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L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
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Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
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Cherchez Et Vous Trouverez !

Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

http://annuaireduyoga.com

lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
http://www.yoganet.fr

    5 posture du lotus 

http://annuaire.pro/yoga/    

 

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l'Evangile selon Thomas

l'Evangile selon Thomas

Voici les paroles cachées

que Jésus le Vivant a dites

et qu'a transcrites Didyme Judas Thomas.

.

1

Et il a dit :

Celui qui trouvera l'interprétation de ces paroles

ne goûteras pas la mort.

.

2

Jésus a dit :

Que celui qui cherche ne cesse de chercher

jusqu'à ce qu'il trouve ;

et quand il aura trouvé,

il sera bouleversé,

et, étant bouleversé,

il sera émerveillé,

et il régnera sur le Tout.

.

3

Jésus a dit :

Si ceux qui vous guident vous disent :

voici, le Royaume est dans le ciel,

alors les oiseaux du ciel vous devanceront ;

s'ils vous disent qu'il est dans la mer,

alors les poissons vous devanceront.

Mais le Royaume, il est le dedans

et il est le dehors de vous.

Quand vous vous serez connus,

alors vous serez connus

et vous saurez que c'est vous

les fils du Père le Vivant.

Mais s'il vous arrive de ne pas vous connaître,

alors vous êtes dans la pauvreté,

et c'est vous la pauvreté.

.

22

Jésus vit des petits qui tétaient.

Il dit à ses disciples :

Ces petits qui tètent sont comparables

à ceux qui vont dans le Royaume.

Ils lui dirent :

Alors, en étant petits,

irons-nous dans le Royaume ?

Jésus leur dit :

Quand vous ferez le deux Un

et le dedans comme le dehors

et le dehors comme le dedans

et le haut comme le bas,

afin de faire le mâle et la femelle

en un seul

pour que le mâle ne se fasse pas mâle

et que la femelle ne se fasse pas femelle,

quand vous ferez des yeux à la place de l'oeil

et une main à la place d'une main

et un pied à la place d'un pied,

une image à la place d'une image,

alors vous irez dans le Royaume.

.

24

Ses disciples dirent :

Renseigne-nous sur le lieu où tu es,

car il est nécessaire que nous le cherchions.

Il leur dit :

Que celui qui a des oreilles entende !

Il y a de la lumière

au-dedans d'un être lumineux

et il illumine le monde entier.

S'il n'illumine pas,

il est ténèbres.

.

25

Jésus a dit :

Aime ton frère comme ton âme ;

veille sur lui

comme sur la prunelle de ton œil.

.

26

Jésus a dit :

Le brin de paille qui est dans l'œil de ton frère,

tu le vois,

mais la poutre qui est dans ton œil,

tu ne la vois pas.

Quand tu auras rejeté la poutre de ton œil,

alors tu verras clair

pour rejeter le brin de paille de l'œil de ton frère.

.

28

Jésus a dit :

Je me suis tenu au milieu du monde

et je me suis manifesté à eux dans la chair.

Je les ai trouvés tous ivres ;

je n'ai trouvé parmi eux personne qui eût soif

et mon âme a souffert pour les fils des hommes

parce qu'ils sont aveugles dans leur coeur

et ne voient pas

qu'ils sont venus au monde vides

et en sont même à tenter de repartir vides.

Mais voilà, maintenant ils sont ivres.

Quand ils auront rejeté leur vin,

alors ils changeront de mentalité.

.

75

Jésus a dit :

Il y en a beaucoup

qui se tienne près de la porte,

mais ce sont les solitaires

qui entreront dans le lieu du mariage.

.

77

Jésus a dit :

Je suis la lumière qui est sur eux tous.

Je suis le Tout.

Le Tout est sorti de moi.

Fendez du bois, je suis là ;

levez la pierre,

vous me trouverez là.

.

106

Jésus a dit :

Quand vous ferez le deux Un,

vous serez Fils de l'homme,

et si vous dites :

montagne, éloigne-toi,

elle s'éloignera.

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Sources : les mystiques Chrétiens des origines

Sources : les mystiques Chrétiens des origines

 

GREGOIRE DE NAZIANCE

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Grégoire de Naziance, dit « le Jeune », ou encore Grégoire le Théologien, né en 330 en Cappadoce et mort en 390, est un théologien et un Père de l'Église.

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« Le Grand Architecte de l’univers conçut et réalisa un être doué des deux natures, la visible et l’invisible : Dieu créa l’homme, tirant son corps de la matière préexistante qu’Il anima de Son propre Esprit […]. Ainsi naquit en quelque sorte un univers nouveau, petit et grand à la fois. Dieu le plaça sur la terre, […] cet adorateur « mêlé », pour contempler la nature visible, être initié à l’Invisible, régner sur les créatures de la terre, obéir aux ordres d’En Haut, réalité à la fois terrestre et céleste, instable et immortelle, visible et invisible, tenant le milieu entre la grandeur et le néant, à la fois chair et esprit […] ; animal, en route vers une autre patrie et, comble du mystère, rendu semblable à Dieu par un simple acquiescement à la Volonté Divine. »

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« Le Verbe de Dieu prit une parcelle de la terre nouvellement créée, façonna de ses mains immortelles notre forme et lui communiqua la Vie : car l’esprit qu’Il lui a insufflé est un jet de l’Invisible Divinité. Ainsi, de la boue et du Souffle, l’homme fut créé, image de l’Immortel […]. C’est pourquoi, en ma qualité de terre, je suis attaché à la vie d’ici-bas, mais portant aussi une parcelle de la Divinité, le désir du monde à venir travaille mon cœur. »

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« O toi l’Au-delà de tout, comment t’appeler d’un autre nom ? Quel hymne peut te chanter ? Aucun mot ne t’exprime. Quel esprit peut te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui est dit est sorti de Toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout ce qui se pense est sorti de Toi. Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets. Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas. L’universel désir, le gémissement de tous tend vers Toi. Tout ce qui existe te prie et vers Toi, tout être qui sait lire ton univers, fait monter un Hymne de Silence. En Toi seul tout demeure. En Toi, d’un même élan, tout déferle. De tous les êtres Tu es la fin. Tu es unique. Tu es chacun et Tu n’es aucun. Tu n’es pas un être, Tu n’es pas l’ensemble : Tu as tous les noms ; comment t’appellerai-je, Toi, Le Seul qu’on ne peut nommer ? »

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« Dieu a toujours existé, et Il existera toujours ; ou, pour dire mieux, Il existe toujours. En effet, « avoir été » et « être dans le futur », c’est exprimer les fragments de la durée telle que nous la connaissons, un écoulement de la nature. Mais Dieu, LUI est l’ « Eternel Existant » et c’est là le nom qu’Il se donne à LUI-même lorsqu’Il dévoile l’avenir à Moïse sur la montagne. En effet Il contient en LUI-même l’Etre tout entier, lequel n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin, ce que j’appellerais un océan d’Etre sans limites et sans fin, placé au-delà des concepts que notre intelligence peut se former de la durée et de la nature. On peut L’évoquer par l’intelligence que d’une manière obscure […], non par une connaissance de Sa Nature Propre mais par une vision des réalités qui L’entourent. Rassemblant et comprenant les images qui s’imprègnent dans notre esprit, nous pouvons arriver à reconstituer comme une ressemblance de la Vérité […] ; Il éclaire la partie supérieure de notre être, pourvue qu’elle soit purifiée, autant que, dans sa rapidité, l’éclair frappe notre vue et cela, selon moi, pour qu’en proportion de l’intelligence que nous avons de LUI, Il nous attire à Soi […] et que, dans la mesure où nous ne Le comprenons pas, il existe en nous la curiosité ; celle-ci fera naître dans notre âme le désir de Le connaître plus avant ; ce désir nous dépouillera ; ce dépouillement nous rendra semblable à Dieu. Lorsque nous aurons atteint cet état, Dieu conversera avec nous comme avec des amis et, si j’ose dire, Dieu uni à des dieux et se révélant à ceux-ci, sera connu autant qu’Il connaît ceux qui Le connaissent. »

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« Arrêtez-vous non à la loi des forts, mais à celle du Créateur. Secourez de votre mieux la nature, honorez la liberté originelle, respectez les personnes, protégez votre espèce contre le déshonneur, secourez-la dans ses maladies, arrachez-la à sa pauvreté. […] Ne cherchez à vous distinguer des autres que par votre générosité. Soyez des dieux pour les pauvres en imitant la miséricorde de Dieu. L’homme n’a rien de plus en commun avec Dieu que la faculté de faire le Bien. »

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GREGOIRE DE NYSSE

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Grégoire de Nysse, né entre 331 et 341 en Turquie, mort après 394, est un théologien et un Père de l'Église.

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« Ici dans le domaine spirituel, la naissance ne vient pas d’une intervention étrangère, comme c’est le cas pour les êtres corporels qui se reproduisent d’une manière extérieure. Elle est le résultat d’un choix libre et nous sommes ainsi en un sens nos propres parents, nous créant nous-mêmes tels que nous voulons être et par notre liberté nous façonnant selon le modèle que nous choisissons. »

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« Connais combien ton Créateur t’a honoré au-dessus de toute créature. Le ciel n’est pas une image de Dieu, ni la lune, ni le soleil, ni la beauté des astres, ni rien de ce qui peut être vu dans la création. Seul tu as été fait image de la Réalité qui dépasse toute intelligence, ressemblance de la Beauté incorruptible, empreinte de la Divinité véritable, réceptacle de la Béatitude, sceau de la Vraie Lumière. Lorsque tu te tournes vers LUI, tu deviens ce qu’Il est LUI-même […]. Il n’y a rien de si grand parmi les êtres qui puisse être comparé à ta grandeur. Dieu peut mesurer le ciel tout entier à l’empan. La terre et la mer sont enfermées dans le creux de sa main. Et cependant, LUI qui est si grand et contient toute la création dans la paume de sa main, tu es capable de Le contenir, Il demeure en toi et Il n’est pas à l’étroit en circulant dans ton être, LUI qui a dit : « J’habiterai au milieu d’eux et J’y circulerai » (II Cor6,16) »

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« Que Dieu ait revêtu notre nature, c’est un fait qui ne présente rien d’étrange ni d’insensé pour les esprits qui ne se font pas de la Réalité une idée trop mesquine. Qui serait assez faible d’esprit pour ne pas croire, en considérant l’univers, que Dieu est tout : qu’Il se revêt de l’univers et, en même temps, le contient et y réside ? Ce qui existe dépend de Celui qui existe et rien ne peut exister qui ne possède l’existence dans le sein de Celui qui est. Si donc tout est en LUI, et s’il est dans tout, pourquoi rougir de la foi qui nous enseigne que Dieu a pris un jour naissance dans la condition humaine, LUI qui, même aujourd’hui, existe en l’homme ? »

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« Le Royaume de Dieu est en vous » (Luc 17,21). Par là nous apprenons qu’avec un cœur purifié, nous voyons dans notre propre beauté l’image de la Divinité […]. Il y a en toi la capacité de voir Dieu : Celui qui t’a formé a déposé dans ton être une immense force. Dieu, en te créant, a enfermé en toi l’image de Sa Plénitude, comme on imprime dans la cire la marque d’un cachet. Mais la délivrance a dissimulé l’empreinte de Dieu. […] Tu es comme une pièce de métal : sous la pierre à aiguiser, la rouille disparaît. La pièce était noire, voici qu’elle reflète l’éclat du soleil et brille à son tour. Comme elle, l’homme intérieur, ce que notre Maître nomme le Cœur, une fois débarrassé de la rouille qui cachait sa beauté, retrouvera l’image première et sera réel. »

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« Lorsque l’âme, devenue simple, unifiée, réellement semblable à Dieu, trouve la Plénitude […], elle adhère et se mêle à ce seul réellement aimable et désirable par l’activité vivante de l’Amour, se transformant en ce qu’elle appréhende et découvrant toujours. »

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« Telle est la participation à la Plénitude Divine, qu’elle rend plus grand, immense, celui qui la réalise, de sorte qu’il ne cesse jamais de croître. La source des réalités, en effet, ne cessant jamais de jaillir, l’être de celui qui participe voit sa propre grandeur s’accroître de tout ce qui jaillit en LUI, si bien que sa capacité croît avec l’abondance des biens. »

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PSEUDO-MACAIRE

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Pseudo-Macaire ou Macaire-Syméon est un moine du IVe siècle qui a probablement vécu en Mésopotamie.

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« Si tu es devenu le trône de Dieu et que le conducteur céleste t’a pris pour char, et que ton âme entière est devenue œil spirituel et entièrement Lumière, si tu t’es nourri de la nourriture de l’Esprit, si tu as bu l’Eau de la Vie, et revêtu les vêtements de l’indescriptible Lumière, si ton homme intérieur a été établi dans l’expérience et la Plénitude de toutes ces choses, voici que tu vis en vérité la Vie Eternelle. »

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« L’âme qui a été jugée digne de participer à l’Esprit dans Sa Lumière et qui a été illuminée par la splendeur de Sa Gloire Ineffable, lorsqu’Il a fait d’elle sa demeure, devient toute Lumière, tout visage, tout œil, et il ne reste plus aucune part d’elle-même qui ne soit remplie d’yeux spirituels de Lumière. C’est-à-dire qu’elle n’a rien de ténébreux mais qu’elle est toute Lumière et Esprit, toute pleine d’yeux, n’ayant plus de revers, mais présentant son visage de tous côtés, la Beauté indescriptible de la Gloire et de la Lumière du Christ étant venue en elle et résidant en elle. De même que le soleil est en tout semblable à lui-même, n’ayant aucun revers, aucun lieu inférieur, mais tout entier resplendit de Lumière, […] de même l’âme qui a été illuminée par l’Ineffable Beauté, Gloire et Lumière de la face du Christ, et remplie du Saint-Esprit, qui a été digne de devenir la demeure et le temple de Dieu, est tout œil, toute Lumière, tout visage, toute Gloire et tout Esprit, le Christ l’ornant de la sorte, la portant, la soutenant, et ainsi l’illuminant et la décorant de la Beauté Spirituelle. »

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« La grâce grave dans le cœur des Fils de Lumière les lois de l’Esprit. Ils ne doivent donc pas seulement puiser leur assurance dans les Ecritures d’encre, car la Grâce de Dieu grave aussi les lois de l’Esprit et les mystères célestes sur les tables du cœur. Le cœur en effet commande et régit tout le corps. Une fois que la grâce s’est emparée des pâturages du cœur, elle règne sur tous les membres et les pensées. Car c’est en LUI que sont l’esprit et toutes les pensées de l’âme et son espérance. Par LUI la grâce passe dans tous les membres du corps. »

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« Si tu renonces à la vie que tu mènes aujourd’hui, si tu persévères dans la prière, tu sentiras que ton effort t’apporte un grand repos, tu découvriras dans ces peines et ces fatigues bien légères une joie, une douceur immense. Ineffable est la tendresse de Dieu. Il s’offre LUI-même à ceux qui, de toute leur foi, croient que Dieu peut habiter le corps de l’homme et faire de lui Sa demeure glorieuse. Dieu a bâti le ciel et la terre pour que l’homme y demeure, mais Il a aussi bâti le corps et l’âme de l’homme pour en faire Sa propre demeure, pour habiter dans son corps, s’y reposer comme en une maison bien tenue ».

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« Voici le véritable fondement de la prière : être attentif à ses pensées et se livrer à la prière dans un grand calme, une grande paix, de manière à ne pas choquer les autres […]. L’homme devra donc porter le combat sur ses pensées, tailler dans leur masse […], se pousser vers Dieu, ne pas faire les volontés de ses pensées, mais au contraire, les ramener de leur dispersion en triant les pensées naturelles d’avec les mauvaises. L’âme sous le péché s’avance comme à travers un fleuve envahi de roseaux, de fourrés […]. Qui veut les franchir doit étendre les mains et, péniblement, écarter de force l’obstacle qui l’emprisonne. Ainsi les pensées de la puissance ennemie enveloppent l’âme de leur gangue. Il faut un grand zèle, une grande attention pour les discerner. »

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 « Les lampes innombrables qui brûlent ont toutes été allumées au même feu, c’est–à-dire que toutes, elles ont été allumées et brillent sous l’action d’une seule et même substance. Ainsi les Chrétiens resplendissent sous l’action du Feu Divin, le Fils de Dieu. Leurs lampes allumées se trouveront au fond de leur cœur et brillent en Sa Présence, pendant le temps qu’ils passent sur terre, tout comme LUI-même resplendit. L’Esprit ne dit-il pas : « C’est pour cela que Dieu t’a oint d’une huile d’allégresse » (Ps 45,8) ? Il a été appelé Oint (Christos) afin que, recevant l’onction de la même huile dont il a été oint, nous puissions nous aussi être appelés des « Christos », étant de la même nature et formant avec LUI un seul corps. Il est écrit également : « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés forment un seul tout » (Héb 2,11) »

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 « Ceux qui ont été jugés digne de devenirs enfants de Dieu et de naître d’en haut de l’Esprit-Saint […), ils leur arrivent de pleurer et de s’affliger pour tout le genre humain, ils prient pour l’Adam total en versant des larmes, embrasés qu’ils sont d’Amour Spirituel pour l’humanité. Parfois aussi leur esprit s’enflamme d’une telle Joie et d’un tel Amour que, si c’était possible, ils prendraient tous les hommes dans leur cœur, sans distinguer les mauvais des bons. Parfois encore, dans l’humilité de l’esprit, ils s’abaissent tellement devant tout homme qu’ils se considèrent comme les derniers et les moindres de tous. Après quoi, l’Esprit les fait de nouveau vivre dans une Joie ineffable. »

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MAXIME LE CONFESSEUR

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Maxime le Confesseur né 580 et mort en 662, est probablement un moine et un théologien byzantin.

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« Une âme qui nourrit de la haine contre un homme ne peut être en paix avec Dieu. […] « Si vous ne pardonnez aux hommes leurs fautes, dit-il, votre Père céleste non plus ne vous pardonnera pas les vôtres » (Mat6,14). […] Tout le but des préceptes du Sauveur, c’est d’arracher l’esprit au chaos et à la haine, pour le mener à Son Amour et à celui du prochain. D’où jaillit comme un éclair la Sainte Connaissance. »

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« Le but de la foi, c’est la vraie révélation de son objet. Et la vraie révélation de l’objet de la foi, c’est la communion indicible avec Lui […]. Et cette communion est le retour des croyants à leur principe comme à leur fin […] et donc le rassasiement du désir. Et le rassasiement du désir, c’est la stabilité éternellement en mouvement des désirants autour de l’objet désiré… et donc l’éternelle jouissance sans séparation […], la participation aux choses divines. Et cette participation aux choses divines est la similitude du participé et des participants. Et cette similitude c’est selon l’énergie, l’identité des participants avec le participé […]. Cette identité, c’est la Déification. »

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 « L’homme déifié, tout en restant entièrement homme par sa nature, dans son âme et dans son corps, devient entièrement Dieu dans son âme et dans son corps, par la grâce et la Splendeur Divine de la Gloire béatifiante qui le pénètre entièrement. »

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 « Devenue Dieu par déification, la créature ne porte et ne manifeste désormais que l’Energie Divine, de sorte qu’il n’y a plus en toutes choses qu’une seule et unique énergie commune à Dieu et à ses élus, ou plutôt il n’y a plus que Dieu seul, dans la mesure où, comme il convient à l’Amour, il envahit tout entier ses élus tout entiers. »

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ISSAC LE SYRIEN

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Issac le Syrien ou Issac de Ninive, né en 640 et mort en 700, est un ascète, mystique, écrivain, théologie, évêque. Un des plus grands Maîtres Spirituels du Christianisme oriental.

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« Purifie-toi et tu verras le Ciel en toi. En toi tu verras les anges et leur Lumière, et tu verras leur Maître avec eux et en eux. […] Le Pays Spirituel de l’homme à l’âme purifiée est au-dedans de Lui. Le soleil qui brille en lui est la Lumière de la Trinité. L’air que respirent les pensées qui lui viennent est l’Esprit-Saint Consolateur. Avec lui demeurent les anges. Leur vie, leur joie, leur fête sont le Christ, Lumière de la Lumière du Père. Un tel homme se réjouit à toute heure de la contemplation de son âme, il s’émerveille de sa beauté qu’il y voit, cent fois plus lumineuse que la splendeur solaire. […] C’est là le Royaume de Dieu caché au-dedans de nous, selon la parole du Seigneur. »

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 « Quand tu t’adonnes à la prière, si tu es autant que possible loin de toute distraction et si le verset s’arrête soudain sur ta langue et immobilise ton âme dans le Silence, si en dehors de ta volonté, ce Silence demeure en toi, sache que tu viens d’entrer dans la Paix […]. Et encore : si tu vois en toute pensée qui se lève en ton âme, en tout souvenir et en toutes contemplations qui te tiennent dans la Paix, les larmes emplir tes yeux et couler sans effort sur tes joues, sache que le mur s’est ouvert devant toi […]. Et si tu trouves en toi de temps en temps ton intelligence plongée dans ton cœur sans que tu l’aies prévu et hors de toute règle, et si elle y reste un moment […], si après cela tu sens tes membres comme pris par une grande faiblesse, si la Paix règne sur tes pensées, si cet état persiste, sache que la nuée a commencé à couvrir de son ombre ta demeure. »

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« C’est au moment où l’homme prie et supplie Dieu et LUI parle, se faisant violence pour recueillir de partout […] ses pensées, qu’il s’ouvre à Dieu seul et à son cœur rempli par LUI. Il comprend alors l’incompréhensible. Car l’Esprit-Saint […] souffle en lui jusqu’à ce que, dans la plus haute attention, cesse le mouvement même de la prière, que dans son émerveillement, l’esprit soit frappé d’admiration et comblé d’Amour, et qu’il oublie son désir et sa propre demande. Ses mouvements sont plongés dans une ivresse profonde. Il n’est plus au monde. Il ne distingue plus entre l’âme et le corps et la mémoire des choses. Le grand et divin Grégoire l’a dit : « La prière est la pureté de l’esprit. Elle s’arrête elle-même quand la Lumière de la Sainte Trinité la ravit dans l’émerveillement. »

.

« Viens un autre état, lorsque l’homme marche sur le chemin de la Vie […] et que d’en haut lui est donnée la grâce d’éprouver la douceur de la connaissance de l’Esprit. Il reçoit la certitude que Dieu veille sur lui […] et il est en admiration devant les Essences Spirituelles des choses. […] C’est alors qu’entre en lui la douceur de Dieu et le feu de son Amour. […] On sent cette puissance quand on observe avec une attention contemplative tous les êtres de la création, toutes les choses que l’on rencontre. […] Par l’effet de cette grande attention, l’homme atteint désormais l’Amour de Dieu et s’enivre comme de vin. Ses membres fondent. Son esprit est hors de lui-même. Et son cœur est emporté à la suite de Dieu. »

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« Il arrive par moments que délices et jouissances pénètrent tout le corps. Et la langue de chair ne peut plus rien dire, tellement les choses terrestres ne sont plus alors que cendres et scories. Les premières délices, celles du cœur, nous comblent dans la veille : l’esprit brûle à l’heure de la prière, au moment de la lecture, au cours de méditations fréquentes ou de longues contemplations. Mais les dernières délices nous viennent autrement, souvent la nuit, et de cette manière : quand nous sommes entre le sommeil et la veille, quand nous dormons sans dormir et sommes éveillés sans l’être vraiment. Palpitant dans tout son corps, ces délices pénètrent l’homme. Il lui apparaît alors que ce n’est là rien d’autre que le Royaume des Cieux. »

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 « L’Amour de Dieu est par nature une chaleur. Quand il fond sans mesure sur un homme, il plonge son âme dans l’extase. C’est pourquoi le cœur de celui qui l’a senti ne peut supporter d’en être privé. Mais il connaît un changement étrange, à la mesure de l’Amour qui l’envahit. Tel sont les signes de cet Amour : le visage de l’homme s’enflamme de joie et son corps est comblé de chaleur. La peur et la pudeur le quittent, comme s’il était sorti de lui-même. […] Il est comme fou. La mort terrible lui est joie, […] Il n’a plus sa connaissance et sa vision naturelles. Il n’a plus conscience de ses gestes. Bien qu’il continue d’agir, il ne sent rien, comme si son intelligence était suspendue dans la contemplation. Sa pensée est toujours en dialogue avec l’Autre. »

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« O le plus petit des hommes, veux-tu trouver la Vie ? Garde en toi la foi et l’humilité et tu trouveras en elles Celui qui te garde et demeure secrètement en toi. Quand tu viens devant Dieu par la prière, sois comme la fourmi, comme ce qui rampe sur terre, comme un enfant qui balbutie. Et ne dis rien devant LUI que tu prétendes savoir. Mais approche Dieu avec un cœur d’enfant. Va devant LUI pour recevoir cette sollicitude avec laquelle les pères veillent sur leurs tout petits enfants. On l’a dit : « Le Seigneur garde les petits enfants » Quand Dieu verra qu’en toute pureté de cœur tu te confis à LUI plus qu’à toi-même, alors une puissance inconnue de toi viendra faire en toi sa demeure. Et tu sentiras dans tous tes sens la puissance de Celui qui est avec toi. »

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« L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte plus dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit LUI-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme. Qu'il mange, qu'il boive, quoi qu'il fasse et jusque dans le sommeil profond, le parfum de la prière s'élève sans peine dans son cœur. La prière ne le quitte plus. A tous les moments de sa vie, quand bien même elle paraît cesser, elle est toujours secrètement à l'œuvre en lui. Un des Pères porteurs du Christ dit que la prière est le Silence des purs. Car leurs pensées sont des mouvements divins. Les mouvements du cœur et de l'intelligence purifiés sont les voix pleines de douceur par lesquelles de tels hommes ne cessent de chanter en secret au Dieu caché. »

 

 

 

 

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le Nouveau Testament

le Nouveau Testament

 

EVANGILE SELON MATHIEU

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.« La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la Lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la Lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il ? »

 

« Aucun homme ne peut servir deux maîtres ; ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

 

« Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faîtes pas de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » 

 

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : « Laisse-moi retirer la paille de ton œil », alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre dans ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère. »  

 

« Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvrira. » 

 

« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, et il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

 

« Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s’est écroulée et son écroulement a été complet. »

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« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. »

 « Amen, je vous le dis, si vous ne changez pas pour devenir comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume  des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. »

EVANGILE SELON JEAN 

« Au commencement était le Verbe (la Parole de Dieu), et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par LUI, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans LUI. En LUI était la vie, et la vie était la Lumière des hommes, la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. »

« Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n’est que chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit qu’il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut ; tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit. »

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne n’accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la Vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu LUI donne l’Esprit sans compter. » 

« Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissante en Vie Eternelle. »

« Mais l’heure vient - et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et Vérité ; tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est Esprit, et ceux qui L’adorent, c’est en Esprit et Vérité qu’ils doivent L’adorer. »

« Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » 

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ses amis » 

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le Coran

le Coran

Le Coran (la récitation) est le livre sacré de l’Islam. Il regroupe les paroles qu’Allah (Dieu) aurait révélées au prophète Mahomet, par l’archange Gabriel. Celui qui fait Miséricorde, le Miséricordieux Seigneur LUI.

« Invoquez votre Seigneur avec crainte et désir ardent. La miséricorde de Dieu est proche de ceux qui font le Bien. »

« Souviens-toi de ton Seigneur, en toi-même, à mi-voix, avec humilité, avec crainte, le matin et le soir. Ne sois pas au nombre de ceux qui sont négligents. »

« Ceux qui demeurent auprès de ton Seigneur ne se considèrent pas trop grands pour L’adorer. Ils Le glorifient et ils se prosternent devant LUI. »

« Seuls sont vraiment croyants : ceux dont les cœurs frémissent à la mention du Nom de Dieu ; ceux dont la foi augmente lorsqu’on leur récite Ses versets ; - ils se confient en leur Seigneur – ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui donnent en aumône une partie des biens que nous leur avons accordés. Voilà ceux qui, en toute vérité, sont les croyants. Des degrés élevés leur sont réservés auprès de leur Seigneur, avec un pardon et une généreuse récompense. »

« C’est LUI, mon Seigneur ! Il n’y a de Dieu que LUI ! Je me confie en LUI ; vers LUI est mon retour. »

« Proclame la louange de ton Seigneur ! Sois au nombre de ceux qui se prosternent ! Adore ton Seigneur, jusqu’à ce que la certitude te parvienne ! »

« Gloire à LUI ! Il est élevé à une grande hauteur, au-dessus de ce qu’ils disent ! Les sept cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve célèbrent ses louanges. Il n’y a rien qui ne célèbre ses louanges – mais vous ne comprenez pas leurs louanges. Dieu est plein de mansuétude et Il pardonne. »

« Invoquez Dieu, ou bien : invoquez le Miséricordieux. Quel que soit le nom sous lequel vous L’invoquez, les plus beaux noms LUI appartiennent. »

 « O vous les hommes ! Si vous êtes dans le doute au sujet de la Résurrection, sachez qu’en vérité, c’est nous qui vous avons créés de poussière, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang, puis d’une masse flasque, formée ou non. – Nous vous l’expliquons ainsi – Nous déposons dans les matrices ce que nous voulons jusqu’à un terme fixé ; puis nous vous en faisons sortir petits enfants, pour que vous atteignez plus tard votre maturité. Tel d’entre vous meurt ; un autre parvient à l’âge de la décrépitude au point de ne plus rien savoir de ce qu’il savait. Tu vois la terre désertique, mais dès que nous faisons descendre de l’eau, elle remue, elle gonfle, elle fait pousser toutes sortes de belles espèces de plantes. Il en est ainsi parce que Dieu est la Vérité, qu’Il est Celui qui rend la vie aux morts, qu’Il est puissant sur toute chose. »

« Votre Dieu est un Dieu unique ! Soumettez-vous donc à LUI ! Annonce la bonne nouvelle aux humbles dont les cœurs frémissent lorsque le Nom de Dieu est prononcé ; à ceux qui patiemment ce qui les atteint ; à ceux qui s’acquittent de la prière ; à ceux qui donnent en aumônes une partie des biens que nous leur avons accordés. »

« Dieu est la Lumière des cieux et de la terre ; Sa Lumière est comparable à une niche où se trouve une lampe. La lampe est dans un verre ; le verre est semblable à une étoile brillante. Cette lampe est allumée à un arbre béni : l’olivier qui ne provient ni de l’Orient, ni de l’Occident et dont l’huile est près d’éclairer sans que le feu la touche. Lumière sur Lumière ! Dieu guide vers Sa Lumière qui Il veut. Dieu propose aux hommes des paraboles, Dieu connaît toute chose. »

« Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que LUI ! A LUI, la louange en ce monde et dans la vie dernière ! Le jugement LUI appartient ; vous retournerez à LUI. »

« Mon Seigneur connaît le mystère incommunicable ; le poids d’un atome ne LUI échappe ni dans les cieux, ni sur la terre ; il n’y a rien de plus petit ou de plus grand que cela qui ne soit inscrit dans un livre explicite, afin de récompenser ceux qui auront cru et qui auront accompli des œuvres bonnes. Voilà ceux qui trouveront un pardon et un don généreux. »

« Ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre les louanges de Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Sage. La Royauté des cieux et de la terre LUI appartient. Il fait vivre et Il fait mourir, Il est puissant sur toute chose. Il est le Premier et le Dernier. Celui qui est apparent et Celui qui est caché. Il connaît parfaitement toute chose. »

« C’est LUI qui a créé les cieux et la terre en six jours, Il s’est ensuite assis en majesté sur le Trône. Il connaît ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort ; ce qui descend du ciel et ce qui y monte. Où que vous soyez, Il est avec vous. Dieu voit parfaitement ce que vous faîtes. La Royauté des cieux et de la terre LUI appartient. Toute chose retourne à Dieu. Il fait pénétrer la nuit dans le jour, Il fait pénétrer le jour dans la nuit. Il connaît parfaitement le contenu des cœurs. Croyez en Dieu et en son Prophète. Donnez en aumônes ce dont Il vous a fait les dispensateurs. Ceux qui, parmi vous, auront cru et qui aurons fait l’aumône, recevront une grande récompense. Pourquoi ne croyez-vous pas en Dieu, alors que le Prophète vous appelle à croire en votre Seigneur ? Il a vraiment conclu une alliance avec vous, si vous êtes croyants. C’est LUI qui a révélé à son serviteur des signes clairs pour vous faire sortir des ténèbres vers la Lumière. Dieu est bon et miséricordieux envers vous. »

« Il est Dieu ! Il n'y a de dieu que LUI. Il est Celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent Il est le Tout Miséricorde Le Miséricordieux Il est Dieu ! il n'y a de dieu que LUI ! Il est le Roi, le Saint, la Paix, celui qui témoigne de sa propre véridicité. L'Englobant, le Tout-Puissant, L'Irrésistible, le Magnanime. Gloire à Dieu si loin de ce qu'ils LUI associent ! Il est Dieu ! Le Créateur ; Celui qui donne un commencement à toute chose ; Celui qui façonne. Les Nom les plus beaux LUI appartiennent. Ce qui est dans les cieux et sur la terre célèbre Ses Louanges. Il est le Tout-Puissant, le Sage. »                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Anthologie du Soufisme

Anthologie du Soufisme

 

AL-GHAZALI

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Al-Ghazâlî né en 1058 et mort en 1111, est un soufi d’origine perse. Personnage emblématique dans la culture musulmane, il représente le mysticisme le plus profond.

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 « L’univers est constitué par deux mondes, spirituel et matériel, ou, si vous préférez, un monde des sens et un monde de l’Intelligence ; ou encore, un monde supérieur et un monde inférieur. Toutes ces expressions sont proches l’une de l’autre, et la différence entre elles,  n’est qu’une question d’éclairage. Si l’on considère les deux mondes en eux-mêmes, on utilise la première expression ; si c’est par rapport à l’organe qui les saisit, la seconde ; si c’est leur relation mutuelle, la troisième expression. On peut aussi les appeler le monde de la souveraineté et de la perception sensorielle, et le monde de l’Invisible et du Royaume Céleste.[…] Le monde visible est, ainsi que nous l’avons dit, le point de départ vers le monde du Royaume Céleste, et l’avance du pèlerin sur la Voie Droite est une expression désignant cette ascension, qui peut aussi être désignée comme la Religion et le lieu où descend la Lumière qui guide. S’il n’y avait pas de relation et de connexions entre les deux mondes, toute ascension de l’un vers l’autre serait inconcevable. C’est pourquoi la Miséricorde Divine a conféré au monde visible une correspondance avec le monde du Royaume Céleste, et pour cette raison il n’existe pas une seule chose dans ce monde du sens, qui ne soit un symbole de quelque chose dans l’autre monde. »

« Pour les mystiques, Dieu fait parler chaque atome des cieux et de la terre de Son omnipotence, d’une façon telle, qu’ils entendent comment tout proclame Sa sainteté, chante Ses louanges et confesse sa propre impuissance et ce, dans un langage parfaitement clair. »

 « Ainsi que le dit encore le grand mystique Abû Yazid Bistamî : « Le savant n’est pas celui qui emprunte sa connaissance à quelque livre, et qui devient ignorant quand il oublie ce qu’il a appris. Le vrai savant est celui qui reçoit, quand il le veut, sa connaissance de son Seigneur, sans étude ni enseignement. »

« Quand l’homme s’est rendu familier avec le dhikr (invocation du Nom de Dieu), il se sépare de toute chose. Or, à la mort, il est séparé de tout ce qui n’est pas Dieu. Dans le tombeau, il ne lui reste ni épouse, ni biens, ni enfant, ni ami. Seul lui reste le dhikr. Si ce dhikr lui est familier, il y prend plaisir et se réjouit que les obstacles qui l’en détournaient aient été éloignés […], de sorte qu’il se découvre comme seul avec son Bien-Aimé. Ainsi l’homme, après la mort, trouve son plaisir dans cette intimité. Puis, pris sous la protection de Dieu, il s’élève de la pensée de la rencontre, à la rencontre elle-même. »

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IBN’ARABI

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Ibn’Arabi, né en 1165 en Espagne et mort en 1240 en Syrie, est un théologien, juriste, poète et métaphysicien musulman. Il est considéré comme le plus grand des Maîtres du Soufisme.

 « Quiconque vivifie une âme morte par la vie de la connaissance dans n'importe quel domaine rattaché à la connaissance de Dieu, la vivifie vraiment. Cette connaissance particulière étant pour cette âme comme une lumière avec laquelle elle marche parmi les gens, c'est-à-dire entre ceux qui lui sont pareils en forme. »

 

« Celui dont la langue se tait, même si son cœur ne se tait pas, allège son fardeau ; celui dont la langue et le cœur se taisent tous les deux, purifie son « Centre Secret » et son Seigneur s'y révèle ; celui dont le cœur se tait, mais dont la bouche parle, prononce les paroles de la Sagesse ; mais celui dont ni la langue ni le cœur ne se taisent est objet de Satan et soumis à sa domination. Le silence de la langue est un des traits ordinaires de tous les hommes spirituels, et de tous les Maîtres de la Voie. Le Silence du cœur est parmi les caractères distinctifs des « rapprochés » qui sont des gens de contemplation. L'état que le Silence assure aux « progressants » est la préservation des malheurs, et celui qu'il favorise chez les « rapprochés » est l'entretien dans la familiarité seigneuriale. »

 

« Il est prairie pour les gazelles, couvent pour les moines, temple pour les idoles, Mecque pour les pèlerins, Tablettes de la Torah et livre du Coran. Je suis la religion de l'Amour, partout où se dirigent ses montures, L'Amour est ma religion et ma foi. »

 

« Tandis que l'ascète se plaît à renoncer au monde, et que celui qui se confie à Dieu repose entièrement sur son Seigneur, et tandis que le désirant recherche les chants spirituels et l'enthousiasme annihilant, et que l'adorateur est tout à sa dévotion et à son effort, enfin tandis que le sage connaisseur exerce sa force d'esprit et se concentre sur le but, ceux qui sont investis de l'Autorité et possèdent la Science restent cachés dans l'invisible et ne les connaît ni « connaisseur », ni « désirant », ni « adorateur », comme ne les perçoit ni « confié à Dieu », ni « ascète » ! L'ascète renonce au monde pour en obtenir le prix, le confiant se remet à son Seigneur pour atteindre son dessein, le désirant recherche l'enthousiasme pour abolir le chagrin, l'adorateur fait du zèle dans l'espoir d'accéder à la « proximité », le connaisseur sage vise par sa force d'esprit l' « arrivée », mais la Vérité ne se dévoile qu'à celui qui efface sa propre trace et perd jusqu'à son nom ! »

« Lorsque l'homme s'éloigne des créatures ainsi que de sa propre âme, et fait taire en lui la conscience du moi pour laisser place seulement à la connaissance du Seigneur, aussi lorsqu'il se détache de la nourriture corporelle et se maintient en état de veille pendant que les autres sont plongés dans le sommeil, lorsqu'il réunit donc en lui ces quatre résultats, sa nature humaine est transmuée en nature angélique, sa servitude est changée en Seigneurie, son intelligence est convertie en faculté intuitive , sa Réalité invisible devient manifeste. »

« Celui qui unit en sa connaissance de Dieu le point de vue de la transcendance avec celui de l’immanence, et qui attribue à Dieu les deux aspects globalement, le connaît vraiment, c’est-à-dire qu’il le connaît globalement, non pas distinctement, de même que l’homme se connaît soi-même globalement et non pas distinctement. »

« Celui qui est fixé sur telle adoration particulière ignore nécessairement la vérité intrinsèque d’autres croyances, par là-même que sa croyance en Dieu implique une négation d’autres formes de croyance. S’il connaissait le sens de la parole de Junyad  « La couleur de l’eau, c’est la couleur de son récipient », il admettrait la validité de toute croyance, et il reconnaîtrait Dieu en toute forme et en tout objet de foi. C’est qu’il n’a pas la connaissance de Dieu, mais se fonde uniquement sur l’opinion dont parle la Parole Divine : « Je Me conforme à l’opinion que Mon serviteur se fait de Moi », ce qui veut dire : Je ne Me manifeste à Mon adorateur que sous la forme de sa croyance ; donc qu’il généralise, s’il veut, ou qu’il détermine. La Divinité conforme à la croyance est celle qui peut être définie, et c’est Elle, le Dieu que le cœur peut contenir selon la Parole Divine : « Ni Mes cieux, ni Ma terre ne peuvent Me contenir, mais le cœur de Mon serviteur fidèle Me contient ». Car la Divinité absolue ne peut être contenue par aucune chose, puisqu’Elle est l’essence même des choses et SA propre Essence. »

« Dieu est donc le miroir dans lequel tu te vois toi-même, comme tu es Son miroir dans lequel Il contemple Ses Noms. Or, ceux-ci ne sont rien d’autre que LUI-même. »

« […] Ainsi en va-t-il pour l'Amour : un être n'aime en réalité personne d'autre que son créateur. [...] Et si tu aimes un être pour sa beauté, tu n'aimes nul autre que Dieu, car Il est l'Etre-Beau. Ainsi, sous tous ses aspects, l'objet de l'Amour est uniquement Dieu. En outre, comme Dieu se connaît Soi-même et que c'est en se connaissant Soi-même qu'Il a connu le monde, Il l'a produit « ad extra » à Son image. Ainsi le monde est-il pour LUI un miroir dans lequel Il voit sa propre image, et c'est pourquoi Dieu n'aime que Soi-même, de sorte que s'Il déclare : Dieu vous aimera, – en réalité Il est Soi-même celui qu'Il aime. »

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RUMI

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Rûmî Djalâl ad-Dîn, né en 1207 en Afghanistan et mort en 1273 en Turquie, est considéré comme le plus grand poète et mystique musulman de langue persane.

« Purifie-toi des attributs du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure, et contemple dans ton propre cœur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres. Le livre du Soufi n’est composé d’encre et de lettres ; il n’est rien d’autre qu’un cœur blanc comme la neige. »

« De même que le Souffle de l’Esprit-Saint, insufflé en Marie, lui a fait concevoir l’Enfant Divin, de même lorsque la Parole de Dieu pénètre dans le cœur de quelqu’un, et que l’inspiration Divine emplie son cœur et son âme, sa nature est telle qu’alors est produit en lui un enfant spirituel ayant le souffle de Jésus qui ressuscite les morts. L’appel de Dieu qu’il soit voilé ou non, octroie ce qu’Il a octroyé à Marie. O vous qui êtes corrompus par la mort à l’intérieur de votre corps, revenez de la non-existence à la voix de l’Ami. En vérité, cette voix provient de Dieu. Dieu a dit au Saint : « Je suis ta langue et tes yeux, Je suis tes sens, Je suis ton contentement et Je suis ton courroux. Va, car tu es celui dont Dieu a dit : « Par Moi, il entend et par Moi, il voit ; tu es la Conscience Divine. » Comment conviendrait-il de dire que tu possèdes cette Conscience Divine ? Puisque tu es devenu, par ton émerveillement, « Celui qui appartient à Dieu », Je suis à toi, car Dieu lui appartiendra. Parfois Je te dis : « C’est toi », parfois « C’est Moi ». Quoi que Je dise, Je suis le soleil illuminant toutes choses. »

« Que faire, ô Musulmans ? Car je ne me reconnais pas moi-même. Je ne suis ni Chrétien, ni Juif, ni Guèbre, ni Musulman ; je ne suis ni d’Orient, ni d’Occident, ni de la terre, ni de la mer ; je ne proviens pas de la nature, ni des cieux en leur révolution. […]. Ma place est d’être sans place, ma trace d’être sans trace ; ce n’est ni le corps ni l’âme, car j’appartiens à l’âme du Bien-aimé. J’ai renoncé à la dualité, j’ai vu que les deux mondes sont Un : Un seul je cherche, Un seul je sais, Un seul je vois, Un seul j’appelle. Il est le Premier, Il est le Dernier, Il est Manifeste, Il est le Caché ; je ne connais nul autre que « ô LUI » et « ô LUI qui est ! ». Je suis enivré à la coupe de l’Amour, je n’ai que faire des deux mondes ; je n’ai d’autre fin que l’ivresse et l’extase. Si j’ai passé un seul instant de ma vie sans Toi, de ce moment et de cette heure, je me repens. Si j’obtiens en ce monde un seul moment avec Toi, je foulerai aux pieds les deux mondes, je danserai en triomphe à jamais. O Shams de Tabriz ! Je suis si enivré en ce monde que je ne sais rien d’autre qu’ivresse et transports. »

« Quand l’homme et la femme deviennent Un, Tu es cet Un ; quand les unités sont effacées, Tu es cet Unité. Tu as façonné ce Je et ce nous afin de pouvoir jouer au jeu de l’adoration avec Toi-même. Afin que tous les Je et Tu deviennent une seule âme, et soient à la fin submergés dans le Bien-aimé. »

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AWHAD AL-DIN BALYANI

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Awhad al-dîn Balyânî, originaire de la région de Shîrâz(Iran), mort en 1288, est un des plus grands Maîtres  du Soufisme. Auteur de l’Epître sur l’Unicité absolue, dont voici quelques extraits.

       

1 - Au Nom d'Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux. La louange à Allâh, le Seigneur des mondes. De la signification de la parole du Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix ! -: "Celui qui se connaît soi-même, connaît son Seigneur."....

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3 -.... Nul ne Le voit, si ce n'est Lui ; nul ne l'atteint, si ce n'est Lui ; nul n'a de science à Son sujet si ce n'est Lui. Il se connaît Lui-même par Lui-même et Se voit Lui-même par Lui-même. Nul autre que Lui ne Le voit. C'est Son Unicité même qui est Son voile, et non pas quelque chose qui serait "autre que Lui "; c'est Son Etre même qui Le voile. Son Unicité est occultée par Son Unicité au delà de tout "comment ".

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4 - Aucun "autre que Lui "ne le voit. Il n'est pas de prophète envoyé, de saint parfait ou d'ange rapproché qui Le connaisse. Son prophète, c'est Lui ; Son envoyé, c'est Lui. Il S'est envoyé Lui-même, par Lui-même, de Lui-même à Lui-même ; il n'y a pas d'intermédiaire ou de cause seconde qui serait autre que Lui. Il n'y a pas de différence entre Celui qui envoie, ce qui est envoyé et celui à qui l'envoi est destiné. Les lettres de la Prophétie sont Son être même. Il n'y a pas d' "autre" qui pourrait cesser d'être (après avoir été) ou à propos de qui on pourrait parlé de "nom" et de "nommé".

5 - C'est en raison de tout cela que le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix ! - a dit : "Celui qui se connaît soi-même connaît son Seigneur ". Il a dit aussi : "J'ai connu mon Seigneur par mon Seigneur ". Ce que le Prophète indique par là, c'est que tu n'es pas "toi "mais que tu es "Lui "et qu'il n'y a pas de "toi "; et non pas qu'il entre en toi ou sort de toi, ou que tu entres en Lui ou sort de Lui. Cela ne signifie pas davantage que tu possèdes l'être et que tu es qualifié par tel ou tel attribut - non, définitivement non ! Ce qu'il a voulu dire, c'est que tu es totalement dépourvu d'être et que jamais tu ne "seras ", que ce soit par toi-même, ou par Lui, ou en Lui, ou avec Lui. On ne peut dire de toi, ni que tu cesses d'être, ni que tu es. Tu es Lui et Il est toi, sans aucune de ces imperfections. Si tu connais ton "être " de cette façon, alors tu connais Allâh ; et sinon, tu ne Le connais pas !

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6 - La plupart de ceux qui se prétendent des Connaisseurs subordonnent la connaissance d'Allâh à l'extinction de l'être et à "l'extinction de l'extinction ". C'est là une erreur et un manque de discernement manifeste ; la connaissance d'Allâh n'exige, ni extinction de l'être, ni extinction de cette extinction car les choses n'ont pas d'être et ce qui n'a pas d'être ne peut donc s'éteindre puisque l'extinction suppose l'affirmation préalable que ce qui s'éteint était. Si tu te connais comme n'étant pas et (par conséquent comme) ne cessant pas d'être, alors tu connais Allâh ; et sinon, tu ne Le connais pas !

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12 - Lorsque ce secret se dévoile à toi, tu sais que tu n'es pas "ce qui est autre qu'Allâh "mais que tu es toi-même le But de ta quête, que tu n'as nul besoin de l'extinction (pour y parvenir), que tu n'as jamais cessé et ne cesseras jamais d'être, au-delà de tout "quand" et de tout moment, ainsi que nous l'avons déjà mentionné : tu vois Ses attributs comme tes attributs, ton extérieur comme Son Nom "l'Apparent", ton intérieur comme Son Nom "le Caché", ton commencement comme Son Nom "le Premier" et ton terme comme Son Nom "le Dernier", sans le moindre doute ou la moindre hésitation à ce sujet. Tu vois Ses attributs comme tiens et Son essence comme ton essence, sans que tu aies à devenir Lui ou qu'Il ait à devenir toi à quelque degré que ce soit.

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15 - Ne pense donc pas que (pour Le connaître) tu dois d'abord cesser d'être : car si cette extinction était nécessaire, cela signifierait que tu Le voiles. Il serait par conséquent voilé par "autre que Lui ", ce qui impliquerait nécessairement qu'un autre que Lui peut l'emporter sur Lui et L'empêcher d'être vu. C'est là une erreur et un manque de discernement : ainsi que nous l'avons déjà mentionné, Son voile n'est rien d'autre que son Unicité et Sa singularité. Voilà pourquoi il est licite à celui qui parvient à la Vérité essentielle de dire : "Je suis la Vérité " ou "Gloire à moi !". Nul n'est véritablement parvenu jusqu'à Lui aussi longtemps qu'il ne voit ses attributs comme les attributs d'Allâh et son essence comme l'essence d'Allâh ; cela sans qu'il y ait infusion en Allâh ou effusion, à partir de Lui, de Son essence et de Ses attributs, et sans qu'il y ait non plus extinction par rapport à Allâh ou permanence en Lui. Il se voit comme ayant toujours été dépourvu d'être propre, et non pas comme l'ayant eu, puis perdu. Il n'y a de soi que le Soi, il n'y a d'être que Son Etre. Le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix ! - a fait allusion à cela lorsqu'il a dit : "N'insultez pas le Temps, car Allâh est le Temps ", affirmant ainsi que la transcendance d'Allâh - qu'il soit exalté et béni - exclut tout associé, égal ou pareil.

 .

17 - Quand se découvre le secret d'un seul atome se découvre aussi le secret de toutes les choses existenciées, apparentes ou cachées, et tu cesses de voir les deux mondes comme autres qu'Allâh ; leurs noms et ce qu'ils nomment sont dépourvus de réalité. Ou plutôt : leurs noms et ce qu'ils nomment, et leur existence même sont Lui, sans le moindre doute. Tu ne vois pas Allâh comme ayant jamais créé une chose quelconque mais comme étant "chaque jour à une oeuvre ", laquelle tantôt Le manifeste et tantôt L'occulte, et cela en dehors de toute modalité concevable : Car "Il est le Premier et le Dernier, l'Apparent et le Caché et Il est Savant à l'égard de toute chose". Il se manifeste par son Unicité et se cache par sa Singularité. Il est le Premier par Son Essence et Son Immutabilité et le Dernier par Sa permanence éternelle. Il est l'être même du Nom "le Premier " et du Nom "le Dernier " du Nom "l'Apparent " et du Nom "le Caché ". Il est à Lui-même le Nom et le Nommé. De même qu'il est nécessaire qu'Il soit, il est nécessaire que ce qui est "autre que Lui " ne soit pas. En effet, ce que tu crois être "autre que Lui " n'est pas "autre que Lui ". "L'autre que Lui " est Lui ; Sa transcendance exclut qu'un "autre que Lui " soit véritablement "autre " : "l'autre que Lui " est Lui sans qu'il y ait réellement altérité, que ce soit "avec Lui ", ou "en Lui ", intérieurement ou extérieurement.

 .

28 - Celui qui comprend cet exemple sait qu'il n'y a en fait ni union, ni séparation ; que le connaisseur est Lui et que le connu est Lui ; que celui qui voit est Lui et que ce qui est vu est Lui ; que celui qui arrive est Lui et que ce à quoi il arrive est Lui. Nul autre que Lui ne parvient à Lui, nul autre que Lui ne se sépare de Lui. Quiconque comprend cela est totalement exempt de l'idolâtrie de l'idolâtrie ; quiconque ne l'a pas compris n'a pas même respiré le parfum de cette libération de l'idolatrie.

 .

29 - La plupart de ceux qui se prétendent des "Connaisseurs ", qui pensent connaître leur Soi et leur Seigneur et se croient libérés de l'illusion cosmique, déclarent que la voie ne peut être parcourue que par "l'extinction" puis par "l'extintion de l'extinction". Cette erreur vient de ce qu'ils ne comprennent pas la parole du Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix ! - et, croyant s'être défaits de l'idolâtrie, font allusion tantôt à la "négation de l'existence" ou à son "extinction", tantôt à "l'extinction de l'extinction", tantôt à "l'effacement" tantôt au déracinement. Or toutes ces désignations relèvent de la pure et simple idolâtrie car celui qui affirme la présence à coté de Lui de quelque chose qui est susceptible ultérieurement d'extinction, puis d'extinction de l'extinction, affirme qu'il y a un "autre que Lui ": or celui qui affirme cela Lui donne un associé - qu'i soit exalté ! Qu'Allâh nous guide et vous guide vers la Voie droite !

 .

30 - Tu t'es formé l'idée que tu étais toi

Or tu n'es point toi et ne le fus jamais !

Car si tu étais toi, tu serais un Seigneur

Et le second de deux. Abandonne cette idée !

Entre Son Etre et ton etre, il n'y a nulle différence.

Il n'est pas distinct de toi, ni toi de Lui.

Si, par ignorance, tu déclares que tu es autre que Lui ton endurcissement est manifeste.

Mais si ton ignorance cesse, alors tu t'affines.

Car ton union est séparation, ta séparation union

Et ton éloignement, proximité : par cela tu atteindras la perfection.

Renonce à l'intellect et comprends par la lumière du dévoilement.

Afin que ne t'échappe point ce que tu tiens de Lui.

N'associe à Allah aucune chose

Afin de n'être point avili, car l'idolâtie avilit.

.

35 - Sache, en résumé, que celui qui voit et ce qui est vu, celui qui trouve et ce qui est trouvé, celui qui sait et ce qui est su, Celui qui existencie et ce qui est existencié, celui qui perçoit et ce qui est perçu ne sont qu'Un. Il voit, connaît, perçoit Son Etre par Son Etre, au-delà de toute modalité et de toute forme de vision, de connaissance ou de perception. De même que Son Etre transcende tout "comment", de même aussi la vision, la connaissance ou la perception qu'Il a de Lui-même sont sans "comment".

 .

38 - J'ai connu le Seigneur par le Seigneur

Sans hésitation ni doute

Mon essence est réellement Son essence

Sans imperfection, ni défaut

Il n'y a pas, entre nous, de devenir

Et mon âme est le lieu où le Caché apparaît

Depuis que je Le connais, mon âme est exempte de tout mélange et de toute corruption

Je suis parvenu à m'unir à mon Bien-aimé

Il n'y a plus ni éloignement, ni proximité

J'ai obtenu du Munificent un don

Qui n'a ni contrepartie, ni cause

Sans que mon âme s'éteigne en Lui.

.   

ABD AL-KHAKIQ

 Le grand soufi Abd A-Khakiq consigna dans un document, à l'intention de son successeur, une règle de conduite à suivre pour le disciple.

.

- Sois présent à chaque souffle. Respire consciemment. Ne laisse pas ton attention s’égarer, ne serait-ce que le temps d’un soupir. Rappelle-toi de toi-même en toute situation.

- Evite les faux pas. Garde présent à l’esprit le but que tu t’es fixé à chacun de tes pas. N’oublie jamais que ton désir c’est la liberté.

- Tu voyages vers chez toi. N’oublie pas que tu quittes le monde des apparences pour aller vers le monde de la Réalité.

- La solitude dans la foule. Dans toutes tes activités extérieures, garde ta liberté intérieure. Apprends à ne pas t’identifier à quoi que ce soit, c’est-à-dire, sois extérieurement avec les gens, intérieurement avec Dieu. Sois capable d’entrer pleinement dans la vie du monde extérieur sans jamais perdre ta propre liberté.

- N’oublie pas ton Ami, c’est - à-dire Dieu. Que la prière de ta langue devienne la prière de ton cœur..

- Retourne à Dieu. N’aie d’autre but que d’atteindre la Réalité.

- Sois vigilant. Ecarte toutes pensées et images étrangères. Concentre-toi sur ton activité extérieure et intérieure. Apprends à retirer ton attention des images indésirables. 

- Souviens-toi. Sois toujours conscient de la qualité de la présence divine. Habitue-toi à reconnaître la présence de Dieu dans ton cœur.

 

 

 

 

 

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dialogues avec l'ange

dialogues avec l'ange

LES DIALOGUES AVEC L'ANGE (extraits) : recueilli par Gitta Mallaz - Aubier éditeur

.

"La voie qui mène à la perdition est large.

Etroite est la vraie, étroite,
car l'homme ne peut y passer que seul.
Et c'est Lui-même qui fraie le chemin.
Le "jamais-vu" éclaire la Voie ;
Le "jamais-entendu" vous guide."
  .
"Il n'est ténèbres qu'au-dehors,
au-dedans, ce n'est pas possible.
Il n'y a de bruit qu'au-dehors,
mais au-dedans naît le Silence.
Il n'y a de temps qu'au-dehors,
et c'est au-dedans qu'il s'arrête.
Il n'y a de mort qu'au-dehors,
et c'est au-dedans qu'est la Vie.
L'âme ne s'égare qu'au-dehors,
au-dedans, son nid éternel."
.
"Le vase est encore opaque.
Si, dedans, le Sept est incandescent,
sa paroi devient transparente.
Sa gloire traverse la paroi.
Il n'y a plus ni mort,
ni bruit, ni souffrance.
Au-dedans, le temps s'arrête.
Lui, Il fait signe,
et tout être se met à chanter,
par vous, soyez dans la Joie."
 . 
"La Co-naissance est la clef.
Mystère caché.
Lorsque sa lumière apparaîtra,
tous verront par elle.
La Co-naissance est le sept.
La Co-naissance est le lien entre les deux contraires.
La Co-naissance est en vérité : Amour."
  .
"Toute ivresse est avant-goût du Sans Poids.
C’est pour cela que l’homme la recherche…
mais sur le mauvais chemin.
Soyez ivres de Dieu !
C’est cela le symbole du vin, c’est Son sang.
Vertu, bonté, bonnes intentions ne sont que pots ébréchés,
pots vides, sans la Boisson.
Avec une soif inextinguible soyez assoiffés de l’Ivresse,
qui seule peut délivrer."
.
"Que voulez-vous donner,
s’il n’y a rien en vous !
Vous êtes des pots misérables sans la Boisson.
A celui qui vraiment demande à boire,
la Boisson est donnée."
  .
"L'indice est la Joie.
Je ne peux pas dire mieux.
C'est un indice sûr.
Une seule place où trouver la Joie :
au-delà de la personne."  
  .
"Lui est silence,
Lui qui est toujours avec vous.
Son enseignement est aussi silence.
Ce qui est silence
ne peut être dénaturé.
Aussi celui qui se cache
derrière tous les mensonges
ne peut s'y glisser.
L'invisible ne peut être figuré.
Ainsi Lui ne peut être défiguré."
  .
"Lui donne  éternellement,
Lui ne se lasse jamais,
Lui le Tout-Puissant.
Agir n'est possible que par Lui.
Toute lumière, Il en est la source.
Tout espace, Il en est la base.
Tout être qui a la foi, c'est Lui.
Tout chant s'élève jusqu'à Lui.
Ne meurt pas celui qui le sert.
Tout parfum monte auprès de Lui.
Ne connaît pas la fatigue celui qui s'élance vers Lui.
Toute montagne se dresse vers Lui.
Qui cherche, trouve le chemin,
Tout autre chemin aboutit au néant.
Toute parole s'efface devant Lui.
Lui est la maison - et Lui est l'habitant."
  .
"Tu ne connais pas encore la Vie
car tu es en train de naître.
Une Vie viendra en comparaison de laquelle
la vie actuelle est : mort."
.
 

(Extraits de l'entretien n°88)

"Au commencement était le Silence.

Du sein du Silence est né le Son.

Le Son est l’Amour.

Le Son est le Fils du Seigneur.

Le Seigneur est le Silence.

Au sein du Silence reposait le Son.

Il est devenu corps.

Il est né.

L’Amour est la première projection.

Le corps n’est rien d’autre,

qu’Amour devenu matière.

C’est Lui qui œuvre.

Le Son est élan.

La création est projection,

matière faite de l’Amour Divin.

Ainsi est née la Vie.

Sont nés, d’un Son, les Sept.

De l’Un, les deux contraires,

qui s’attirent et se repoussent.

D’un Son, les Sept.

Des Sept – tous les degrés de Vie, merveille !

Suite infinie de Sons.

La création chante, résonne.

Symphonie Divine.

Suite infinie de Sons et cependant Sept.

Les deux contraires et le Sept sont la clef de tout.

Les deux contraires concentrent et dispersent.

Mais sur le plan sacré, sur la ligne sacrée,

ils sont attraction, concentration.

Le Seigneur est Silence.

Le Seigneur est Son.

Le Seigneur est Harmonie-Amour […]."

Gitta Mallaz

Gitta Mallaz

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Tao-Té-King

Tao-Té-King

1

La voie qui peut s'énoncer

N'est pas la Voie pour toujours

Le nom qui peut la nommer

N'est pas le Nom pour toujours

Elle n'a pas de nom : Ciel et Terre en procède

Elle a un nom : Mère-de-toute-choses 

En ce toujours-n'étant considérons le Germe

En ce toujours-étant considérons le Terme

Deux noms issus de l'Un

Ce deux-un est mystère

Mystère des mystères

Porte de toute merveille.

 

10

Peux-tu faire à ton âme embrasser l'Un

Dans une union indissoluble ?

Peux-tu, en concentrant ton souffle, devenir

Aussi souple qu'un nouveau-né ?

Peux-tu purifier ta vision interne

Jusqu'à la rendre immaculée ?

Peux-tu chérir le peuple et gouverner l'Etat

Sans user de subtilité ?

Peux-tu ouvrir et clore les battants du Ciel

En jouant le rôle féminin ?

Peux-tu tout voir et tout connaître

En cultivant le non-agir ?

Elève les êtres, nourris-les

Sans chercher à les asservir

Oeuvre sans rien revendiquer

Sois un guide et non pas un maître

Voilà la Vertu mystérieuse.

 

11

Bien que trente rayons convergent au moyeu

C'est le vide médian

Qui fait marcher le char

L'argile est employée à façonner des vases

Mais c'est du vide interne

Que dépend leur usage

Il n'est chambre où ne soient percées porte et fenêtre

Car c'est le vide encore

Qui permet l'habitat

L'être a des aptitudes

Que le non-être (Principe inconnaissable) emploie.

 

14

Ce n'est pas ton oeil qui pourrait le voir

Son nom est Sans-Forme

Ce n'est pas ton ouï qui pourrait l'entendre   

Son nom est Sans-Bruit

Ce n'est pas ta main qui pourrait le prendre

Son nom est Sans-Corps

Triple qualité insondable

Et qui se fond dans l'unité

Sa portion supérieure n'est point illuminée

Sa portion inférieure n'est point obscure

Il se meut sans cesse, innommé

Jusqu'à ce qu'il ait fait retour

Dans le royaume de Sans-Choses

Forme informe, image sans corps

Evanescence illusion

En l'accueillant tu ne vois pas sa tête

En le suivant tu ne vois pas sa queue

Prend les rênes de la Voie antique

Et tu tiendras en main les contingences présentes

Savoir ce qui fut au principe

Est le point nodal de la Voie.

 

.

« Lorsqu'un homme élevé entend la Voie, il l'embrasse avec zèle. Lorsqu'un homme moyen entend la Voie, il en prend et en laisse. Lorsqu'un homme inférieur entend la Voie, il éclate de rire. La Voie s'il ne riait, ne serait plus la Voie. Les anciens disaient : La Voie de la lumière apparaît ténébreuse, la Voie du progrès rétrograde, la Voie unie apparaît monstrueuse et la Vertu suprême abîme. La blancheur éclatante apparaît obscurcie, la Vertu qui abonde apparaît démunie, la Vertu bien assise apparaît chancelante et la Vertu vraie appauvrie. Le Grand Carré n'a pas de coins. Le Grand Vase est lent à parfaire. La Grande Musique est muette. La Grande Forme sans contours. Cachée, sans nom, la Voie soutient et accomplit. » (Lao-Tseu)

.

​« Le Tao n’est pas seulement la Voie. Il est aussi celui qui la suit. Il est le chemin éternel que parcourent les êtres et les choses. Rien ne produit le Tao, car Il est en soi l’Etre. Il est Plénitude et Vacuité, cause et effet de tout phénomène. Tout émane du Tao, se conforme au Tao et, finalement, se fond à nouveau dans l’Unité du Tao. » (Lao-Tseu)

.

« La Vie n'est pas une chose créée : Elle est. L'on ne commande pas à l'Esprit. Il souffle là où Il Lui plait. Ceux qui croient qu'il est possible d'enseigner l'Inspiration ou le Génie, d'enfermer la Beauté, la Vertu et la Vérité dans des formules, d'imposer de l'extérieur ce qui doit émaner de l'Intérieur, ceux-là sont aveugles. Leur esprit est obscur ; la révélation du Tao ne les a jamais atteints. La Vérité, la Beauté et la Vertu sont des choses qu'il faut découvrir par Soi-même. Et le salut de l'âme est comme le génie, une chose qu'on ne peut ni acheter ni enseigner. Bien que toutes les choses soient identiques en essence, chacune d'elles n'en est pas moins unique. Mais leur sort commun, c'est l'éternel devenir. » (Lao-Tseu)

 

Lao-Tseu

Lao-Tseu

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Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

.

lotus-coeur-jaune[1]

 

Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

    .  

 

.

« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

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lotus-coeur-jaune[1]