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L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
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Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
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Cherchez Et Vous Trouverez !

Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

http://annuaireduyoga.com

lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
http://www.yoganet.fr

    5 posture du lotus 

http://annuaire.pro/yoga/    

 

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Sources : les mystiques Chrétiens des origines

Sources : les mystiques Chrétiens des origines

 

GREGOIRE DE NAZIANCE

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Grégoire de Naziance, dit « le Jeune », ou encore Grégoire le Théologien, né en 330 en Cappadoce et mort en 390, est un théologien et un Père de l'Église.

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« Le Grand Architecte de l’univers conçut et réalisa un être doué des deux natures, la visible et l’invisible : Dieu créa l’homme, tirant son corps de la matière préexistante qu’Il anima de Son propre Esprit […]. Ainsi naquit en quelque sorte un univers nouveau, petit et grand à la fois. Dieu le plaça sur la terre, […] cet adorateur « mêlé », pour contempler la nature visible, être initié à l’Invisible, régner sur les créatures de la terre, obéir aux ordres d’En Haut, réalité à la fois terrestre et céleste, instable et immortelle, visible et invisible, tenant le milieu entre la grandeur et le néant, à la fois chair et esprit […] ; animal, en route vers une autre patrie et, comble du mystère, rendu semblable à Dieu par un simple acquiescement à la Volonté Divine. »

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« Le Verbe de Dieu prit une parcelle de la terre nouvellement créée, façonna de ses mains immortelles notre forme et lui communiqua la Vie : car l’esprit qu’Il lui a insufflé est un jet de l’Invisible Divinité. Ainsi, de la boue et du Souffle, l’homme fut créé, image de l’Immortel […]. C’est pourquoi, en ma qualité de terre, je suis attaché à la vie d’ici-bas, mais portant aussi une parcelle de la Divinité, le désir du monde à venir travaille mon cœur. »

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« O toi l’Au-delà de tout, comment t’appeler d’un autre nom ? Quel hymne peut te chanter ? Aucun mot ne t’exprime. Quel esprit peut te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui est dit est sorti de Toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout ce qui se pense est sorti de Toi. Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets. Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas. L’universel désir, le gémissement de tous tend vers Toi. Tout ce qui existe te prie et vers Toi, tout être qui sait lire ton univers, fait monter un Hymne de Silence. En Toi seul tout demeure. En Toi, d’un même élan, tout déferle. De tous les êtres Tu es la fin. Tu es unique. Tu es chacun et Tu n’es aucun. Tu n’es pas un être, Tu n’es pas l’ensemble : Tu as tous les noms ; comment t’appellerai-je, Toi, Le Seul qu’on ne peut nommer ? »

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« Dieu a toujours existé, et Il existera toujours ; ou, pour dire mieux, Il existe toujours. En effet, « avoir été » et « être dans le futur », c’est exprimer les fragments de la durée telle que nous la connaissons, un écoulement de la nature. Mais Dieu, LUI est l’ « Eternel Existant » et c’est là le nom qu’Il se donne à LUI-même lorsqu’Il dévoile l’avenir à Moïse sur la montagne. En effet Il contient en LUI-même l’Etre tout entier, lequel n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin, ce que j’appellerais un océan d’Etre sans limites et sans fin, placé au-delà des concepts que notre intelligence peut se former de la durée et de la nature. On peut L’évoquer par l’intelligence que d’une manière obscure […], non par une connaissance de Sa Nature Propre mais par une vision des réalités qui L’entourent. Rassemblant et comprenant les images qui s’imprègnent dans notre esprit, nous pouvons arriver à reconstituer comme une ressemblance de la Vérité […] ; Il éclaire la partie supérieure de notre être, pourvue qu’elle soit purifiée, autant que, dans sa rapidité, l’éclair frappe notre vue et cela, selon moi, pour qu’en proportion de l’intelligence que nous avons de LUI, Il nous attire à Soi […] et que, dans la mesure où nous ne Le comprenons pas, il existe en nous la curiosité ; celle-ci fera naître dans notre âme le désir de Le connaître plus avant ; ce désir nous dépouillera ; ce dépouillement nous rendra semblable à Dieu. Lorsque nous aurons atteint cet état, Dieu conversera avec nous comme avec des amis et, si j’ose dire, Dieu uni à des dieux et se révélant à ceux-ci, sera connu autant qu’Il connaît ceux qui Le connaissent. »

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« Arrêtez-vous non à la loi des forts, mais à celle du Créateur. Secourez de votre mieux la nature, honorez la liberté originelle, respectez les personnes, protégez votre espèce contre le déshonneur, secourez-la dans ses maladies, arrachez-la à sa pauvreté. […] Ne cherchez à vous distinguer des autres que par votre générosité. Soyez des dieux pour les pauvres en imitant la miséricorde de Dieu. L’homme n’a rien de plus en commun avec Dieu que la faculté de faire le Bien. »

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GREGOIRE DE NYSSE

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Grégoire de Nysse, né entre 331 et 341 en Turquie, mort après 394, est un théologien et un Père de l'Église.

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« Ici dans le domaine spirituel, la naissance ne vient pas d’une intervention étrangère, comme c’est le cas pour les êtres corporels qui se reproduisent d’une manière extérieure. Elle est le résultat d’un choix libre et nous sommes ainsi en un sens nos propres parents, nous créant nous-mêmes tels que nous voulons être et par notre liberté nous façonnant selon le modèle que nous choisissons. »

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« Connais combien ton Créateur t’a honoré au-dessus de toute créature. Le ciel n’est pas une image de Dieu, ni la lune, ni le soleil, ni la beauté des astres, ni rien de ce qui peut être vu dans la création. Seul tu as été fait image de la Réalité qui dépasse toute intelligence, ressemblance de la Beauté incorruptible, empreinte de la Divinité véritable, réceptacle de la Béatitude, sceau de la Vraie Lumière. Lorsque tu te tournes vers LUI, tu deviens ce qu’Il est LUI-même […]. Il n’y a rien de si grand parmi les êtres qui puisse être comparé à ta grandeur. Dieu peut mesurer le ciel tout entier à l’empan. La terre et la mer sont enfermées dans le creux de sa main. Et cependant, LUI qui est si grand et contient toute la création dans la paume de sa main, tu es capable de Le contenir, Il demeure en toi et Il n’est pas à l’étroit en circulant dans ton être, LUI qui a dit : « J’habiterai au milieu d’eux et J’y circulerai » (II Cor6,16) »

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« Que Dieu ait revêtu notre nature, c’est un fait qui ne présente rien d’étrange ni d’insensé pour les esprits qui ne se font pas de la Réalité une idée trop mesquine. Qui serait assez faible d’esprit pour ne pas croire, en considérant l’univers, que Dieu est tout : qu’Il se revêt de l’univers et, en même temps, le contient et y réside ? Ce qui existe dépend de Celui qui existe et rien ne peut exister qui ne possède l’existence dans le sein de Celui qui est. Si donc tout est en LUI, et s’il est dans tout, pourquoi rougir de la foi qui nous enseigne que Dieu a pris un jour naissance dans la condition humaine, LUI qui, même aujourd’hui, existe en l’homme ? »

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« Le Royaume de Dieu est en vous » (Luc 17,21). Par là nous apprenons qu’avec un cœur purifié, nous voyons dans notre propre beauté l’image de la Divinité […]. Il y a en toi la capacité de voir Dieu : Celui qui t’a formé a déposé dans ton être une immense force. Dieu, en te créant, a enfermé en toi l’image de Sa Plénitude, comme on imprime dans la cire la marque d’un cachet. Mais la délivrance a dissimulé l’empreinte de Dieu. […] Tu es comme une pièce de métal : sous la pierre à aiguiser, la rouille disparaît. La pièce était noire, voici qu’elle reflète l’éclat du soleil et brille à son tour. Comme elle, l’homme intérieur, ce que notre Maître nomme le Cœur, une fois débarrassé de la rouille qui cachait sa beauté, retrouvera l’image première et sera réel. »

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« Lorsque l’âme, devenue simple, unifiée, réellement semblable à Dieu, trouve la Plénitude […], elle adhère et se mêle à ce seul réellement aimable et désirable par l’activité vivante de l’Amour, se transformant en ce qu’elle appréhende et découvrant toujours. »

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« Telle est la participation à la Plénitude Divine, qu’elle rend plus grand, immense, celui qui la réalise, de sorte qu’il ne cesse jamais de croître. La source des réalités, en effet, ne cessant jamais de jaillir, l’être de celui qui participe voit sa propre grandeur s’accroître de tout ce qui jaillit en LUI, si bien que sa capacité croît avec l’abondance des biens. »

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PSEUDO-MACAIRE

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Pseudo-Macaire ou Macaire-Syméon est un moine du IVe siècle qui a probablement vécu en Mésopotamie.

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« Si tu es devenu le trône de Dieu et que le conducteur céleste t’a pris pour char, et que ton âme entière est devenue œil spirituel et entièrement Lumière, si tu t’es nourri de la nourriture de l’Esprit, si tu as bu l’Eau de la Vie, et revêtu les vêtements de l’indescriptible Lumière, si ton homme intérieur a été établi dans l’expérience et la Plénitude de toutes ces choses, voici que tu vis en vérité la Vie Eternelle. »

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« L’âme qui a été jugée digne de participer à l’Esprit dans Sa Lumière et qui a été illuminée par la splendeur de Sa Gloire Ineffable, lorsqu’Il a fait d’elle sa demeure, devient toute Lumière, tout visage, tout œil, et il ne reste plus aucune part d’elle-même qui ne soit remplie d’yeux spirituels de Lumière. C’est-à-dire qu’elle n’a rien de ténébreux mais qu’elle est toute Lumière et Esprit, toute pleine d’yeux, n’ayant plus de revers, mais présentant son visage de tous côtés, la Beauté indescriptible de la Gloire et de la Lumière du Christ étant venue en elle et résidant en elle. De même que le soleil est en tout semblable à lui-même, n’ayant aucun revers, aucun lieu inférieur, mais tout entier resplendit de Lumière, […] de même l’âme qui a été illuminée par l’Ineffable Beauté, Gloire et Lumière de la face du Christ, et remplie du Saint-Esprit, qui a été digne de devenir la demeure et le temple de Dieu, est tout œil, toute Lumière, tout visage, toute Gloire et tout Esprit, le Christ l’ornant de la sorte, la portant, la soutenant, et ainsi l’illuminant et la décorant de la Beauté Spirituelle. »

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« La grâce grave dans le cœur des Fils de Lumière les lois de l’Esprit. Ils ne doivent donc pas seulement puiser leur assurance dans les Ecritures d’encre, car la Grâce de Dieu grave aussi les lois de l’Esprit et les mystères célestes sur les tables du cœur. Le cœur en effet commande et régit tout le corps. Une fois que la grâce s’est emparée des pâturages du cœur, elle règne sur tous les membres et les pensées. Car c’est en LUI que sont l’esprit et toutes les pensées de l’âme et son espérance. Par LUI la grâce passe dans tous les membres du corps. »

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« Si tu renonces à la vie que tu mènes aujourd’hui, si tu persévères dans la prière, tu sentiras que ton effort t’apporte un grand repos, tu découvriras dans ces peines et ces fatigues bien légères une joie, une douceur immense. Ineffable est la tendresse de Dieu. Il s’offre LUI-même à ceux qui, de toute leur foi, croient que Dieu peut habiter le corps de l’homme et faire de lui Sa demeure glorieuse. Dieu a bâti le ciel et la terre pour que l’homme y demeure, mais Il a aussi bâti le corps et l’âme de l’homme pour en faire Sa propre demeure, pour habiter dans son corps, s’y reposer comme en une maison bien tenue ».

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« Voici le véritable fondement de la prière : être attentif à ses pensées et se livrer à la prière dans un grand calme, une grande paix, de manière à ne pas choquer les autres […]. L’homme devra donc porter le combat sur ses pensées, tailler dans leur masse […], se pousser vers Dieu, ne pas faire les volontés de ses pensées, mais au contraire, les ramener de leur dispersion en triant les pensées naturelles d’avec les mauvaises. L’âme sous le péché s’avance comme à travers un fleuve envahi de roseaux, de fourrés […]. Qui veut les franchir doit étendre les mains et, péniblement, écarter de force l’obstacle qui l’emprisonne. Ainsi les pensées de la puissance ennemie enveloppent l’âme de leur gangue. Il faut un grand zèle, une grande attention pour les discerner. »

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 « Les lampes innombrables qui brûlent ont toutes été allumées au même feu, c’est–à-dire que toutes, elles ont été allumées et brillent sous l’action d’une seule et même substance. Ainsi les Chrétiens resplendissent sous l’action du Feu Divin, le Fils de Dieu. Leurs lampes allumées se trouveront au fond de leur cœur et brillent en Sa Présence, pendant le temps qu’ils passent sur terre, tout comme LUI-même resplendit. L’Esprit ne dit-il pas : « C’est pour cela que Dieu t’a oint d’une huile d’allégresse » (Ps 45,8) ? Il a été appelé Oint (Christos) afin que, recevant l’onction de la même huile dont il a été oint, nous puissions nous aussi être appelés des « Christos », étant de la même nature et formant avec LUI un seul corps. Il est écrit également : « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés forment un seul tout » (Héb 2,11) »

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 « Ceux qui ont été jugés digne de devenirs enfants de Dieu et de naître d’en haut de l’Esprit-Saint […), ils leur arrivent de pleurer et de s’affliger pour tout le genre humain, ils prient pour l’Adam total en versant des larmes, embrasés qu’ils sont d’Amour Spirituel pour l’humanité. Parfois aussi leur esprit s’enflamme d’une telle Joie et d’un tel Amour que, si c’était possible, ils prendraient tous les hommes dans leur cœur, sans distinguer les mauvais des bons. Parfois encore, dans l’humilité de l’esprit, ils s’abaissent tellement devant tout homme qu’ils se considèrent comme les derniers et les moindres de tous. Après quoi, l’Esprit les fait de nouveau vivre dans une Joie ineffable. »

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MAXIME LE CONFESSEUR

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Maxime le Confesseur né 580 et mort en 662, est probablement un moine et un théologien byzantin.

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« Une âme qui nourrit de la haine contre un homme ne peut être en paix avec Dieu. […] « Si vous ne pardonnez aux hommes leurs fautes, dit-il, votre Père céleste non plus ne vous pardonnera pas les vôtres » (Mat6,14). […] Tout le but des préceptes du Sauveur, c’est d’arracher l’esprit au chaos et à la haine, pour le mener à Son Amour et à celui du prochain. D’où jaillit comme un éclair la Sainte Connaissance. »

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« Le but de la foi, c’est la vraie révélation de son objet. Et la vraie révélation de l’objet de la foi, c’est la communion indicible avec Lui […]. Et cette communion est le retour des croyants à leur principe comme à leur fin […] et donc le rassasiement du désir. Et le rassasiement du désir, c’est la stabilité éternellement en mouvement des désirants autour de l’objet désiré… et donc l’éternelle jouissance sans séparation […], la participation aux choses divines. Et cette participation aux choses divines est la similitude du participé et des participants. Et cette similitude c’est selon l’énergie, l’identité des participants avec le participé […]. Cette identité, c’est la Déification. »

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 « L’homme déifié, tout en restant entièrement homme par sa nature, dans son âme et dans son corps, devient entièrement Dieu dans son âme et dans son corps, par la grâce et la Splendeur Divine de la Gloire béatifiante qui le pénètre entièrement. »

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 « Devenue Dieu par déification, la créature ne porte et ne manifeste désormais que l’Energie Divine, de sorte qu’il n’y a plus en toutes choses qu’une seule et unique énergie commune à Dieu et à ses élus, ou plutôt il n’y a plus que Dieu seul, dans la mesure où, comme il convient à l’Amour, il envahit tout entier ses élus tout entiers. »

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ISSAC LE SYRIEN

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Issac le Syrien ou Issac de Ninive, né en 640 et mort en 700, est un ascète, mystique, écrivain, théologie, évêque. Un des plus grands Maîtres Spirituels du Christianisme oriental.

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« Purifie-toi et tu verras le Ciel en toi. En toi tu verras les anges et leur Lumière, et tu verras leur Maître avec eux et en eux. […] Le Pays Spirituel de l’homme à l’âme purifiée est au-dedans de Lui. Le soleil qui brille en lui est la Lumière de la Trinité. L’air que respirent les pensées qui lui viennent est l’Esprit-Saint Consolateur. Avec lui demeurent les anges. Leur vie, leur joie, leur fête sont le Christ, Lumière de la Lumière du Père. Un tel homme se réjouit à toute heure de la contemplation de son âme, il s’émerveille de sa beauté qu’il y voit, cent fois plus lumineuse que la splendeur solaire. […] C’est là le Royaume de Dieu caché au-dedans de nous, selon la parole du Seigneur. »

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 « Quand tu t’adonnes à la prière, si tu es autant que possible loin de toute distraction et si le verset s’arrête soudain sur ta langue et immobilise ton âme dans le Silence, si en dehors de ta volonté, ce Silence demeure en toi, sache que tu viens d’entrer dans la Paix […]. Et encore : si tu vois en toute pensée qui se lève en ton âme, en tout souvenir et en toutes contemplations qui te tiennent dans la Paix, les larmes emplir tes yeux et couler sans effort sur tes joues, sache que le mur s’est ouvert devant toi […]. Et si tu trouves en toi de temps en temps ton intelligence plongée dans ton cœur sans que tu l’aies prévu et hors de toute règle, et si elle y reste un moment […], si après cela tu sens tes membres comme pris par une grande faiblesse, si la Paix règne sur tes pensées, si cet état persiste, sache que la nuée a commencé à couvrir de son ombre ta demeure. »

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« C’est au moment où l’homme prie et supplie Dieu et LUI parle, se faisant violence pour recueillir de partout […] ses pensées, qu’il s’ouvre à Dieu seul et à son cœur rempli par LUI. Il comprend alors l’incompréhensible. Car l’Esprit-Saint […] souffle en lui jusqu’à ce que, dans la plus haute attention, cesse le mouvement même de la prière, que dans son émerveillement, l’esprit soit frappé d’admiration et comblé d’Amour, et qu’il oublie son désir et sa propre demande. Ses mouvements sont plongés dans une ivresse profonde. Il n’est plus au monde. Il ne distingue plus entre l’âme et le corps et la mémoire des choses. Le grand et divin Grégoire l’a dit : « La prière est la pureté de l’esprit. Elle s’arrête elle-même quand la Lumière de la Sainte Trinité la ravit dans l’émerveillement. »

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« Viens un autre état, lorsque l’homme marche sur le chemin de la Vie […] et que d’en haut lui est donnée la grâce d’éprouver la douceur de la connaissance de l’Esprit. Il reçoit la certitude que Dieu veille sur lui […] et il est en admiration devant les Essences Spirituelles des choses. […] C’est alors qu’entre en lui la douceur de Dieu et le feu de son Amour. […] On sent cette puissance quand on observe avec une attention contemplative tous les êtres de la création, toutes les choses que l’on rencontre. […] Par l’effet de cette grande attention, l’homme atteint désormais l’Amour de Dieu et s’enivre comme de vin. Ses membres fondent. Son esprit est hors de lui-même. Et son cœur est emporté à la suite de Dieu. »

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« Il arrive par moments que délices et jouissances pénètrent tout le corps. Et la langue de chair ne peut plus rien dire, tellement les choses terrestres ne sont plus alors que cendres et scories. Les premières délices, celles du cœur, nous comblent dans la veille : l’esprit brûle à l’heure de la prière, au moment de la lecture, au cours de méditations fréquentes ou de longues contemplations. Mais les dernières délices nous viennent autrement, souvent la nuit, et de cette manière : quand nous sommes entre le sommeil et la veille, quand nous dormons sans dormir et sommes éveillés sans l’être vraiment. Palpitant dans tout son corps, ces délices pénètrent l’homme. Il lui apparaît alors que ce n’est là rien d’autre que le Royaume des Cieux. »

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 « L’Amour de Dieu est par nature une chaleur. Quand il fond sans mesure sur un homme, il plonge son âme dans l’extase. C’est pourquoi le cœur de celui qui l’a senti ne peut supporter d’en être privé. Mais il connaît un changement étrange, à la mesure de l’Amour qui l’envahit. Tel sont les signes de cet Amour : le visage de l’homme s’enflamme de joie et son corps est comblé de chaleur. La peur et la pudeur le quittent, comme s’il était sorti de lui-même. […] Il est comme fou. La mort terrible lui est joie, […] Il n’a plus sa connaissance et sa vision naturelles. Il n’a plus conscience de ses gestes. Bien qu’il continue d’agir, il ne sent rien, comme si son intelligence était suspendue dans la contemplation. Sa pensée est toujours en dialogue avec l’Autre. »

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« O le plus petit des hommes, veux-tu trouver la Vie ? Garde en toi la foi et l’humilité et tu trouveras en elles Celui qui te garde et demeure secrètement en toi. Quand tu viens devant Dieu par la prière, sois comme la fourmi, comme ce qui rampe sur terre, comme un enfant qui balbutie. Et ne dis rien devant LUI que tu prétendes savoir. Mais approche Dieu avec un cœur d’enfant. Va devant LUI pour recevoir cette sollicitude avec laquelle les pères veillent sur leurs tout petits enfants. On l’a dit : « Le Seigneur garde les petits enfants » Quand Dieu verra qu’en toute pureté de cœur tu te confis à LUI plus qu’à toi-même, alors une puissance inconnue de toi viendra faire en toi sa demeure. Et tu sentiras dans tous tes sens la puissance de Celui qui est avec toi. »

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« L'Esprit, quand il demeure dans un homme, ne le quitte plus dès lors que cet homme est devenu prière. Car l'Esprit LUI-même ne cesse de prier en lui. Que cet homme dorme ou qu'il veille, la prière désormais ne s'en va pas de son âme. Qu'il mange, qu'il boive, quoi qu'il fasse et jusque dans le sommeil profond, le parfum de la prière s'élève sans peine dans son cœur. La prière ne le quitte plus. A tous les moments de sa vie, quand bien même elle paraît cesser, elle est toujours secrètement à l'œuvre en lui. Un des Pères porteurs du Christ dit que la prière est le Silence des purs. Car leurs pensées sont des mouvements divins. Les mouvements du cœur et de l'intelligence purifiés sont les voix pleines de douceur par lesquelles de tels hommes ne cessent de chanter en secret au Dieu caché. »

 

 

 

 

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Published by Turya Tita - dans Les autres traditions

Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

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Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

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« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

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