Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
  • Contact

Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage

Cherchez Et Vous Trouverez !

Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

http://annuaireduyoga.com

lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
http://www.yoganet.fr

    5 posture du lotus 

http://annuaire.pro/yoga/    

 

/ / /
Upanishads

Upanishads

Quatre-vingtième Upanishad du canon Muktika, appartenant à l’Atharva Véda et classée comme Upanishad de Shakti.

.

[…] « Les dieux, en vérité, dirent au Seigneur : Seigneur ! Tu nous as expliqué clairement la section des pratiques, ainsi que tout ce qui appartient à Tripura, avec les thèmes apparentés. Maintenant, parle-nous du Suprême sans attributs.

.

Le Seigneur leur délivra l’enseignement suivant :

.

Par la quatrième et finale Maya, nous avons eu des indices de Brahman, qui est l’Etre suprême, l’Atman suprême, dont l’essence est Pure Conscience. L’auditeur, le penseur, le voyant, l’enseignant, celui qui touche, proclame, s’informe, le connaisseur suprême, la personne intérieure qui se trouve en toutes les personnes - c’est là l’Atman qu’il faut connaître.

.

En Lui, il n’est ni mondes visibles, ni mondes invisibles, ni dieux ni démons, ni bêtes ni humains, ni ascètes ni mondains, ni castes ni sans castes, ni brahmanes ni non-brahmanes. Solitaire et unique, le suprême Brahman empli de paix, déploie Sa pure Lumière. Là, les dieux, les rishis, les mânes, ne règnent pas. Le connaisseur pleinement éveillé, l’Omniscient, c’est Lui, Brahman.

.

L’aspirant à la Libération doit retirer son mental des objets, car assurément la Libération est le détachement vis-à-vis de tout objet.

.

Le mental est de deux sortes : le pur et l’impur. Le mental impur est mené par les désirs, le pur s’est libéré de tout désir.

.

Le mental, à lui seul, entraîne la servitude de l’homme ou son affranchissement ; s’attacher aux objets, voilà la servitude ; le mental qui s’en retire dénoue les liens d’asservissement.

.

Dépouillé de ses attachements aux objets, se restreignant à la conscience du cœur, le mental cesse dès lors d’être du mental ; tel est l’état suprême.

.

Contrôlez votre mental jusqu’à ce que son apaisement gagne le cœur. C’est cela, la Connaissance et la méditation, et tout le reste n’est que verbiage.

.

Brahman n’est pas pensable comme pur solitaire, Il n’est pas non plus impensable. Ne pensez pas ! Cependant ne faites rien d’autres que penser ! Telle est la voie de l’identification à Brahman, qui est identique à tous les êtres.

.

Le yogin se perd, ainsi que son Atman, dans l’Etre Absolu, par une méditation transcendante ; une méditation sur ce qui n’est pas l’Atman est vaine, ce n’est pas de la méditation.

.

Ce Brahman est Un, sans parties, au-delà de tout concept, sans imperfections. Sachant que tu es Cela, par degrés progressifs, tu deviens authentiquement Brahman.

.

Sachant que Cela est au-delà de tout concept, infini, sans cause ni semblable, incommensurable et sans commencement, l’homme de sagesse est libéré.

.

Il n’est nulle restriction, nulle origine ; nul n’est en servitude ; nul n’aspire à un autre état ; nul ne recherche la Libération ; que dis-je ! Nul n’est libéré - c’est là la vérité.

.

Que tu sois éveillé, rêvant ou profondément endormi, sache-le, il n’est qu’un seul Atman ; pour celui qui est passé au-delà de ces trois états, il n’est plus jamais de renaissance.

.

Il n’existe que l’Atman réel, et uniquement Lui,reflété dans les divers êtres ; Il apparaît comme Un et multiple, telle la lune sur les eaux miroitantes.

.

Lorsqu’on déplace une jarre, l’espace qui est à l’intérieur n’est pas déplacé. De même, l’Atman vivant n’est jamais déplacé, pas plus que l’espace lorsqu’on déplace une jarre.

.

Lorsqu’il est multiplié en différentes formes, distinctes, comme une jarre l’est d’une autre, Il demeure ignorant de ces divisions, et cependant, à chaque fois, Il les connaît.

.

Aussi longtemps que les illusions nées du langage nous tiennent, la différenciation demeure ; dès lors que l’obscurité est dispersée, c’est l’Unité qui devient visible.

.

Le Brahman inférieur est exprimé par les mots ; le Brahman supérieur demeure, éternel, quand se dissipent les mots ; qui connaît ce Brahman pacifiera son mental en méditant sur l’Eternel.

.

Deux Brahman doivent être pris en considération : le Brahman par les mots et le Brahman suprême. Celui qui est très versé en textes sacrés, atteindra assurément au Brahman suprême.

.

L’esprit aiguisé par l’étude des textes, concentré sur la quête de la Connaissance et de la Sagesse, doit lâcher prise en tout : si l’on cherche le grain, on rejettera l’enveloppe.

.

Le lait a toujours la même couleur, même s’il provient de vaches différentes ; la Connaissance est réputée semblable au lait, ses sources son telles des vaches nourricières.

.

Focalisez-vous sur l’œil de la Sagesse, évoquez la pensée « je suis Brahman », le vénérable, le suprême séjour, Un et sans parties, sans agitation, l’unique et le paisible.

.

Quiconque connaît ainsi la forme une et suprême de Brahman, le quatrième résidant en tout être, demeure dans le séjour immortel et suprême. Je prends refuge, pour le salut de ma vie, en cette quatrième gnose de la Connaissance, cause de la manifestation de Brahman. […] »

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turya Tita - dans Les Upanishads
/ / /
Yoga-tattva Upanishad

Yoga-tattva Upanishad

Quarante-et-unième Upanishad du canon Muktika, appartenant au Krishna Yajur Véda et classée comme Upanishad du Yoga. Cette longue Upanishad expose en détails les différentes formes de Yoga et en particulier le Hatha-yoga. Elle commence par une vue d'ensemble et la condition de l'âme individuelle, en proie à la nescience. (traduction de Jean Varenne - Gallimard éditeur)

.

En vue d'aider les adeptes

à avancer sur la voie du Yoga

je vais en exposer les principes ;
qui entendra et assimilera cet enseignement
sera à jamais lavé des souillures du péché.
.
Vishnou, le Grand-Adepte,
le Grand-Etre, le Grand-Ardent,
illumine la Voie de Vérité,
en tant qu'Ame Universelle.
.
Un jour, le diémurge vint à Lui
et Lui demanda,
après Lui avoir rendu hommage,
d'expliquer la vraie nature
du Yoga aux huit degrés.
Et le seigneur Vishnou Lui ayant répondu
qu'il le Lui expliquerait très exactement,
enseigna ce qui suit :
.
Les âmes individuelles
sont prisonnières des heurs et malheurs
qui les affectent en ce monde ;
pour les délivrer du pouvoir de l'illusion
il faut leur donner
la Connaissance du Brahman,
grâce à quoi l'individu
n'est plus affecté par la maladie,
ni par la vieillesse, ni par la mort,
et ne risque plus de renaître.
.
Cette Connaissance est difficile à acquérir,
mais elle est le bateau
qui permet de franchir
le fleuve des renaissances ;
on peut l'atteindre
par mille chemins divers,
mais elle est Une en Vérité,
Refuge Supême au delà de quoi il n'y a rien !
.
Certains cherchent leur voie
dans la pratique des rites,
tels que l'enseignent les Ecritures védiques :
ils tombent par l'ignorance,
dans les pièges du ritualisme.
.
Ni les liturgistes, ni les Dieux même,
ne peuvent rendre compte
de cette Réalité indicible,
car comment cette forme suprême
que seule l'âme connaît
serait-elle connue des Ecritures ?
.
Non ! ce Brahman,
par quoi toutes choses,
depuis le soleil là-haut
jusqu'à la jarre la plus modeste,
sont manifestes,
ne peut être révélé par les Ecritures :
.
Cela se manifeste de Soi-même,
et la vraie nature de ce Brahman
est au-delà du langage
sous toutes ses formes,
tant humaines que Divines !
.
Cela ne peut se mesurer
Cela ne bouge pas,
Cela ne peut être souillé,
Cela ne peut éprouver de souffrance,
Cela transcende toute réalité,
et cependant Cela est investi
par les effets du péché et du mérite,
lorsque Cela prend la forme
d'une âme individuelle !
.
Mais comment est-il possible
que l'Ame Universelle
prenne la forme
d'une âme individuelle ?
​.
Au commencement,
l'Ame Universelle
qui transcende toutes formes d'existence
et dont l'Essence est faite de Connaissance
se mouvait sur les eaux
comme une brise légère.
.
En Elle se manifesta d'abord l'Ego,
racine de toutes choses,
en quoi s'équilibraient les trois qualités
de Lumière, d'Energie et d'Inertie ;
de là naquirent les cinq éléments subtils
et les cinq éléments grossiers,
évoluant à partir de l'oeuf originel ;
et lorsqu'un tel ensemble est affecté
par les heurs et malheurs de l'existence,
on le nomme jîva,
c'est à dire âme individuelle !
.
Ainsi donc l'âme individuelle
qui dans chaque être est captive du monde,
retrouve sa vraie nature d'Atman
lorsqu'elle est libérée des entraves
que sont le désir, la colère, la peur,
l'égarement, la concupiscence, l'orgueil, la passion,
le fait de naître et le fait de mourir,
la misère et la douleur, la paresse,
la faim et la soif,
la honte, la crainte, le malheur
la désolation et l'horreur.
.
Je vais donc te dire
comment délivrer l'âme de ses liens.
Sans la pratique du Yoga
comment la Connaissance
pourrait-elle assurer la libération de l'âme,
Inversement, comment la pratique seule,
non étayée de Connaissance,
assurerait-elle cette libération ?
.
L'adepte avisé, s'il désire la libération,
doit s'efforcer à la fois
d'acquérir la Connaissance
et de pratiquer le Yoga comme il convient
car la source du malheur est dans l'ignorance
Le savoir au contraire délivre.
.
On l'acquiert en s'exerçant d'abord
au raisonnement logique :
par lui on distingue
ce qui convient vraiment de connaître.
.
Par le raisonnement, on se rend compte
que l'objet de la Connaissance
est le Brahman Suprême et sans second.
.
D'évidence, on Le perçoit comme Seigneur,
indivis et sans tâche,
Etre, Conscience, Béatitude,
qui transcende les trois moments cosmiques :
création, conservation, dissolution
et toute manifestation
et toute connaissance !
Savoir cela mérite seul
le nom de Connaissance.
.
Je vais maintenant t'exposer le Yoga.
Quoique unique, il est, en fait, multiple,
du moins quant aux façons de le pratiquer :
Mantra-yoga, Laya-yoga, Hatha-yoga, Râja-yoga,
telles sont les formes du Yoga
qu'on peut décrire de la sorte :
.
Le Mantra-yoga
consiste à répéter incessamment
durant douze années,
des formules  et des lettres-matries ;
on acquiert ainsi progressivement
la connaissance et les pouvoirs
tels que de se faire aussi ténu qu'un atome.
Un tel Yoga, pourtant,
ne concerne que l'adepte
peu doué intellectuellement.
.
Le Laya-yoga
Quoique diversement décrit
consiste uniquement
à détruire l'activité mentale.
.
Qu'il marche ou se tienne imobile,
qu'il dorme ou mange,
l'adepte médite sans relâche
sur le Seigneur sans limites :
ainsi parvient-il à détruire son activité mentale.
C'est cela le Laya-yoga.
 
.Et maintenant le Hatha-yoga.
Les huit degrès qu'il comporte
sont le réfrènements et disciplines,
les postures et le contrôle du souffle,
la rétraction des pouvoirs sensoriels,
la fixation de pensée,
enfin la méditation profonde
et l'Entase finale.
Il faut y ajouter trois groupes de Sceaux
et diverses contractions musculaires.  
{...}
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turya Tita - dans Les Upanishads
/ / /
Kaivalya Upanishad

Kaivalya Upanishad

Douzième Upanishad du canon Muktika, appartenant au Krishna Yajur Véda et classée comme Upanishad de Shiva. (traduction : Paul Deussen - Nataraj éditeur)

 

Alors Ashvalâyana s'approcha du Seigneur et lui dit :

"Enseigne-moi, ô Seigneur, la science suprême du Brahman,

celle des hommes de bien qui est cachée,

grâce à laquelle les sages, vite délivrés de tous les maux,

intègrent le Purusha, le Suprême d'entre les Suprêmes."

 

Le Père de toutes choses lui répondit :

"Connais ceci au moyen de la foi, la dévotion et la méditation :

ce n'est ni par l'action, ni par la descendance, ni par la richesse

que l'on accède à l'immortalité, mais uniquement par le renoncement.

 

Au-delà du ciel, dans la caverne du coeur,

brille Cela où entrent les ascètes.

Ceux qui ont saisi le sens du Vedânta,

dont l'être a été purifié par la pratique du renoncement,

à la fin des temps, dans le monde de Brahmâ,

détachés de tout, ils vont au-delà de l'immortalité.

 

Assis dans une posture plaisante, en un lieu isolé, purifié,

la nuque, la tête et le corps droits, établi dans l'état de renoncement,

réfrénant ses sens, s'inclinant avec dévotion devant le Maître,

l'ascète médite sur le coeur de lotus, pur et sans tâche

et sur Celui qui est à l'intérieur, le Pur, le Sans-douleur.

L'Inconcevable, le Non-manifesté, l'Infinité des formes,

Shiva, le Tranquille, l'Immortel, la Source de Brahmâ

qui est sans commencement, milieu ni fin,

l'Unique, l'Omniprésent, fait de Conscience et de Félicité,

le Sans forme, le Merveilleux, le compagnon d'Umâ,

le Dieu suprême qui a trois yeux et la gorge bleue,

le Parfaitement Tranquille : en méditant sur Lui,

le Témoin universel, la Source primordiale de toute existence,

le sage va au-delà des ténèbres.

 

Lui seul est Brahmâ, Shiva, Indra, l'Indestructible, le Suprême, l'Eclatant ;

Lui seul est Vishnu,

Lui, le Souffle,

Lui, le Feu dévorant,

Il est la Lune.

Il est Tout, ce qui a été, ce qui sera, l’Eternel.

Celui qui Le connaît transcende la mort ; Il n’y a pas d’autre voie de délivrance.

 

Ayant vu le Soi dans tous les êtres et tous les êtres dans le Soi,

l’on accède au Brahman Suprême. Il n’y a pas d’autre moyen pour réaliser Cela.

Ayant fait de soi l’arani inférieur et de la syllabe Om l’arani supérieur,

le sage opère la friction de la Connaissance et brûle les liens (de l’ignorance).

 

C’est le Soi qui, voilé par la mâyâ s’identifie à un corps et à tous ses actes.

Dans l’état de veille, il trouve sa satisfaction avec les femmes,

la nourriture, la boisson et les divers objets de jouissance.

Dans l’état de rêve aussi, le jîva éprouve plaisir et douleur,

dans un monde façonné par sa propre mâyâ,

et lorsque, dans le sommeil profond tout disparaît,

c’est enveloppé dans les ténèbres qu’il gagne la Félicité.

 

Conséquence des actes des vies antérieures,

le jîva passe de veille à sommeil et joue, dans les trois états,

jusqu’à ce qu’il lui soit donné de s’éveiller au Substrat,

Félicité indivisible, là même où se dissolvent les trois états.

De Lui naissent le souffle, le mental et tous les sens,

le ciel, le vent, la lumière, l’eau et la terre qui porte toutes choses.

 

Ce Brahman suprême, Soi de toutes choses, le Grand Séjour

où repose l’univers, plus subtil que le subtil, éternel,

Tu es toi-même Cela, Cela est toi-même.

 

« Ce qui apparaît et se développe dans les états de veille, rêve et sommeil profond,

tel est le Brahman que je suis » :

Celui qui sait Cela est libéré de tous les liens.

 

Ce qui apparaît dans les trois états :

l’objet de l’expérience, l’expérimentateur et l’expérience elle-même,

je suis autre que tout cela. Je suis le Témoin, Pure Conscience, Shiva à jamais.

Tout naît de Moi, tout existe en Moi, en Moi tout se dissout.

Ce Brahman, Un sans second , Je Suis.

 

Plus subtil que l’infime, Je suis aussi le plus grand,je suis cet univers diversifié,

je suis l’Ancêtre, je suis l’Esprit, je suis le Seigneur,

je suis le Doré, j’ai pour forme Shiva.

Dépourvu de mains et de pieds, ma puissance est inconcevable,

je vois sans yeux, j’entends sans oreilles. je suis celui qui connaît,

dépourvu de forme, et nul autre ne Me connaît,

Moi qui suis à jamais Pure Conscience.

 

Je suis Ce qui est à connaître dans tous les Védas,

Moi, unique Auteur du Védanta,

Celui qui connaît les Védas, au-delà du bien et du mal,

indestructible, non né, sans corps, ni organes des sens, ni intellect.

Il n’y a pour Moi ni terre, ni eau, ni feu, il n’y a ni vent ni espace.

Celui qui connaît ainsi la nature du Soi suprême logé dans la cavité du cœur,

indivisible, sans second. Le Témoin de toutes choses,

au -delà de l’être et du non-être, celui-là accède à la pure nature du Soi suprême.

 

Ainsi se termine la première partie.

Celui qui étudie le Shatarudrîya est purifié par le feu,

purifié par le vent, purifié par le Soi, purifié des boissons alcooliques,

purifié du meurtre d’un brahmane, purifié du vol de l’or,

purifié de l’accomplissement des actes (non prescrits)

et du non-accomplissement des actes (prescrits).

Alors il devient avimukta (au-delà de la libération).

S’élevant au-dessus des âshrama,

on doit réciter (cette Upanishad) continuellement ou au moins une fois chaque jour.

Par là est obtenue la connaissance qui met fin au samsâra

et à ses vagues Celui qui connaît ainsi atteint l’Unité,

il atteint l’Unité.

. 

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads
/ / /
Isha Upanishad

Isha Upanishad

Première Upanishad du canon Muktika, appartenant au Shukla Yajur Véda et classée comme Upanishad majeure. (traduction de Gilles Farcet – Argel éditeur)

 

 "Au coeur de ce monde phénoménal, en toutes ses formes changeantes, demeure le Seigneur non changeant. Il te faut donc aller au-delà du changeant et, jouissant de l'intérieur de toi-même, ne plus t'identifier à ce que les autres tiennent pour précieux.

 

Tout en continuant à agir dans le monde, on peut aspirer à vivre centenaire. C'est ainsi et ainsi seulement qu'il est possible à l'homme de se libérer des chaînes de l'action.

 

Ne sont-ils pas dans les ténèbres, ces mondes obscurcis par l'aveuglante nuit de l'ignorance ? C'est dans cette mort que sombrent tous ceux qui assassinent le Soi.

 

Il n'y a qu'un seul Soi et jamais il ne bouge et l'esprit cependant ne peut le saisir tant il se montre prompt. Les sens ne peuvent l'atteindre, il demeure pour toujours hors de leur portée.

 

A jamais immobile, il accomplit, plus que toute activité. Et c'est pourtant en Lui que demeure le souffle qui anime tout ce qui bouge.

 

Il bouge sans se mouvoir, il est éloigné mais proche. Il réside en tout ceci et demeure cependant en dehors.

 

Celui qui en tout voit seulement le Soi, et voit le Soi seulement en tout ce qu'il perçoit, un tel voyant ne renonce à rien. Aux yeux de l'illuminé, tout ce qui existe n'est rien sinon le Soi. Aussi, comment pourraient-ils donc continuer à souffrir, à être la proie de l'illusion, ceux qui vivent cette Unité ?

 

Il est resplendissant, Lui qui imprègne tout, sans limites et sans tache, invulnérable et pur.

 

Il est Celui qui sait ; Esprit unique omniprésent, il se suffit à Lui-même. Il a harmonisé la multiplicité dans les siècles des siècles.

 

Ceux qui se contentent de vénérer l'action sombrent en d'aveuglantes ténèbres. Quant à ceux qui vénèrent la seule méditation, ils sombrent en une nuit plus obscure encore.

 

Car Il n'est ni l'action ni la méditation. Cela, nous l'avons appris de la bouche des illuminés qui nous ont enseigné.

 

La méditation et l'action, celui qui les connaît ensemble par l'action devance la mort, par la méditation gagne l'immortalité.

 

Ceux qui idolâtrent l'Absolu sombrent en d'aveuglantes ténèbres. Quant aux adorateurs du seul relatif, ils sombrent en une nuit plus obscure encore.

 

Car il n'est ni l'Absolu ni le relatif. Cela, nous l'avons appris de la bouche des illuminés qui nous ont enseigné.

 

L'Absolu et le relatif, Celui qui les connaît ensemble, par le relatif devance la mort et par l'Absolu gagne l'immortalité.

 

Le seuil de la Réalité est recouvert d'un voile de lumière dorée. Dévoile-le, ô Seigneur, car mon dharma consiste à vivre la Vérité.

 

O Seigneur de Lumière, tu est celui qui sait. Tous ont reçu de toi la vie, tous sont sous ta tutelle dorée. Ecarte tes rayons, concentre ton éclat afin que je perçoive ta nature magnifique, la plus subtile qui soit, cet Esprit cosmique qui repose en ton coeur. Car moi-même je suis Cela !

 

Que mon souffle se fonde dans le Souffle Cosmique, que mon corps soit poussière. Souviens-toi, ô esprit, ô esprit n'oublie pas ce qui fut accompli. Souvi. OM Krato smara kritam smara ! Krato smara kritam smara !

 

O Agni, montre-nous le droit chemin, conduis-nous jusqu'à l'éternelle liberté, Toi qui es omniscient. Puissions-nous ne jamais dévier de notre But, car c'est entre tes mains que nous nous remettons en toute dévotion. 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads
/ / /
Upanishads du Yoga

Upanishads du Yoga

Quatre-vingt-douzième Upanishad du canon Muktika, appartenant à l'Atharva Véda et classée comme Upanishad du Yoga. La grande Parole (Mahavakya) est bien sûr So'ham (Lui je suis). C'est vraiment la plus Grande Parole révélée depuis les temps les plus anciens. C'est le mantra de l'identification par la Connaissance de l'Identité Suprême. Le mantra So'ham se pratique avec la respiration consciente, sur différents rythmes, d'une manière ininterrompue, le plus souvent étant le mieux, avec dévotion et Connaissance.(traduction Jean Varenne – édition : Gallimard / Unesco).

 .

En ce temps-là, Brahman le Seigneur, annonça :

« La doctrine que je vais révéler dépasse de très loin

les possibilités d'un esprit ordinaire ;

secret des secrets, elle ne doit pas être divulguée,

mais réservée à l'homme de bien

qui, fermé à l'illusion du monde,

désire l'entendre seule ! »

Il y a deux regards : Science et Nescience ;

le premier libère, le second enchaîne ;

mais il faut savoir qu’ils sont étroitement associés.

 .

De la Nescience l'origine est inerte ténèbres.

Il est ténèbres en effet ce monde physique,

tout entier, du Brahman aux objets inanimés ;

né d'un oeuf incréé, sans limite ni fin,

il est mû par l'Amour et par l'Acte,

comme dit l'Ecriture, unanime.

L'Ame, pour sa part, n'est pas ténèbres :

 elle n'aveugle pas.

Au contraire, elle est Savoir,

elle resplendit comme le Soleil brillant dans l'Oeuf du monde !

C'est ce disque de lumière qu'il faut appréhender, rien d'autre.

« Le Soleil qui brille là-haut, c'est le Brahman !  » a-t-on dit ;

il a été déposé en nous grâce à la Formule de l'Oiseau migrateur :

« Je suis Lui ! »

 .

Les deux souffles, l'inspiré, l'expiré,

montant et descendant, acquièrent ce Savoir.

Par une longue pratique, l'adepte l'acquiert aussi,

méditant sur l'Ame trinitaire pareille au Brahman,

et gagnant à la fin de voir l'Ame suprême,

Etre-Conscience-Béatitude !

 .

Une telle vision brille comme mille et mille soleils
et ne peut être éteinte du fait de sa plénitude,

comme l'océan, que l'on ne peut vider.

Elle n'est pourtant pas cette position-de-l'Esprit

qui est l'ultime but du Yoga.

Non, elle n'est pas extinction de la pensée :

elle est unité avec Brahman !

 .

L'adepte, en sa méditation,

contemple cette lumière couleur du soleil

et, par elle, discerne toutes formes,

nomme toutes choses, sait tout ce qui existe ;

tout ce qu'au commencement appela la vie l'Instaurateur,

Indra, Seigneur des Quatre Orients.

Qui sait ainsi est immortel dans ce monde même,

il n'est pas d'autre voie vers la vie éternelle, assurément.

 .

« Par le sacrifice, les Dieux sacrifièrent au sacrifice » :

telles furent les premières Lois et, par elles,

les Dieux majestueux gagnèrent le Ciel

où sont les parfaits d'autrefois devenus des Dieux.

Oui, je suis le Soleil, Lumière suprême !

Je suis Shiva, lumière du Soleil !

Je suis Agni, lumière de l'Ame !

Je suis Lui, lumière de l'Univers ! OM !

Etudier ce texte, quintessence de l'Atharva-Véda,

c'est être lavé de ses péchés :

qui l'étudie de grand matin détruit ses fautes de la nuit ;

qui l'étudie le soir détruit ses fautes du jour ;

qui l'étudie soir et matin est délivré de tout péché ;

qui l'étudie à midi, le visage tourné vers le soleil 
est délivré des cinq péchés qui font déchoir de la caste et de tous les autres ; 
il acquiert la sainteté que l'on gagne à l'étude de tous les Védas,

il obtient de vivre en communion avec Vishnu le Grand !

Telle est l'Upanishad.

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads
/ / /
Mundukya Upanishad

Mundukya Upanishad

Sixième Upanishad du canon Muktika, appartenant à l'Atharva Véda et classée comme Upanishad majeure. (traduction Gilles Farcet - Argel éditeur)

.

OM l'impérissable son est la graine de toute création.

Passé, présent, futur, tous ne sont rien sinon le déploiement de OM.

Quant à ce qui transcende les trois royaumes du temps,

Cela, en vérité est l'éclosion du son OM.

Cette création toute entière est finalement Brahman,

et le Soi, lui aussi, est Brahman.

Ce Soi pur présente quatre aspects :

L'état de veille est le premier, c'est l'expérience commune de la réalité.

Les sens tournés vers l'extérieur, on y jouit du monde dans toute sa variété.

Le second est l'expérience des mondes imaginaires comme on en voit en rêve.

Les sens y demeurent tournés vers l'intérieur captivés par les mondes subtils que crée l'esprit.                                                                                                                                                                                           
Le troisième aspect est le sommeil profond.

Là, l'esprit se repose sans plus rien percevoir.

Cet état situé au-delà de la dualité, d'où émerge par vagues la pensée,

les illuminés le savourent comme un océan de silence et de joie.

Le quatrième, disent les sages, est le seul Soi limpide.

Demeurant au centre de tout, il est le Seigneur,

l' Omniscient, source et aboutissement de tout.

.
Il n'est pas la conscience du monde extérieur,

pas plus que la conscience des mondes intérieurs,

ni la cessation de toute perception.

Il n'est pas le savoir, pas plus que l'ignorance,

pas même  la connaissance.

On ne peut le voir, on ne peut le saisir ni lui assigner la moindre limite.

Il est indicible, il dépasse l'entendement, qui peut le définir ?

On ne le connaît que lorsqu'on devient Lui.

Il est l'aboutissement de toute activité, silencieux, immuable,

il est le Bien suprême, il n'a pas de pareil,

il est Un sans second, il est le Soi réel.


C'est Lui, par-dessus tout qu'il convient de connaître.

OM et ce Soi pur ne font qu’un ;

Les quatre aspects du Soi correspondent à OM que l'on prononce AUM.

A l'expérience du monde extérieur correspond A,

le son premier, source d'action et de réussite.
Celui qui s'ouvre à cet aspect agit librement et connaît le succès.      

A l'expérience du monde intérieur correspond U,
le deuxième son, source d'intégration

 .

Celui qui s'ouvre à cet aspect perpétue la tradition de la Sagesse

et intègre en lui-même les multiples facettes de la vie.

Tout ce qu'il rencontre lui parle de Brahman.

Au sommeil sans rêves correspond M, le troisième son,

source d'équilibre et d'union.
Celui qui s'ouvre à cet aspect ne fait plus qu'un avec le monde

et possède la mesure de toute chose. 

 .

Quand au Soi unique et pur, indivisible, indescriptible,

le Bien suprême, Un sans second,

il correspond à AUM dans sa totalité.

Celui qui s'ouvre à Cela devient alors le Soi.                           

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads
/ / /
trois Upanishads

trois Upanishads

Cinquième Upanishad du canon Muktika, appartenant à l'Atharva Véda et classée comme Upanishad majeure. (traduction : Gilles Farcet - Argel éditeur)  

 

Brahma est l'âiné des dieux. C'est lui le créateur de tout qui , tout en demeurant caché maintient en vie sa création.

Au voyant Atharva il a révélé la connaissance de Brahman, il lui a fait  connaître le plan absolu de l'existence, lui a donné cette connaissance qui est le fondement de toute connaissance.

Atharva l'a transmise au brillant Angir. Angir en a fait don à Satyavaha, fils de Bharadvaja le prompt. Et Satyavaha, celui qui dit la vérité, a transmis à Angiras le savoir et la Connaissance.

 

Il était une fois un homme de renon appelé Shaunaka qui vivait dans le monde.

Il alla trouver Angiras et lui demanda avec tout le respect requis :

"Maître, quelle est donc cette connaissance qui est la clef de l'omniscience ?"

"Ceux qui connaissent Brahman", répondit Angiras,

"ne confondent jamais savoir et Connaissance.

 Savoir, c'est être versé dans les quatre Védas

- Rig, Sama, Yajur et Atharva - et dans les sciences connexes :

la phonétique, les rites, la grammaire, l'étymologie, la métrique et l'astrologie ;

connaître c'est faire directement l'expérience de l'Eternel.

L'Eternel est invisible, il dépasse l'entendement,

il n'a ni cause ni parties, il ne perçoit ni n'agit.

Non changeant et omniprésent, il imprègne tout.

Plus subtil que le plus subtil, il est l'Eternel

que les sages connaissent comme la source de tout.

Tout comme l'araignée tisse son fil avant de le ramener vers elle,

l'ensemble de la création est issu de Brahman puis retourne en son sein.

De même que les plantes prennent racine dans le sol,

c'est la sève de Brahman qui nourrit tous les êtres.

De même que sur nos têtes poussent tant de cheveux,

tout ce qui existe jaillit de Brahman.

 

De la profondeur de sa méditation, Brahman se déploit.

De cette expansion jaillit la force de vie.

De la force de vie naît l'Esprit universel.

L'Esprit engendre les éléments essentiels

à partir desquels se forment les mondes innombrables

et les différents plans dont ils se composent.

Ces mondes sont les royaumes de l'action

et c'est par l'action que l'immortalité nous devient accessible.

 

Du Brahman omniscient dont la méditation est sagesse infinie,

de ce sein silencieux est né le créateur Brahma

qui, de la force de vie en ébullition

a faconné la matière, le nom et la forme.

Telle est la vérité à propos du savoir et de la Connaissance.

 .....................  

[...] Mais ces rites sont, en vérité, de périlleux vaisseaux qui ne peuvent parvenir à l'ultime rivage. Les sciences védiques, en effet, ne sont jamais que le savoir.Quant à ses ignorants qui vénèrent les Védas comme la connaissance suprême, ils sombrent une fois de plus dans la vieillesse et dans la mort.

Bien qu'ils s'estiment sages et savants, ils ne sont que des insensés, noyés dans leur propre ignorance, à la merci de la souffrance, errant de-ci de-là sans but, aveugles guidés par des aveugles.

 Ces enfants ignorants, enchaînés par la dualité, croient leur périple terminé. Leurs désirs les aveuglent, et la vérité leur échappe. Ces âmes égarées, qui tiennent les rites et les vertus pour le bien  le plus élévé, que pourraient-elles soupçonner de la connaissance suprême ? Bien qu'elles aient obtenu de jouir des délices du plus haut paradis, il leur faudra encore revenir en ce monde ou même rétrograder dans un monde inférieur.

Mais ceux qui demeurent en forêt, s'adonnant avec foi à la médidation, eux détiennent la vraie connaissance. Paisibles, vivant d'aumônes, libérés de tout attachement, ils franchissent le seuil du soleil, prenant ainsi congé du corps, et parviennent au Soi suprême, à l'immortel Esprit.

Jamais le vrai Brahmane ne se laisse séduire par ces royaumes obtenus grâce aux rites. Car nulle action ne peut nous valoir ce qui n'a pas été crée. Pour revevoir cette connaissance, il faut te rendre auprès d'un Maître, expert en écritures saintes mais aussi établi en Brahman.

A celui qui l'aborde torche en main, comme il convient, l'esprit calme et silencieux, que le Maître dispense la pleine connaissance du Brahman éternel ; par celle-ci on parvient à l'Esprit immortel qui est la Vérité.

 

Voici la Vérité.

Les étincelles, par milliers,

jaillissent du brasier.

Toutes sont différentes,

mais chacune cependant

demeure dans son essence

pleinement unie au feu.

C'est ainsi mon ami,

que naissent tous les êtres

de l'immortel Purusha

et en temps voulu 

retournent en son sein. 

 

Purusha est l'esprit cosmique,

sans forme mais resplendissant,

le Soi de l'univers,

Il est omniprésent

et Il demeure en tous

et jamais Il n'est né.

Exempt de la souillure

du souffle et du mental,

Il n'est même plus soumis

à une force quelconque

qui pourrait l'inciter

à revêtir une forme.

 

De Lui naissent le souffle,

l'esprit et puis les sens

et à leur tour l'éther,

l'air, la lumière et l'eau

et finalement la terre,

fondement de tout le reste.

 

Sa tête, c'est la lumière.

Le soleil et la lune Ses yeux.

L'espace lui sert d'oreilles

et les Védas de voix ;

le vent est Son souffle,

le monde entier Son coeur

et le sol Ses pieds. 

C'est Lui, en vérité,

l'essence la plus subtile

de tout ce qui existe.

 

De Lui vient l'énergie

qui en se consumant

engendre le soleil.

Du soleil naît Soma

et de Soma la pluie.

De la pluie naissent les plantes

et toute nourriture.

S'en étant rassasié,

le mâle cherche une femelle

et lui donne sa semence.

C'est ainsi que Purusha

est l'aïeul de tout être vivant.

 

C'est de Lui que jaillissent

les hymnes et les chants,

les initiations et les rites,

le calendrier sacré

et le saint sacerdoce,

ainsi que de nombreux mondes

 où l'âme se rend après la mort.

 

C'est de Lui que sont nées

toutes les déités,

les anges ainsi que l'homme,

les bêtes et les oiseaux

et le riz et le blé ;

Il a même créé

l'air que nous respirons.

De Lui viennent la méditation,

la stabilité, la pureté,

l'ordre ainsi que la Vérité.

......................

Deux oiseaux,

partenaires inséparables,

sont perchés sur le même arbre,

l'un mange le fruit

et l'autre le regarde.

 

Le premier des oiseaux

est notre moi individuel

qui se nourrit des joies

et des peines de ce monde.

L'autre est le Soi universel,

témoin silencieux de ce jeu.

 

Plongé dans le monde changeant,

le moi individuel, égaré,

déplore son manque de liberté.

Mais s'il découvre le Seigneur,

tout empreint de puissance

et plein de dignité,

il échappe à toutes ses souffrances.

 

Ainsi, lorsque le Seigneur se montera à toi,

baigné de lumière orée,

quand tu verras le créateur,

l'esprit universel qui est

la source de Brahma lui-même,

alors, goûtant le bien le plus élevé,

par delà le bien et le mal,

tu seras parvenu à ce stade suprême.

 

En vérité, Brahman est la vie même

qui resplendit en tous les êtres.

Les sages, qui Le connaissent,

ne peuvent parler que de Lui.

 

Quand à celui qui nage dans la félécité du Soi,

qui se délecte de son jeu

mais n'en mène pas moins

une vie très active,

celui-là est le plus grand

de tous ceux qui connaissent Brahman.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads
/ / /
2 - Kaushitaki Upanishad

Vingt-cinquième Upanishad du canon Muktika, appartenant au Rig Véda et classée comme Upanishad générale. (traduction de Gilles Farcet - Argel éditeur)

 [...] Et Indra poursuivit :

«Je suis Prâna, le Souffle de Vie et la Conscience présente au coeur de tous les êtres. Glorifie-moi, car je suis  la Vie et je suis l'Immortalité. La Vie est Souffle, le Souffle est Vie. Tant que le Souffle habite le corps celui-ci demeure en Vie. Le nectar de la Vie est issu de Prâna et l'Intelligence provient de la Conscience. Heureux qui me glorifie comme le Souffle de Vie, car en cette existence il goûte la plénitude et durant la suivante jouit de l'éternité, de l'immortalité. »

.

            « Il nous est enseigné,  dit Pratardana, que chacun de nos sens possède son propre prâna et que ces divers souffles jaillissent de l'unique Prâna. S' il n'en était pas ainsi, comment les yeux pourraient-ils voir, les oreilles entendre et la voix parler ? Tous les prânas des sens s'unissent en Prâna. Aussi est-ce la Vie même qui parle par la voix, voit par les yeux, entend par les oreilles, pense par l'esprit et respire par le souffle. »

.

            « En effet dit Indra,  il en est bien ainsi. Il existe cependant une puissance supérieure à celle des cinq prânas. L'homme peut vivre sans parler. Certains, en effet, ne sont-ils pas muets ? L' homme peut vivre sans voir. Certains, en effet, ne sont-ils pas aveugles ? L'homme peut vivre sans entendre. Certains, en effet, ne sont-ils pas sourds ? L'homme peut vivre sans penser. Certains , en effet, ne sont-ils pas simples d'esprit ? L'homme peut vivre privé de ses membres. Certains, en effet, ne sont-ils pas infirmes ? Mais l'homme ne peut vivre sans respirer. C'est le Prâna qui, seul, sous la forme du Soi conscient, insuffle la Vie à ce corps. Aussi est-ce à Prâna qu'il nous faut adresser nos hymnes de louange. Prâna est l'Essence du Souffle de Vie. Et qu'est-ce que le Souffle de Vie ? C'est la Pure Conscience. Et qu'est-ce que la Conscience Pure ? C' est le Souffle de Vie.»[...] 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turya Tita - dans Les Upanishads
/ / /
Katha Upanishad

Katha Upanishad

Troisième Upanishad du canon Muktika, appartenant au Krishna Yajur Véda et classée comme Upanishad majeure.

.

"Allumons le feu de Nachiketas, le feu de la Connaissance, lequel, une fois attisé conduit à l’immortalité. Qu’il nous soit accordé de rencontrer Brahman, le suprême, l’impérissable, l’ultime rivage de la vie, le terme de notre longue quête.

 .

Représente-toi le Soi comme le passager d’un char. Le corps est le char, l’intellect le conducteur et l’esprit les rêves. Les sens sont les chevaux, les objets des sens sont la roue. Le Soi, disent les sages, une fois uni aux sens et à l’esprit, devient « l’appréciateur ».

  .

Si un homme est dénué de sagesse, son esprit vagabonde sans cesse et ses sens sont des chevaux fous qui ballottent le conducteur. Mais si la sagesse l’habite, son esprit demeure en paix et ses sens se changent alors en chevaux apprivoisés, dociles à sa volonté.

  .

L’homme dénué de toute sagesse dont l’esprit est instable et les actions impures, n’atteint jamais le stade suprême. Il lui faut toujours subir les affres de nouvelles naissances. Mais celui qui abonde en sagesse, dont l’esprit demeure stable, qui toujours reste pur, celui-là parvient à ce stade suprême dont jamais on ne peut déchoir.

  .

Celui qui se laisse guider par la sagesse et tient d’une main ferme les rênes de son esprit, celui-là parvient au but de son voyage : la suprême demeure de l’omniprésent Vishnou.

  .

Les organes des sens sont subtils, mais les sens eux-mêmes sont plus subtils encore. L’esprit est plus subtil encore. L’intellect est plus subtil encore. Le soi (animé) est plus subtil encore. Le Principe sous-jacent est plus subtil encore. Le Soi suprême est plus subtil encore. Il n’est rien de plus subtil que ce Soi Suprême, l’Absolu, terme de toute souffrance.

  .

Le Soi se tient caché, il ne se dévoile guère, mais il se révèle à ceux dont le regard est subtil et dont la vision est claire et purifiée.

  .

L’esprit du sage gouverne ses sens et son intellect gouverne son esprit. Son soi animé gouverne son intellect et son Soi silencieux gouverne son soi animé.

 

Eveille-toi ! Cherche la Vérité ultime ! Dépasse l’ignorance ! Mets-toi en quête des plus grands Maîtres et à travers eux découvre l’ultime Vérité.

.

Mais prends garde ! Le chemin est étroit, le parcours difficile. S’y engager c’est marcher sur le fil du rasoir. Tel est l’avertissement des sages."

  ........... 

"Nul ne parviendra au Soi pur par la seule étude des Védas, par de savantes discutions, ou par une écoute assidue des Ecritures. Ce n’est qu’à ses élus que le Soi se révèle. C’est à eux seuls qu’il montre sa nature réelle.

  .

Le Soi ne peut se révéler à ceux qui ne désirent pas renoncer à leurs anciennes voies. Il ne peut se révéler à ceux dont les sens ne sont pas apaisés, pour lesquels le samadhi n’est pas une réalité et dont l’esprit n’est pas en paix.

  .

Car qui connaît vraiment la nature du Soi, de l’Unique pour lequel prêtes et guerriers ne sont jamais que nourriture et la mort un condiment ?"

  .

 "L’œil ne peut contempler le Soi car il ne possède aucune forme visible. Cependant lorsque l’esprit se fait plus clair, lorsque le cœur se purifie, alors le Soi se laisse connaître. Et ceux qui le connaissent  jouissent de l’Eternité.

  .

Une fois les cinq sens apaisés et la pensée interrompue, quand l’intellect Lui-même demeure dans la quiétude, c’est alors disent les sages, que l’on parvient au stade suprême.

  .

C’est l’état dans lequel les sens demeurent stables et tranquilles est appelé Yoga, l’Union. L’attention n’y est plus distraite car le Yoga est le terme et le commencement de tout.

 .

Ni la parole, ni la pensée, ni le regard ne peuvent révéler le Soi. Il est hors de portée des sens. Seul est à même de le saisir celui qui ressent "Cela est".

 .

Il convient en premier lieu d’admettre l’existence du Soi et la possibilité de parvenir à le connaître. Rien ne s’oppose plus alors à l’expérience de sa vraie nature.

 .

Une fois épuisés tous les désirs du cœur, naît l’immortalité. L’homme jouit de la nature infinie de Brahman avant même d’avoir abandonné son corps. Tous les nœuds de son cœur une fois défaits, un mortel, en vérité, accède à l’immortalité. Tel est l’enseignement."

.

Partager cet article
Repost0
Published by Turya Tita - dans Les Upanishads
/ / /
Les upanishads

Les upanishads

Upanishad hors canon. Cette Upanishad du Grand Principe est un collage ingénieux et subtilement agencé d'extraits du Rig Véda et du Vajra Samhita, intercalés entre des strophes qui sont proprement celles de l'Upanishad.

.

« C'est Agni, Aditya, C'est Vayu et Chandrama,
C'est le Pur, le Brahman, Les Eaux et Prajapati.                                                                                      
Toutes les divisions du temps ont jailli de l'éclair, du Purusha ;
Ni en hauteur, ni en largeur, ni en circonférence, le Purusha n'est mesurable.

Il n'existe aucune représentation de Lui,
Qui est appelé « la Majesté suprême ».
À l'origine, Il apparut comme un embryon d'or;
Aussitôt né, Il devint le Seigneur de l'univers;

Il affermit la Terre et les Cieux.
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Lorsqu'Il respire et qu'Il ferme les yeux,
Il gouverne le monde vivant dont Il est le seul régent,

Régnant sur les bipèdes ici-bas, comme sur les quadrupèdes.
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

C'est par Son pouvoir qu'existent les montagnes enneigées,
L'océan et le flot du monde, dont les hommes parlent avec insouciance,
Ce sont Ses bras qui forment les pôles des Cieux,
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Il fait don du souffle de vie, Il accorde la force,
Lorsqu'Il commande, tous Lui obéissent, même les dieux,
Son reflet, c'est l'immortalité, et la Mort est Sienne, aussi.
Quel est ce dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Puisse-t-Il ne pas nous causer du tort, Lui, le créateur de la Terre,
Qui a créé les cieux, également, fidèle à la Loi,
Qui a créé les eaux puissantes, resplendissantes.
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Lui, au-dessus de qui il n'est rien,
Il a pénétré au sein de chaque créature.
Lui, Prajapati, qui accorde ses dons sous forme de progéniture,
Il pénètre, de seize parts, les trois luminaires.

Indra, le prince, et Varuna, le roi,
Ont fait à Ton intention ce Soma au temps des origines;
Qu'ils en boivent tous deux, et j'en boirai après eux,
Et puisse la déesse de la Parole apprécier ce Soma !

Il est la Divinité de tous les mondes dans l'espace,
Il naquit il y a longtemps, du ventre d'une mère;
Il naquit, et Il renaîtra,
Il renaît en chaque homme, Il est omniprésent.
Lui qui naquit avant tous les autres,
Qui se métamorphose en tous les êtres créés,
Lui, Prajapati, qui accorde ses dons sous forme de progéniture,
Il pénètre, de seize parts, les trois luminaires.

Lui par qui les cieux, la stabilité de la Terre,
La splendeur du Soleil et l'éclat du firmament furent affermis,
Qui dans le monde intermédiaire mesure l'atmosphère,
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Lui vers qui les guerriers des deux armées tournent leurs regards,
Comptant sur Son aide, le cœur anxieux,
Lui dont le Soleil s'élève pour aller briller loin dans le ciel,
Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Lorsqu'au temps jadis, les grandes Eaux surgirent,
 Enceintes de l'Embryon cosmique, engendrant le Feu,
 Il s'est extrait d'Elles et s'est répandu, souffle vital des dieux.
 Quel est ce Dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Lui, le Puissant, qui promena son regard sur les Eaux
 Qui étaient gonflées de pouvoir et engendrèrent le Sacrifice,
 Lui qui était l'unique Dieu parmi les Dieux,
 Quel est ce dieu, et vers qui allons-nous porter nos offrandes ?

Vena Le voit, Cela qui est suprême et occulté,
Cela en quoi l'univers entier trouve son unique demeure,
Cela qui est le point d'union et de départ des mondes,
L'Omniprésent, qui est tissé par la trame et la chaîne dans les créatures.

Puisse le Gandharva, qui est familier de l'Éternel,
Proclamer son secret et dévoiler ce vaste monde
Dont les trois quarts nous demeurent celés.
Celui qui connaîtrait tout cela serait le Père du père.

Il est notre Père et notre protecteur,

Il connaît toutes les créatures et les endroits où elles demeurent;
Il réside là où les dieux, lorsqu'ils parvinrent à l'immortalité,
S'élancèrent, au-delà du troisième monde.
Parcourant tous les mondes, tournant autour de toutes les créatures,
Explorant toutes les régions, dans toutes les directions,
Il pénétra, sur l'ordre du Premier-Né,
À l'intérieur de tous les Soi au moyen de Son propre Soi.

Instantanément, Il parcourut la Terre et les cieux,
Explora tous les mondes, toutes les directions, jusqu'à la région de la Lumière;
Il déploya le réseau de l'ordre cosmique :
Il le vit, Il se métamorphosa en lui, car Il était Lui-même cet ordre cosmique.

Le merveilleux Seigneur de la Demeure originelle,
L'ami bien-aimé d'Indra,

Je L'ai invoqué, pour qu'Il me fasse don de la sagesse. Salutations !

La Sagesse, qui est l'hôte des dieux,
Et que les ancêtres (Pitris) estiment par-dessus tout,
Puisses-Tu aujourd'hui me la communiquer,
Et me rendre sage, ô Agni. Salutations !

Puisse Varuna me conférer la sagesse,
Puissent Agni et Prajapati me conférer la sagesse,
Puissent Indra et Vayu me conférer la sagesse,
Oui, que le Créateur me confère la sagesse. Salutations !

La caste des Brahmanes et celle des guerriers,
Puissent-ils bénir cette bonne fortune qui m'échoit,
Et que les Dieux m'accordent la plus haute forme de fortune !
À toi, ô Fortune, salutations ! »

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Turyatita - dans Les Upanishads

Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

.

lotus-coeur-jaune[1]

 

Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

    .  

 

.

« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

.

lotus-coeur-jaune[1]