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L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
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Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
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Cherchez Et Vous Trouverez !

Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

http://annuaireduyoga.com

lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
http://www.yoganet.fr

    5 posture du lotus 

http://annuaire.pro/yoga/    

 

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Contes des sages de l'Inde

Contes des sages de l'Inde

La littérature du Yoga est extrêmement riche en contes, en légendes et en récits mythologiques de toute sorte. Cela fait partie de la Tradition immémoriale de la Grande Inde.

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UNE VIEILLE LEGENDE HINDOUE :

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"Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité, que Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahmâ répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera." Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité de l'homme dans le plus profond des océans." Mais Brahmâ répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface." Alors les dieux mineurs conclurent : Nous ne savons pas où la cacher car il ne semple pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."Alors Brahmâ dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme ; nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher." Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en Lui."

​.

.Brahma

.Brahma

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LES QUATRE AVEUGLES :

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"Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant. Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : "L'éléphant est comme un pilier." Le second palpa la trompe et dit : "L'éléphant est comme une massue."  Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara : "L'éléphant est comme une grosse jarre." Le quatrième enfin, fit bouger une oreille de l'animal et dit à son tour : "L'éléphant est comme un grand éventail." Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet. Un passant leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre. L' homme déclara : "Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant. Il n'a pas l'air d'un pilier mais ses jambes sont des piliers ; il n'a pas l'air d'un éventail, mais ses oreilles éventent ; il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui y ressemble. Il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue. L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre." Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité." (Ramakrishna)
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LE LION-MOUTON :
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"On raconte l’histoire d’une lionne, qui était sur le point de mettre bas et qui cherchait une proie ; elle aperçut un troupeau de moutons et elle bondit. Mais cet effort la tua et un petit lion naquit, orphelin. Les moutons en prirent soin, l’élevèrent ; il grandit avec eux, mangea de l’herbe, bêla comme les moutons. Avec le temps il devint un grand lion adulte, mais il se croyait toujours mouton. Un jour, un autre lion s’approcha, en quête d’une proie et il fut stupéfait de voir au milieu de ce troupeau de moutons un lion, qui fuyait comme les moutons à l’approche du danger. Il essaya de s’approcher du mouton-lion, pour lui dire que c’était un lion et non pas un mouton, mais à son approche le malheureux animal s’enfuyait. Il chercha pourtant une occasion et un jour, trouvant le lion-mouton endormi, il s’approcha de lui et lui dit : « Tu es un lion ». L’autre pleurnicha : « Je suis un mouton » ; il ne pouvait croire le contraire et il bêlait. Le premier lion l’entraîna alors vers un lac et lui dit : « Regarde ; voici mon image et voilà la tienne ». Alors le soi-disant mouton compara, il regarda le lion, puis regarda sa propre image et en un instant il se rendit compte qu’il était lion. Il se mit à rugir. Finis les bêlements ! Vous aussi, vous êtes comme ce lion. Vous êtes des âmes, pures, infinies, parfaites." (Swâmi Vivekânanda)

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LA BALLADE DE NARADA :

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"Narada est un barde védique légendaire et est l’auteur de nombreux hymnes des Védas. Il est le fidèle le plus dévoué de Vishnou, la divinité de l’Ordre de l’Univers. L’histoire raconte qu’un jour Vishnou, était dans une phase où il passait une période cosmique à une autre, sortant momentanément d’un profond sommeil. Il allait se tourner sur l’autre flanc tandis que Narada étant en train de jouer de la vina et de chanter pour accompagner le sommeil cosmique de son Seigneur. A un certain moment, Vishnou bouge et entrouvre les yeux. Narada se dit : "Je Vais en profiter pour lui poser une question concernant la nature de la Mâyâ, l’illusion de l’existence de ce monde." Se tournant alors vers Vishnou, Narada lui dit : "O Seigneur des trois mondes, je t’en prie initie-moi au mystère de la Mâyâ". Et Vishnou lui dit : "c’est une question très intéressante, mais s'il te plait, peux-tu aller me chercher un verre d'eau ?".

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Narada dépose son instrument de musique, prend sa gourde Kamandalou, descend le chemin céleste qui se trouve à proximité et arrive sur la berge d’un grand fleuve. Il se prépare à prendre de l’eau dans sa gourde lorsqu’au milieu du fleuve il aperçoit une barque en détresse avec une jeune femme et un homme qui font de grands signes. Il y a un coup de vent, les vagues s’élèvent, la barque chavire et les deux passagers se retrouvent dans le fleuve. Narada dépose sa gourde sur le rivage, plonge dans le fleuve et nage jusqu’au milieu du torrent. N’ayant ni la force ni le temps de sauver les deux naufragés, il sauve la jeune femme et la ramène de l’autre côté du fleuve, car il lui est impossible de revenir sur la première berge, vu le flot du torrent. Là, tout le village les reçoit et Narada est chaleureusement accueilli. La jeune femme se trouve être la fille du chef du village. Le soir même Narada a droit à une cérémonie pour son acte d’héroïsme, puis il passe une nuit de repos bien méritée. Le lendemain, en revoyant la jeune femme, c’est le coup de foudre entre eux et, une semaine plus tard, Narada et sa compagne célèbrent leur mariage. Il devient tisserand comme tous les membres du village.

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Plus tard sa femme accouchera d’un fils, pus d’un deuxième, d’un troisième, et ainsi de suite. Le chef de la tribu meurt et Narada est appelé à lui succéder. Le village prospère mais au bout de quelques temps une bande de voleurs attaquent le village, la plupart des familles sont assassinées, tous les biens sont emportés, et seuls Narada et les siens parviennent à s’échapper miraculeusement dans la forêt. Commence alors une vie d’errance pendant laquelle, se nourrissant de fruits sauvages, il leur arrive plein de mésaventures, jusqu’au jour où ils se retrouvent dans le désert. Ses enfants tombent malades et finissent par succomber, sa femme tombe malade et meurt à son tour. Narada reste seul et erre tel un mendiant, allant de ville en ville. Un jour, pris par des brigands, il se fait brigand lui même. Les choses deviennent de plus en plus compliquées pour lui. Se trouvent dans des situations inextricables, allant d’un extrême à l’autre, il passe tantôt par des états de grande euphorie, tantôt par des situations de guerres terribles. A plusieurs reprises, il voit les êtres détruits autour de lui : lui même meurt et renaît plusieurs fois.

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Lorsqu’un jour, après un gigantesque incendie, il se trouve au bord d’une rivière où exténué et assoiffé, il se jette à l’eau. Tout à coup une lumière devant lui surgit, tandis qu’une voix mystérieuse se fait entendre :"Hé ! Narada, et mon verre d’eau ? » Alors Narada se réveille. Cet appel ! En un instant il se souvient de la tâche originelle que le Seigneur lui avait confiée. Il se retrouve devant ce fleuve avec la gourde à ses côtés. Il vient de s’éveiller à sa véritable tâche, prend de l’eau et s’en retourne chez Vishnou. Celui-ci alors lui dit :"Tu m’avais posé une question, n’est-ce pas ?" et Narada lui répondit : "Oui Maître, mais tu m’en as fait vivre la réponse !".

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.Narada 2Narada

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RIBHU ET NIDAGHA :

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"Ribhu enseignait à son disciple la Vérité suprême du Brahman Unique et sans second. Pourtant, en dépit de son érudition  et de son intelligence, Nidagha ne sentit pas en lui la conviction qu’il lui eût fallu pour adopter et suivre le sentier de jnâna. Il s’installa dans sa ville natale, pour y vouer entièrement sa vie à l’observation de la religion rituelle. Mais le sage aimait son disciple aussi profondément que ce dernier vénérait son Maître. En dépit de son âge, Ribhu décida d’aller trouver son disciple à la ville, pour voir jusqu’à quel point il avait réussi à transcender le ritualisme. Le sage se déguisait parfois, afin de découvrir par lui-même comment Nidagha se comportait lorsqu’il ne se savait pas observé par son Maître.

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Un jour, Ribhu, qui s’était déguisé en paysan, rencontra son disciple en train de regarder avec attention une procession royale. Sans être reconnu par Nigadha, le paysan demanda quel était tout ce tumulte. On lui répondit que le roi allait passer avec la procession. "Oh ! c’est le roi ! Il est à la tête d’une procession ! Mais où est-il ? demanda le paysan.

"Là, sur l’éléphant" dit Nidagha.

"Vous dites que le roi est sur l’éléphant. Oui, j’aperçois les deux" reprit le paysan. "Mais lequel est le roi et lequel est l’éléphant ?"

- Quoi s’exclama Nidagha. "Vous  voyez  les deux, mais vous ne savez pas que l’homme qui est dessus est le roi, et l’animal dessous l’éléphant ? Je perds mon temps en parlant à un homme de votre espèce !"

- "Je vous en pris, ne perdez pas patience avec un ignorant tel que moi" implora le paysan. "Vous avez dit  "dessus" et "dessous". qu’est-ce que ça veut dire ?"

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Nidaghane peut en supporter davantage."Vous voyez le roi et l’éléphant, l’un dessus et l’autre dessous, et vous voulez pourtant savoir ce que signifie "dessus" et "dessous" ! s’exclama t-il. "Si les choses qu’on voit et les paroles qu’on prononce vous en apprennent si peu, l’action seule peut vous enseigner quelque chose. Courbez-vous et vous le saurez que trop bien !"

Le paysan obéit. Nighada monta sur ses épaules et dit : "Maintenant vous le savez. Je suis au-dessus comme le roi, et vous êtes dessous, comme l’éléphant. Est-ce clair, à présent ?"

- "Non, pas encore » rétorqua le paysan tranquillement. "Vous dites que vous êtes au-dessus comme le roi, et que je suis au-dessous comme l’éléphant. Le "roi", "l’éléphant", "dessus", et "dessous", jusque là, c’est clair. Mais voulez-vous m’apprendre ce que vous entendez par "je" et "vous" ?"

 .  

Lorsque Nidagha se trouva confronté brusquement avec ce problème si important, qui consiste à définir le "vous" en regard du « "je", la lumière se fit dans son esprit. Il sauta aussitôt à terre et tomba aux pieds de son Maître en disant : "qui  si ce n’est Ribhu, mon Maître vénérable, pouvait ainsi arracher mon esprit à cette existence physique dénuée de profondeurs, pour l’amener à l’Etre vrai du Soi ? O Maître bienveillant, j’implore tes bénédictions !"

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Puisque votre but consiste à transcender sans plus tarder, grâce à l’âtma-vichâra, les futilités de cette existence physique, comment pouvez-vous justifier ces distinctions entre "vous" et "je", lesquels appartiennent au corps ? Lorsque vous dirigez votre esprit vers l’intérieur pour y chercher la source des pensées, où est le "vous", où est le "je" ? Vous devez chercher, puis finalement devenir – le Soi. Il comprend en Lui tous les phénomènes." (Ramana Mahashi)

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LES DIX NIAIS :

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"Dix niais passèrent un fleuve à gué. En arrivant sur l’autre rive, leur premier soin fut de s’assurer que tous avaient bien passé le cours d’eau. L’un d’entre eux commença à compter les autres, mais en oubliant de se compter lui-même. "Nous ne sommes que neuf !" s’écria-t-il. "Nous avons perdu un de nos camarades ! Qui cela peut-il être ?" - "Es-tu sûr d’avoir bien compté ?" demanda un autre, qui se mit en devoir de faire le calcul lui-même. Mais lui aussi oublia de s’inclure. L’un après l’autre, chacun des amis compta les autres, chaque fois en omettant de se compter soi même. "Nous sommes bien réellement neuf !" en conclurent-ils. "Qui peut bien être le manquant ?"

 

 Naturellement, tous leurs efforts pour découvrir le camarade absent échouèrent. "En tous cas, celui qui manque s’est certainement noyé." s’écria le plus sentimental de ces dix niais. "Et nous l’avons sûrement perdu !" Disant cela, il éclata en sanglots, et les neuf autres l’imitèrent.

 

 Les voyants ainsi en train de pleurer sur la berge, un passant bienveillant leur demanda la cause de leurs larmes. Ils lui racontèrent l’événement et lui dirent qu’après s’être comptés plusieurs fois, ils ne se trouvaient jamais que neuf. En entendant cette histoire et les voyants tous les dix devant lui, le voyageur devina ce qui était arrivé. Afin de leur faire comprendre qu’ils étaient bien réellement dix, et qu’ils avaient traversé le fleuve en toute sécurité, il leur dit : "Que chacun de vous compte par lui même, l’un après l’autre à son tour : 1,2,3…et chaque fois je vous donnerai une tape afin que vous soyez bien sûrs d’avoir été inclus dans le compte, et inclus seulement une fois. Le dixième homme "perdu" sera alors récupéré. Pleins de joie à l’idée de retrouver leur dixième camarade, les pauvres niais acceptèrent la méthode suggérée par le passant.

 

Lorsque le bon voyageur donnait à chacun des dix une petite tape, celui qui la recevait se comptait à haute voix. "Dix !" s’écria le dernier homme qui reçut  à son tour le dernier coup. Et ils regardèrent les uns les autres tout surpris. "Nous sommes bien dix !" s’écrièrent-ils finalement d’une seule voix. Et ils remercièrent chaleureusement le voyageur de les avoir tirés d’embarras.

 

 Voilà la parabole. D’où le dixième homme surgit-il ? Avait-il jamais été perdu ? En apprenant qu’il avait toujours été là, ont-ils appris quelque chose de nouveau ? La cause de leur chagrin ne résidait pas dans la perte d’aucun d’entre eux, mais dans leur propre ignorance, ou plutôt dans leur simple supposition que l’un dans eux s’était noyé – bien qu’il leur eût été impossible de savoir lequel – parce qu’ils n’avaient compté que neuf personnes.

 

Tel est le cas pour vous aussi. Il n’y a véritablement aucune raison pour que vous soyez misérable ou malheureux C’est vous-même qui imposez des limitations à votre propre nature d’Etre infini, puis qui pleurez parce que vous n’êtes qu’une créature finie. C’est alors que vous entreprenez telle ou telle sâdhana pour abolir ces limitations qui n’ont pas d’existence. Mais si votre sâdhana elle-même admet leur existence, comment vous aidera-t-elle à transcender ces limitations ?

 

C’est pourquoi, je vous le déclare, sachez que vous êtes réellement l’Etre pur, infini, le Soi Absolu. Vous êtes toujours le Soi, et uniquement Lui. Par conséquent, vous ne pouvez jamais être réellement ignorant du Soi ; votre ignorance est sans fondements comme celle des dix malheureux qui pleuraient leur camarade : c’est elle qui les faisait gémir et se lamenter ;  Sachez donc que la vraie connaissance ne créera pas pour vous un être nouveau. Elle abolira simplement votre "ignorance ignorante". La félicité n’est pas ajoutée à votre nature. Elle ne fait que se révéler comme votre état véritable, naturel, éternel et impérissable. La seule façon de vous délivrer de vos tourments consiste à connaître et à être le Soi. Comment ceci serait-il hors de votre portée ?" (Ramana Maharshi) 

 

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Published by Turya Tita - dans Poésies contes citations

Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

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lotus-coeur-jaune[1]

 

Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

    .  

 

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« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

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lotus-coeur-jaune[1]