

« Le prâna tire en avant en prenant appui sur l’apâna

et celui-ci tire en arrière en prenant appui sur le prâna

comme un oiseau tire sur le fil auquel il est lié,

l’âme tire en avant mais est ramenée en arrière

par le même fil : qui sait cela sait le Yoga !

Le prâna rentre en faisant « Ham »,

l’apâna sort en faisant « Sa »

Ainsi l’âme individuelle va-t-elle,

répétant sans cesse la formule sacrée « Hamsa ! Hamsa ! »

Oui, de nuit, de jour, toujours l’âme dit et redit,

à voix basse, vingt et un mille six cents fois

cette formule que l’on peut mesurer

bien qu’elle soit indistincte ;

Par elle les adeptes sont délivrés :

il suffit d’en prendre conscience

pour être libre de tout péché !

Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais,

de Science pareille à celle-là,

de Formule pareille à celle-là,

de Sainteté pareille à celle-là !

(Dhyânabindu Upanishad 60 à 65)

 

Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008

« L’esprit de celui qui répète le mantra, est le mantra. »

undefined  

DEFINITION :

Les mantras sont des « mots de pouvoir », directement issus du langage primordial. Ils ont été révélés aux rishis des anciens temps. Leurs sens sont souvent multiples, mais leurs vibrations est une et nous transportent aisément vers les sphères les plus hautes. En tant que « puissances » (mantrashakti), ils peuvent aussi bien servir des desseins bénéfiques (magie blanche), que maléfiques (magie noire). Comme moyens propres de réalisation spirituelle (Mantra-yoga), ils constituent autant d’émanations du Verbe Eternel et offrent aux yogins  un contact direct et intime avec la Réalité.

 

LE SECRET DU MANTRA :

 

Dans le Mantra-yoga (ou l’Union par les formules hermétiques), la pensée est active et devient le principal moyen de réalisation spirituelle. L'esprit qui répète un mantra, en saisit peu à peu le sens et finit par s’identifier complètement avec lui. Voilà le secret : on devient ce que l’on pense, comme on devient ce que l’on répète (avec foi et conviction). L’esprit est comme un vase transparent qui peut se colorer différemment suivant le liquide qu’il contient. Le mantra a le pouvoir d’amener le yogin à la plus haute des réalisations spirituelles. Il est le pont qui relie les deux mondes (Purusha et Prakriti), le moyen le plus facile de se connecter au Divin. Le mantra est l’ami fidèle, le protecteur de celui qui le répète, la déité la plus haute.

 

« Fondamentalement, il n’y a pas de différence entre le mantra,

sa signification et celui qui le répète. »

 

Il existe d’après la Tradition du Yoga, plus de soixante-dix millions de mantras principaux et un nombre quasi illimité de mantras secondaires. Les bîja-mantras sont des semences-verbales mono-syllabiques. Elles sont les éléments de base de toutes les formulations développées. Les Tantras les décrivent comme des puissances sonores, conscientes et vivantes, comparables à des dieux.

 

AUM : LE MANTRA DE L’ UNITE :

 

« En vérité cette syllabe est une acceptation,

car lorsqu'un homme est d'accord avec quelque chose, il dit simplement AUM. Cette acceptation est en vérité une réalisation. »

(Chândogya Upanishad)

 

Toutes les écoles de Yoga, tous les courants philosophiques et religieux de l'Inde, considèrent le mantra AUM, comme le son le plus pur, comme le son le plus sacré. AUM résume à lui-même, tous les enseignements, toutes les théories du monde visible et invisible. AUM est la semence originelle dont sont issues toutes les langues et toutes les significations. AUM est le symbole du Verbe créateur, l’Alpha et l’Oméga de toute la manifestation.

Shankarâchârya dans son commentaire de la Prasna Upanishad, nous dévoile la signification complète du son AUM.
                                                                           

 

« Brahman en tant que suprême est la réalité impérissable, appelée Purusha ; en tant que non suprême il est appelé Prâna, Premier-Né et la syllabe AUM est cela précisément. Brahman consiste en la syllabe AUM parce que celle-ci est le pratîka, le symbole. Etant donné que le suprême Brahman est insaisissable par un moyen terme, un son, etc… il est impossible, en raison de sa nature supra-sensible, de le comprendre par le seul mental. En revanche, il favorise de sa grâce ceux qui, à la place d’une effigie comme celle de Vishnou ou une autre, méditent avec la syllabe AUM dotée par dévotion (bhakti) de la nature de Brahman, ce qui est compris d’après l’autorité de la doctrine. Et il en est de même pour le non suprême Brahman. C’est pourquoi la syllabe AUM est considérée comme étant à la fois le suprême et le non suprême Brahman et c’est pourquoi aussi le Sage, par la méditation même de la syllabe AUM, le moyen pour obtenir la réalisation du Soi, atteint (selon ses capacités) le suprême ou le non suprême Brahman, la syllabe AUM étant le support le plus proche de Brahman. » (traduction :  René Allar - édition le courrier du livre)

 

BUT :

 

Le son Om qui s’écrit AUM, est formé de la gutturale A, de la labiale U et la cérébrale M. Sa prononciation à haute voix inclut toutes les possibilités d’articulation. Sa répétition mentale conduit à la plus haute des réalisations spirituelles. On l’appelle târaka mantra, le mantra qui aide à traverser l’existence et aussi  pravana,  parce que devant lui tous les prânas  s’inclinent. (lire la Mandukya upanishad)

Sadâshiva (l’Eternel Shiva) parle : « Très chers fils, votre égarement a été dû au fait que vous aviez cessé de méditer sur Moi. Si vous aviez gardé la connaissance de Ma présence, vous n’auriez pas été gonflés par cette prétention déplacée d’être le Grand Seigneur Lui-même. Donc, à partir de maintenant, mettez-vous à réciter le mantra AUM pour atteindre la connaissance de Mon Etre. Cela vous débarrassera aussi de tout orgueil impropre.

C’est Moi qui ai enseigné à l’origine ce grand mantra bénéfique. La Syllabe AUM est venue de ma bouche et c’est vers Moi qu’elle pointe. C’est un mantra qui indique et je suis Celui qui est indiqué. Ce mantra est identique à Moi. Répéter ce mantra, en vérité, c’est se souvenir constamment de Moi. La lettre A est venue originellement de mon visage tourné vers le nord ; la lettre U, de mon visage tourné vers l’ouest ; la lettre M, de mon visage tourné vers le sud ; le point (bindu) est venu de mon visage tourné vers l’est ; la résonance (Nâda) est venue de mon visage central. Ainsi les sonorités jaillissant de ma quintuple forme s’unifièrent et formèrent la syllabe AUM.

Tous les êtres manifestés, qui sont limités par deux dimensions, le nom (nâman) et la forme (rûpa), sont pénétrés, traversés, emplis par ce mantra. Ce mantra les contient tous et il suggère aussi la polarité de Shiva et de Shakti. Similairement a surgi le mantra à cinq syllabes : Namah Shivâya, qui inclut en lui-même toute connaissance. L’ordre des syllabes est le même : la syllabe NA a surgi du visage du nord, MAH du visage de l’ouest, SHI du visage du sud, VA du visage de l’est et YA du visage central. De ce mantra à cinq syllabes naquirent les cinq Mères (Shakti), naquit le Shiromantra, naquit la Gâyatri en trois parties. Tout l’ensemble des Védas et les millions de mantras ont émané de mes cinq visages. Différents buts sont atteints par différents mantras, mais tout est atteint par le mantra AUM à lui seul. »
(Shiva-Purâna Vidyeshvara-Samhitâ X. traduction : Tara Michaël - Gallimard)



FIN DU SIXIEME CHAPITRE
Par Philippe Pankratoff
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

TITRE

  • La fine fleur du Yoga 

CITATIONS



Le privillège rare que représente un corps humain vous a été donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre divinité.
(Ma Ananda Moyi)
Le monde est aveugle, rares sont ceux qui voient.
(Dhammapada)
Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme.
(Yoga vasishtha)
Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne.
(Baba Farid)
Celui qui possède la gnose sait d'où il vient et où il va.
(Evangile de Vérité)
La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient.
(Mata Amritanandamayi)
Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu.
(Shibli)
Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)
Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé.
(Ramana Maharshi)
Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu.
(Angelus Silesius)
Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être.
(Nisargadatta)
L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience.
(Nisargadatta)
Les Shastras, les Ecritures sacrées ne présentent aucun intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l'intérieur. Elles sont destinées aux autres.
(Ramana Maharshi)
Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu.
(Ramakrishna)
C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort.
(Ramakrishna)
Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde.
(Nisargadatta)
Cette création appelée le jeu de Shakti (Maya) n'est qu'une idée du Seigneur. Si l'on transcende l'idée, l'Etre seul demeure.
(Ramana Gîta)
Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout.
(Astravakra Gîtâ)
Le Soi n'est ni mâme, ni femelle, ni neutre. Il ne peut être objet ni de perception, ni de déduction.
(Avadhuta Gîtâ)
Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours.
(Angelus Silesius)
Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble.
(Ramana Mahardhi)
Vouloir suivre la voie de la connaissance sans la dévotion, c'est comme manger des pierres.
(Mata Amritanandamayi)
Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu.
(Ramakrishna)
L'océan est contenu dans une goutte d'eau et la goutte d'eau dans l'océan.
(Ma Ananda Moyi)
Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes.
(Sin Sing Mei)
Le véritable silence est l'absence d'ego.
(Ramana Maharshi)
Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective.
(Ramana Maharshi)
Il n'existe aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi.
(Ma Ananda Moyi)
Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit.
(Mata Amritanandamayi)
Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui.
(Jami)
Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi.
(Khwaja Mir Dard)
L'Amour, en vérité, est Dieu.
(Thiroumoular)
Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur didèle.
(Hadith)
Invoquez avec amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle
et disparait si une seule étincelle tombe dessus.
(Ramakrishna)
Les oiseaux viennent se poser sans crainte auprès des bienheureux qui habitent les grottes des montagnes, livrés à la contemplation de la Lumière Suprême et boivent les larmes de bonheur qui coulent de leurs yeux. (verset hindou)
Comme se mélangent les eaux du Gange et de la Yammunâ, ainsi se mêlent, dans le coeur du chercheur pieux, les deux courants de l'amour et du sacrifice. Dans son coeur, l'eau sacrées'épanche jour et nuit et ainsi s'achève le cycle des naissances et des morts.(verset hindou)


SYNDICATION

  • Flux RSS des articles

RECOMMANDER

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus