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L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
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Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
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Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

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 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

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tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

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sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

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shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

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elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

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krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

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sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

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lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
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    5 posture du lotus 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:06
Le Râja-yoga

Le Râja-yoga

PRESENTATION DU RAJA-YOGA : Le Râja-yoga ou Yoga royal est l'aboutissement final de la pratique du Hatha-yoga. C'est en quelque sorte sa partie supérieure, où l'accent sera mis, non plus sur la maîtrise du corps et de ses énergies, mais sur la maîtrise du mental et sa pacification. C'est l'accès direct au Silence intérieur et l'identification au Soi. 

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"Maintenant, le Yoga va vous être enseigné, dans la continuité d'une transmission sans interruption. Le Yoga est  l'arrêt des perturbations du mental. Alors se révèle notre Centre, établi en soi-même. Dans le cas contraire, il y a identification de notre Centre avec cette agitation du mental." (Yoga-Sûtras)  

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L’EXPERIENCE INDIVIDUELLE : Comme pour toutes les autres formes du Yoga, la pratique du Râja-yoga sera avant tout une question d’expérience individuelle. Le râja-yogin est quelqu’un qui essaye de vérifier par lui-même ce qu’il aura pu lire, entendre et comprendre. Il ne se contentera pas de rester au niveau de la croyance, mais il cherchera ardemment à faire sa propre expérience et à réaliser la Béatitude du Soi. Ainsi pourra-t-il parler, non par ouï-dire, comme la plupart d’entre nous, mais comme réel Sujet Connaissant. Le Bouddha lui-même, a donné cette importante recommandation à ses disciples :

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"Ne croyez pas une chose simplement sur des ouï-dire. Ne croyez pas sur la foi des traditions uniquement parce qu’elles sont en honneur depuis nombre de générations. Ne croyez pas une chose parce que l’opinion générale la croit vraie ou parce qu’on en parle beaucoup. Ne croyez pas une chose sur le seul témoignage d’un des sages de l’Antiquité. Ne croyez pas une chose parce que les probabilités sont en sa faveur, ou parce que l’habitude vous pousse à la croire vraie. Ne croyez pas ce qui provient de votre propre imagination en pensant qu’il s’agit de la révélation d’une Puissance supérieure. Ne croyez rien en vous fondant sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres. Ce que vous aurez vous-mêmes éprouvé, ce dont vous aurez fait l’expérience et que vous aurez reconnu pour vrai, ce qui vous sera bénéfique à vous ainsi qu’aux autres, en cela, croyez-y et conformez-y votre conduite." (Bouddha)

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UNE METHODE INDISPENSABLE : Le Râja-yoga se veut éminemment pratique. C’est avant tout une méthode indispensable pour tous ceux qui cherchent la réalisation du Soi. Tout son enseignement tend à nous donner des moyens concrets pour discipliner notre mental et pour rentrer dans la profondeur de notre être. La grande difficulté consistera alors, à tourner notre regard vers l’intérieur et à l’y maintenir. Depuis notre prime enfance, nous avons surtout appris à regarder vers le monde extérieur et à développer le sens de la différenciation. Le savoir intellectuel repose avant tout sur l’analyse et sur l’observation des phénomènes environnants. Toutes les sociétés sont régies uniquement suivant l’ordre extérieur des choses et c’est pour cette raison qu’il y a tant de problèmes et d’incompréhension à la surface de notre terre. Dans le Râja-yoga, il s’agira au contraire de mettre en veilleuse ce sens de la différenciation et de reconnaître l’Unité transcendante de tous les êtres.

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"Les innombrables formes de la philosophie, de la dialectique, de la linguistique, enserrent l’esprit dans le filet des connaissances livresques et le détournent du vrai savoir." (Yogabija Upanishad)

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LES HUIT MEMBRES DU RAJA-YOGA : Le Râja-yoga comporte huit paliers principaux (les huit membres) :

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- Yamas  : les abstinences ;

- Niyamas  : les observances ;

- Asana  : la posture ;

- Prânâyama  : la régularisation du prâna ;

- Pratyâhâra  : le retrait des sens ;

- Dhâranâ  : la concentration ;

- Dhyâna  : la contemplation ;

- Samâdhi  : l'identification.

UNE VERITABLE ECHELLE : On parle souvent des huit membres du Yoga, comme d’une véritable échelle sur le chemin de la réalisation du Soi. En effet, il est évident qu’avant de pouvoir maîtriser les sujets les plus complexes, nous avons à travailler sur les sujets les plus élémentaires. Comme pour le Hatha-yoga, le Râja-yoga demande avant tout du sérieux et de la discipline. Faire quelques exercices de temps en temps suivant notre propre fantaisie, papillonner d’une méthode à une autre, ou attendre tout simplement que le travail se fasse tout seul, ne nous mènera nulle part. Aussi est-il indispensable d’avoir une véritable échelle de pratique, afin de pouvoir gravir un à un tous les échelons et d’arriver au But. 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:05

Avant d’aborder les exercices pratiques, il est indispensable de bien (re)connaître les quatre états de conscience, que chaque être humain peut expérimenter quotidiennement.

 

- Le premier est cet état de veille (jâgarita-sthâna) qui se produit le matin au réveil et qui se prolonge jusqu'à notre endormissement le soir. Dans cet état nous faisons l'expérience du monde sensible par l'intermédiaire de nos sens et de notre mental. C'est un état à la fois objectif et subjectif, en ce sens que bien que nous soyons physiquement dans des espaces-temps bien définis (Europe, Afrique, Asie, vingt-et-unième siècle…), notre interprétation des choses et notre relation avec les autres, passent par le prisme subjectif du « moi ».

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- Dans l'état de rêve (swapna-sthâna), nous sommes en pleine subjectivité. Notre mental se relâche et l'espace-temps qui auparavant nous définissait, prend une toute autre dimension. C’est ainsi que l’esprit rêve. Le rêve a une action importante, à la fois dans l’assimilation des expériences passées et dans la préparation des expériences nouvelles.

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- Dans le sommeil profond (sushupta-sthâna), l'esprit se résorbe complètement en lui-même et toute connaissance objective et subjective nous est voilée. C'est un état de repos, de ressourcement interne, où toutes les différenciations (extérieures et intérieures) qui auparavant caractérisaient l’état de veille sont gommées.

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- Vient maintenant un quatrième état (turiya), que nous pouvons expérimenter lorsque notre corps, notre souffle et notre mental se tiennent parfaitement immobiles en un Centre que nous appelons  Soi. Ce Centre n'est autre que nous-même, dans notre dimension spirituelle. Cet état est un état d'Union (Yoga), libre de toute tension et se situant au-delà de tous les couples d’opposés. C’est la Béatitude du Soi (Ananda).

Pour les yogins parfaits (Siddha), il existe un cinquième état (turyâtîta), où le Soi est vécu à chaque instant quelle que soit la tâche occupée. Cet état ne dépend plus des circonstances extérieures, ni d’une posture, ni d’une pratique quelconque. Il englobe à la fois une Connaissance parfaite, une Réalisation parfaite et un Cœur parfait.

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:04

Les Yamas et les Niyamas sont des règles de conduite, que tout chercheur spirituel peut adopter. Traditionnellement en Inde, la pratique des yamas et des niyamas constitue une période de noviciat durant laquelle l'adepte est mis à l'épreuve par son Guru, afin de savoir s'il est vraiment digne de recevoir les enseignements ésotériques du Yoga. Au terme de ce noviciat, l'adepte devient disciple et recoit l'initiation de son Guru qui lui donne un nouveau nom et un mantra. Cette initiation marquerea dès lors son rattachement à une lignée particulière de yogins.
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YAMAS : LES ABSTINENCES :
"Ils constituent une règle universelle, car ils ne dépendent  ni du lieu, ni de l'époque , ni des circonstances." (Yoga-Sûtras)   

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- Ahimsâ : la non-violence - Etre non-violent est la première étape pour celui qui veut s’engager sur le  chemin du Yoga. Etre non-violent, c’est à la fois refuser le choix des armes et la raison du plus fort, mais c’est aussi et surtout de s’abstenir de toute pensée, de toute parole ou de toute action blessante, soit vis-à-vis de nous-même, soit vis-à-vis de notre prochain. "Auprès de celui en qui la non-violence a parfaitement pris racine, tous  les êtres renoncent à toute forme d’hostilité."

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 - Satya : la Vérité - La Vérité est le contraire du  mensonge et de l’hypocrisie. Le faux doit être démasqué, à la fois en nous-même, comme tout autour de nous. C’est toujours le faux qui fait mal et qui fait souffrir. Etre véridique, est une condition indispensable à la pratique du Yoga et de toutes les autres disciplines spirituelles. "Celui en qui la Vérité a pris racine, toutes ses paroles sont prophétiques."

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 - Asteya : le non-vol - Ne pas voler, ne pas convoiter le bien d’autrui, être honnête, c’est à la fois respecter les autres et ne plus se comporter en égoïste. "Ceux qui pratiquent fermement le non-vol, les trésors viennent à eux."

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- Brahmacharya : la maîtrise sexuelle - L’énergie sexuelle doit être maîtrisée. C’est l’énergie même des profondeurs de notre être. "Ceux qui pratiquent la maîtrise sexuelle acquièrent de grands pouvoirs.3

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 - Aparigraha : le non-désir de possessions inutiles - La pauvreté librement consentie met fin à l’état de dépendance que nous pouvons avoir vis-à-vis des objets et des biens matériels. Cette pauvreté apparente nous permet de nous rapprocher de notre nudité originelle et de nous faire découvrir notre vraie richesse. "Lorsque la pauvreté est fermement établie, on connaît les secrets de la transmigration dans le passé, le présent et le futur."

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NIYAMAS : LES OBSERVANCES : "La pureté, le contentement, l’ardeur, l’étude des textes sacrés, la consécration au Seigneur, tels sont les Niyamas."  (Yoga-Sûtras)

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- Saucha : la pureté - La pureté est à la fois extérieure et intérieure. La pureté extérieure consiste à être propre, à se nourrir d’aliments sains et à mener une vie équilibrée. La pureté intérieure est la possession de qualités telles la bonté, la gaieté, l’humilité, la patience, la charité, la simplicité, la tempérance. "Le fait d'être pur engendre la bonne humeur, la concentration d'esprit, la maîtrise des sens et la faculté d'être en relation avec le Seigneur."

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 - Santosha : le contentement - Etre satisfait de ce que l’on a, rester serein et joyeux dans le plaisir comme dans l’adversité, tel est le contentement, l’attitude de l’homme sage. "Qui en nulle chose n’est affecté, même si tel bien ou tel mal lui échoit et ne hait ni ne se réjouit, son intelligence est fermement établie dans la sagesse."

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 - Tapas : l’ardeur - L’ardeur est l’effort nécessaire pour mener à bien notre tâche. Sans l’ardeur au travail, point de résultat. «L’ardeur détruit l’impureté ; les sens acquièrent des pouvoirs supra-normaux."

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- Svâdhyâya : l’étude - L’étude des textes sacrés et des ouvrages de Yoga est indispensable pour bien comprendre les grands principes de l’Etre et acquérir la Connaissance. Cette étude doit se faire avec un état d’esprit d’ouverture et de profonde reconnaissance vis-à-vis de nos instructeurs. "Par l’étude on obtient la vision réelle de l’aspect Divin que l’on vénère."

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 - Ishvara-pranidhâna : la consécration au Seigneur - Lorsque toutes nos actions, toutes nos pensées et toutes nos offrandes seront offertes au Seigneur, la réalisation sera proche. "Par l'abandon à Dieu, s’accomplit la réalisation du Soi."

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LE ROLE DE LA PENSEE : Il ne faudrait pas sous-estimer le rôle que tient la pensée dans tout le système  du  Yoga. La  pensée  est  la  forme  d’énergie  la  plus  subtile  que  nous ayons à notre disposition. Son pouvoir est immense, mais est assurément à double tranchant. D’un côté la pensée crée, fortifie et unifie toute chose, lorsqu’elle est au service de l’Esprit, mais d’un autre côté la pensée peut détruire, affaiblir et séparer toute chose, lorsqu’elle agit pour son propre compte et ne reconnaît aucun principe supérieur à elle-même. Cette vision faussée de n’agir qu’en vertu de ses propres intérêts, ou de celui d’une particularité quelconque au détriment de l’ensemble, est la porte grande ouverte aux conflits. En se détournant de sa propre source (la Pure Conscience), en prétendant se suffire à elle-même (la dialectique), la pensée devenue insoumise se perd dans ses propres méandres et engendre la folie. A l’inverse, c'est grâce à la pensée que l’on prend conscience de l’Unité de tout ce qui est, grâce à la pensée que l’on pratique une sâdhanâ (exercices spirituels), grâce à la pensée que l’on répète des mantras ou des prières et que l’on en saisit le sens. La pensée est le principale instrument de notre réalisation spirituelle. Par conséquent, nous devrions toujours faire attention à notre manière de penser, reconnaître ce qui est faux et négatif en nous-même et réorienter positivement notre propre esprit à chaque instant.

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:03

"Quand le mental n’est plus identifié avec son champ d’expérience, il y a comme une réorientation des sens vers le Soi. Alors les sens sont parfaitement maîtrisés." (Yoga-Sûtras)

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Le retrait des sens est le cinquième échelon dans l’échelle du Râja-yoga et se produit lorsque l’esprit se détourne volontairement des objets extérieurs et s’absorbe en Lui-même. Pour bien comprendre cette possibilité, nous emploierons l’image connue de la tortue qui est capable de rentrer sa tête et ses pattes dans sa carapace. De même, le yogin doit pouvoir retirer ses cinq sens de son champ d’expérience, afin de ne plus être sollicité par l’excitation permanente de Prakriti.  

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:02

"Maintenir la pensée fixée dans une seule direction, c'est ce qu'on appelle la concentration." (Yoga Darshana)

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DEFINITION : La concentration est la faculté de rassembler notre esprit sur un sujet ou sur un objet bien déterminé, en faisant abstraction de tout le reste. Elle est un élément important de notre vie de tous les jours, puisqu'elle nous est utile pour la plupart de nos activités. Sans la concentration, nous ne pourrions ni travailler, ni étudier, ni même conduire une voiture. C'est par le pouvoir de la concentration que toutes les découvertes scientifiques ont pu être réalisées. Elle est en elle-même une force, une supériorité de l'homme sur son environnement. Dans le Yoga, la concentration occupe une place très importante. Elle se pratique à différents niveaux ; aussi bien dans le maintien d’une posture, que dans la maîtrise du souffle ou du mental.

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LA PRATIQUE DE LA CONCENTRATION : ll existe de nombreux exercices spécifiques de concentration, les uns avec un support extérieur, comme la flamme d'une bougie, un objet ordinaire, ou un objet sacré, les autres avec un support intérieur, comme la respiration, un centre d’énergie, ou un mantra. Comme pour toutes les autres disciplines, la concentration se travaille et se développe avec le temps. Commencez par vous concentrer  pendant cinq minutes, puis augmentez progressivement la durée de vos exercices. Evitez toute crispation et fatigue mentale. Seuls le sérieux et la régularité dans votre pratique seront les garants de votre succès.

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:01

CONCENTRATION SUR LE SOUFFLE : La concentration sur le souffle est un exercice relativement facile, parce que nous respirons à chaque instant et que notre souffle est en relation directe avec notre cerveau. La technique en elle-même est fort simple et nous pouvons la pratiquer dans de nombreuses postures. Elle est à la fois une forme de prânayâma et un exercice spécifique de concentration mentale.

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- En position assise, colonne vertébrale bien droite, sans aucune raideur, tête dans le prolongement, commencez par détendre vos épaules, vos bras et tous les petits muscles de votre visage. Fermez vos yeux. Dans un premier temps, laissez votre respiration aller et venir naturellement à son rythme propre. N'essayez pas de contrôler votre souffle, mais laissez-le se positionner de lui-même. Si votre souffle est long, il est long, si votre souffle est court, il est court. Observez simplement le fait que vous respirez. Puis ressentez bien le passage de l'air frais dans vos narines. Ressentez bien chaque inspiration et chaque expiration, chaque souffle qui entre et chaque souffle qui sort. Soyez comme le gardien à l'entrée d’une porte. Soyez vigilant. La respiration et la conscience doivent s’unir. Répétez-vous mentalement : j'inspire, j'expire, j'inspire, j'expire. Ressentez que chaque inspiration se conjugue dans le présent et que chaque expiration se conjugue dans le présent. Continuez cet exercice jusqu’à ce que votre respiration s’intériorise complètement.    

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CONCENTRATION SUR UN YANTRA : Les yantras sont des figures géométriques très précises qui ont pour but de canaliser les énergies. Ils ont une correspondance directe avec la science des nombres et des angles et leurs compositions se réfèrent toujours au symbolisme universel. Comme les mantras ils peuvent servir de support aux rituels de magie, mais leur principale vocation est de faciliter la concentration mentale et de permettre aux yogins d’appréhender le Subtil.

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- En position assise, colonne vertébrale bien droite, sans aucune raideur, tête dans le prolongement ; commencez par détendre vos épaules, vos bras et tous les petits muscles de votre visage. Faites quelques respirations lentes et profondes. A 1,50 mètre devant vous, à la hauteur de vos yeux, vous aurez placé au préalable un yantra. Sans cligner des yeux, fixez ce yantra très précisément jusqu’à ce que les larmes jaillissent. Au cours de cet exercice, maintenez la plus stricte immobilité. Laissez votre propre esprit se dissoudre dans le yantra.    

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CONCENTRATION A L’ENVERS : Dans cet exercice, il s’agira de s’habituer à penser à l’envers. C’est à la fois une technique simple de concentration et une méthode efficace pour se libérer des impressions mentales laissées par les expériences vécues, au cours d’une journée.

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- Dans un premier temps, entraînez-vous à compter à rebours, sans vous tromper, de 100 à 1. Aidez-vous de votre respiration. Inspir : 100, expir : 99, inspir : 98, expir : 97… Quand vous aurez réussi cet exercice, passez à l’étape suivante. Le soir, avant de vous endormir, déroulez mentalement le fil de toutes les activités que vous avez pu faire durant la journée, en commençant par la fin. Repassez en revue très précisément votre emploi du temps. Devenez simplement l’observateur de tout ce qui est arrivé et désengagez-vous émotionnellement avec les expériences passées, bonnes ou mauvaises, que vous avez pu vivre.

CONCENTRATION SUR «JE SUIS» : Dès que notre mental se laisse happer par le tourbillon des activités de la vie quotidienne, nous perdons notre souveraineté propre (l’état de Shiva) et nous nous identifions aux limitations plaisantes ou déplaisantes, des expériences vécues. Tout ce que l’homme ordinaire fait d’une façon inconsciente, le yogin doit le faire en Pleine Conscience. Si vous êtes pleinement conscient de ce que vous faites, vous êtes en état de méditation.

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- Quelle que soit votre occupation, soyez conscient, pensez "je suis". Ne pensez pas "je suis" seulement avec votre tête, mais avec votre être tout entier. Ressentez-le. Seul Celui qui est totalement conscient est Shiva (le Soi). Soyez totalement présent dans l’action à faire. En mangeant, pensez "je suis", en marchant pensez "je suis", en respirant pensez "je suis", quelle que soit votre tâche, soyez pleinement conscient. Soyez conscient de vos émotions et de vos pensées en temps réel, c’est à dire à l’instant même où elles se produisent. En déplaçant ainsi votre attention, de l’objet à connaître (Prakriti), au Sujet Connaissant (Purusha), votre concentration deviendra méditation.

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CONCENTRATION SUR LE VERBE : « La syllabe AUM est l’arc ; Le Soi est la flèche ; Le Brahman est la cible, Qui doit être atteinte par un homme concentré. Tout comme la flèche, il fait un avec la cible. » (Mundaka Upanishad).

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Pour la tradition indienne, le Verbe (Parâ-Vach) détient un rôle fondamental. C’est par le Verbe que l’Absolu (Brahman) se manifeste et engendre l’univers (voir III-4 : Les grands principes de l'Etre ). Le Verbe est le pont qui relie toute chose, le lien secret qui unit l’ensemble de la création à son Créateur. Aussi, est-ce en vertu de ce don inestimable reçu, que l’homme seul peut entreprendre le chemin du retour et réaliser le Soi. Le mantra AUM est la Parole suprême qui révèle la Présence, de Celui qui est au-delà de toute parole (voir : VI-9 : Mantras : les mots de pouvoir ). AUM est le moyen le plus facile et le plus complet pour s‘unir au Divin. La prononciation de ce mantra peut se faire à haute voix, murmurée, ou mentalement. Avec foi et connaissance, la répétition continuelle du son AUM nous conduit finalement au Silence éternel.

"Le samâdhi peut s'établir aussi grâce à l'abandon au Seigneur. Ishvara est un être particulier, qui n'est pas affecté par la souffrance, l'action et ses conséquences. En Lui est le germe d'une conscience sans limites. Echappant à la limite du temps, il est le Maître spirituel, même des anciens. On le désigne par le AUM. La répétition de ce mantra permet d'entrer dans sa signification. Grâce à cela, la conscience périphérique s'intériorise, et les obstacles disparaissent." (Yoga-Sûtras)

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CONCENTRATION SUR AJNA CHAKRA : La concentration sur un chakra (voir : IV-6 : Chakras : les centres d'énergie ) demande une connaissance très précise du corps subtil. C’est une pratique propre au Kundalini-yoga qui ne peut se faire que sous la direction d’un Maître qualifié. Ajnâ chakra est un centre de commande particulièrement important qui se situe entre les deux sourcils. C’est la glande pinéale pour la physiologie moderne, le troisième œil pour les Tibétains, ou l’œil de Shiva (Shiva netra) pour les hindous. De par sa fonction, âjnâ chakra canalise facilement notre attention. La concentration sur ce centre le stimule et développe particulièrement bien la notion de "témoin", de "voyant intemporel".

- Dans cet exercice, il faudra là encore veiller à maintenir la colonne vertébrale bien droite, à détendre tous les petits muscles du visage, à fermer les yeux et à éviter toute fatigue mentale ou oculaire. Il se peut qu’assez rapidement, le yogin arrive à percevoir des flashs de lumière, au niveau de ce centre.

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 17:00

SAT-CHAKRA-NIRUPANA : Le Sat-Chakra-Nirupana nous donne la description détaillée des fruits de la concentraion sur les six chakras.

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"En méditant ainsi sur celle qui resplendit comme dix millions de soleils dans la cavité à l’intérieur du chakra de base, on devient maître de la parole, prince entre les hommes, promptement capable de se délecter dans toutes les branches de la connaissance. On jouit d’une santé continuelle et l’essence intérieure de l’esprit est immergée dans la grande béatitude, sans limitations. Désormais pur en sa conduite, on sert, par son langage et par des compositions en vers, tous les gurus d’entre les dieux."

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"L’être humain qui médite sur ce lotus immaculé nommé svâdhisthâna voit la ruine de tous ses ennemis en tête de qui est la tare de l’ego. Passé maître en Yoga, il dissipe comme un soleil l’accumulation de ténèbres produites par l’ignorance. Il compose vers, prose et longs traités et sa parole harmonieuse coule en abondance comme un pur nectar."

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"En méditant sur ce lotus du nombril, le yogin acquiert une maîtrise complète de la rétraction ou de la protection. La Parole, avec toute la riche moisson de la Connaissance, demeure sans cesse sur le lotus de sa bouche."

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"Celui qui médite en son cœur sur cette fleur surgie de la boue, sur cet arbre céleste, sur ce trône où siège le dieu Sarva, sur ce lotus rayonnant de la présence du Hamsa qui est comme la flamme d’une lampe dans un lieu sans vent, sur ce lotus revêtu du faste créé par ses filaments qui chatoient à l’intérieur, magnifiés par le mandala du soleil, celui-là devient souverain de la Parole, Seigneur, capable de protéger ou de détruire les mondes."

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"Le sâdhaka qui sans interruption maintient son esprit sur ce Lieu obtient l’entière maîtrise de soi. Il devient un poète illuminé, un maître de la parole, un homme de connaissance, à l’esprit suprêmement apaisé. Sa vision s’étend sur les trois temps, sa bienfaisance embrasse tous les êtres. Libre de la maladie et de la douleur et doué de longévité, il est véritablement vivant, il est la lumière du Hamsa par la destruction des infortunes illimitées."

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"Le noble sâdhaka adonné à cette méditation devient un prince entre les sages, capable d’entrer instantanément dans le corps d’autrui. Omniscient, conscient de tous les points de vue, répandant ses bienfaits sur tous, il est versé dans toutes les sciences traditionnelles. Il devient un praticien de la non-dualité. Il manifeste avec éclat la gloire des pouvoirs supra-normaux les plus élevés et inouïs. Son temps de vie est prolongé et c’est lui qui accomplit la manifestation, la résorption et la protection des trois mondes." (Sat-Chakra-Nirûpana, Sritattvacintâmani de Pûrnânanda)

AU-DELA DES CHAKRAS :

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"Cet homme d’élite qui, ayant discipliné son propre esprit, parvient à connaître ce Lieu, ne retourne pas dans le flux du devenir (samsâra), il n’y a plus rien dans les trois mondes qui puisse le ligoter. Celui qui a ainsi contrôlé sa pensée et accompli son objet, obtient pour toujours l’entière puissance de faire et de défaire, la faculté de prendre son essor dans le vide et le don d’une parole parfaitement pure". (Sat-Chakra-Nirûpana, Sritattvacintâmani de Pûrnânanda)

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:59

"Rentre en toi-même, au lieu où il n'y a rien et prends garde que rien n'y vienne. Pénètre au-dedans de toi, jusqu'au lieu où nulle pensée n'est plus et prends garde que nulle pensée ne s'y lève. Là où rien est, la Plénitude ; là où rien n'est vu, vision de l'Etre ; là où rien n'apparaît plus, apparition du Soi. Dhyâna, c'est cela." (Swâmi Gnanananda).
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DEFINITION : Pour les yogins, tout dans l'univers est en état de méditation. La course des étoiles, la rotation de la terre, l'alternance des saisons, la formation d'une feuille... C'est un état premier pour tous les êtres et pour toutes les choses.  A ce niveau, méditation veut tout simplement dire : Unité de tout ce qui est. Sur le plan humain, la méditation est tout autant un état naturel. Elle n’appartient ni à l’Orient ni à l’Occident et toutes les traditions authentiques connaissent son enseignement. Elle se révèle aux aspirants sincères qui font preuve de suffisamment de patience et d’humilité. C’est à la fois une pratique spirituelle, comportant de nombreux exercices et un état purement intérieur de paix et de joie (contemplation).

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"L'existant par soi a percé les ouvertures (des sens) vers l'extérieur. Ainsi on regarde au-dehors, non dans son propre Soi. L'homme sage qui désire goûter à l'immortalité, avec les yeux retournés (c’est-à-dire en introspection), contemple le Soi immanent." (Katha Upanishad) .

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LA COLORATION DU MENTAL : Les hommes croient ce qu’ils désirent et veulent entendre ce qu’ils ont envie d’écouter. La perception du monde passe par le prisme déformant de notre mental. C’est nous-même qui forgeons nos propres échelles de valeur. Chaque être humain façonne  sa réalité en accord avec ses sentiments et ses centres d’intérêt. Ce n’est pas ce que nous voyons ou ce que nous entendons qui est le plus important pour nous-même, mais c’est seulement notre propre interprétation des choses et ce qui nous touche au plus profond de notre être. Nous pouvons passer à côté d’innombrable situations et d’êtres qui ne retiendront jamais notre attention et tomber par contre en admiration devant un sujet qui laissera le reste du monde indifférent. Nous construisons à chaque instant notre propre monde, suivant certains schémas qui nous sont familiers et qui agissent souvent comme l’arbre qui masque la forêt.

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"Un objet est perçu ou non, selon que sa coloration répond à l'intérêt que manifeste le mental. L'agitation du mental est toujours perçue par la conscience profonde, toute puissante, en raison de son immuabilité. Le mental n'a pas d'éclat en soi, puisqu'il est l'objet de perception. Et il n'a pas conscience de l'objet et de lui-même en tant qu'instrument de connaissance parce qu'ils sont confondus. Si le mental pouvait être connu par une intelligence plus subtile, cela créerait un excès de consciences mentales et une confusion de leurs mémoires. Le mental a une connaissance parfaite de sa propre intelligence quand il ne passe pas d'un objet à un autre et qu'il rejoint la forme de la conscience profonde. Le mental coloré par le Soi devient conscience totale. Le mental, bien qu'il soit coloré par d'innombrables imprégnations, dépend du Soi, auquel il est associé dans son activité. Pour celui qui est capable de discrimination, cessent les doutes et les interrogations sur l'existence et la nature du Soi. (Yoga Sûtras)

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LES OBSTACLES MENTAUX A LA MEDITATION : Plusieurs attitudes mentales négatives peuvent nous empêcher de méditer correctement. Ces attitudes négatives devront être reconnues comme telles, dans un premier temps, puis transformées en leur contraire, par le pouvoir du Yoga. Pour exemple nous pouvons citer : le mensonge, la médisance, le doute, les mauvaises pensées.

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."L'esprit peut être comparé à un lac ; lorsque la surface du lac est calme, on peut en voir le fond, mais si le lac est agité, cela devient impossible. (Yoga Darshana)

 

LE LACHER-PRISE : Au verset 12 du premier chapitre des Yoga-Sûtras, Patanjali nous indique dans quel état d’esprit nous devons méditer correctement.

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"L'arrêt des perturbations du mental s'obtient par une pratique intense, dans un esprit de lâcher-prise. En l'occurrence, cette pratique intense est un effort énergique pour se centrer. Mais elle n'est une base solide que si elle est pratiquée avec ferveur, persévérance, de façon ininterrompue et pendant longtemps. Le lâcher-prise est induit par un état de conscience totale qui libère du désir face au monde qui nous entoure. Le plus haut degré du lâcher-prise consiste à se détacher des gunas, grâce à la conscience du Soi."  

  

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:58

"En s’abstenant de toute formation de pensées et de visualisations mentales. En maintenant le calme du corps comme celui d’un enfant qui dort. En s’efforçant humblement et avec zèle de suivre les enseignements autorisés du Guru, s’élèvera, sans aucun doute, l’état Né Simultanément. » (Le Yoga du Grand Symbole)

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LA NON REACTION AUX PENSEES : Dans cet exercice il s’agira de rester indifférent à la formation des pensées dans notre propre esprit. La Conscience étant à l’origine même de la pensée, nous devons être Supraconscients et voir chaque pensée apparaître, se maintenir et finalement disparaître d’elle-même. Ordinairement lorsqu’une pensée apparaît, nous l’entretenons par notre attention et nous lui laissons prendre de l’importance jusqu’à ce qu’elle occupe tout notre espace intérieur ou qu’une autre pensée prenne sa place. Dans cet exercice, il s’agira au contraire de ne pas donner de l’importance à ces pensées et de les regarder extérieurement, dans la plus grande indifférence, comme s’il s’agissait d’un spectacle varié. Voir ses pensées comme au cinéma, sur l'écran de la Pure Conscience.
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L'INHIBITION DU PROCESSUS DE LA PENSEE : Cet exercice fait suite à la méthode précédente. Après avoir reconnu la formation continuelle des pensées au sein de notre propre esprit, il s’agira de mettre fin volontairement à la manifestation spontanée de ces pensées.  Aussitôt qu'une pensée s’élèvera, au lieu de la regarder se mouvoir et la laisser disparaître d’elle-même comme auparavant, il faudra essayer de la couper directement à ses racines et de ne lui donner aucune chance de se développer. En prolongeant ainsi progressivement cette période de temps suspendu, pendant lequel on s’exerce pour prévenir l’apparition des pensées, on arrivera finalement à l’état de repos dans le Soi, où toute pensée aura disparu.

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 Ces deux premiers exercices permettront aux méditants de bien saisir la nature réelle des pensées : comment elles se produisent en un flot ininterrompu, comment elles se maintiennent pour un certain temps et comment elles finissent par disparaître d’elles-mêmes si nous ne les entretenons pas.

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LA CONNAISSANCE DU « MOUVANT » ET DE « L’IMMOBILE » : Parvenu à ce stade, le yogin comprendra alors aisément que l’Esprit peut être, soit en mouvement, soit au repos. Il assume cette double fonction ; celle de l’activité, avec la formation continuelle des pensées et celle du repos en Lui-même. Cette connaissance du «mouvant» et de «l’immobile» favorisera la réalisation de l’état de Quiétude qui n’est autre que l’Esprit dans sa condition initiale, le quatrième état (Turiya).

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"Ce qui connaît le « Mouvant » et « l'Immobile» (ou le mouvement et le repos comme un et inséparable) est appelé, lorsque cela est justement compris, «La Sagesse de toute discrimination ou l'Intelligence Supra-mondiale». (Le Yoga du Grand Symbole)

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LA RECONNAISSANCE DU SOI : Dans cette méthode, il s’agira de ne rien faire pour contrôler le mental. On laissera les pensées aller et venir à leur guise. Le seul travail du yogin consistera à reconnaître que toutes les pensées, toutes les images et toutes les impressions qui se présentent à Lui-même, ne sont autres que l’Esprit (le Soi) en mouvement. Par cette reconnaissance, ce qui semblait caché se dévoilera de lui-même, comme étant la source  de tout ce qui est.

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"S'il pouvait considérer la multitude d'images qui naissent continuellement de son esprit comme rien d'autre que des créations de l'Esprit, alors il serait libre. Comme l'univers fait de Conscience est pure Conscience, que des poteries d'argile ne sont que de l'argile et que les bijoux d'or restent toujours de l'or, cette fantasmagorie de pensées et d'imaginations innombrables n'est autre que l'Esprit ; et l'Esprit est une vibration de Citi (la Conscience). Il trouvera la Paix dans cette juste vision des choses."  (Swami Muktananda)

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L'ECOUTE DU SILENCE INTERIEUR : Dans cette méthode, le yogin cherchera à écouter le Silence indicible qui existe tout au fond de Lui. En étirant ainsi son attention, la suspension du souffle se fera automatiquement et le Soi se révèlera de Lui-même. Le plongeon dans le Saint Silence est, en vérité, la Connaissance de la Réalité. Tant qu'il y a bavardage mental, il y a dualité. Dès que le Saint Silence s'installe, le Soi se révèle de Lui-même et illumine tout de l'intérieur.

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"On décrit toujours l’immanent, le Brahman, en l’appelant "Silence", parce que toutes choses sont connues par leurs qualités propres. Le silence des enfants consiste à se taire. Tout autre est le Silence que connaissent ceux qui s’approchent de la Réalité suprême." (Tejo Bindu Upanishad)  

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:57

"Lorsque seul demeure l’objet de la contemplation et que la propre forme de celui qui contemple est annihilée, on dit que l’identification est réalisée."(Yoga Darshana)

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SAMYAMA : LA GRANDE TRIADE : La concentration, la méditation et l’identification forment un tout inséparable que l’on nomme samyama. Patanjali envisage trois niveaux de samyama, suivant que l’objet de la méditation est extérieur, intérieur ou purement informel. Le samyama dirigé sur un objet extérieur, apporte la connaissance précise de cet objet, ainsi que l’obtention des pouvoirs inhérents à cet objet. Le samyama dirigé sur un chakra, ou sur certaines facultés sensorielles, apporte lui aussi la maîtrise correspondante et l’obtention de pouvoirs. Mais tous ces pouvoirs ne sont en fin de compte que des obstacles, car ils représentent pour le yogin une véritable tentation et peuvent l’empêcher d’aller plus loin. Aussi le seul samyama digne d’intérêt et susceptible d’apporter la réalisation spirituelle, est celui exercé sur l’esprit Lui-même.

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"Le samyama sur le soleil donne la connaissance de l'univers. Sur la lune, il permet de connaître l'ordre cosmique. Sur l'étoile polaire, le cours des planètes. Sur le chakra du nombril, la physiologie du corps. Sur celui de la gorge, on supprime la faim et la soif. Sur la kûrma nâdi, on obtient la stabilité. Sur sahasrâra chakra, la vision spirituelle des êtres réalisés. Cette connaissance de toutes choses peut être aussi connaissance intuitive naturelle. Par samyama sur le coeur, on a la connaissance parfaite du mental. ( Yoga-Sûtras)

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LE NIRVIKALPA SAMADHI : Le samâdhi est le seul état de conscience qui permet de connaître la Vérité (connaître, c'est être). C’est un état sans pensées, sans tension aucune et se situant au-delà des couples d’opposés. En fait, c’est notre état naturel, notre état Bienheureux (Ananda). Un nouveau-né vit dans le Nirvikalpa Samâdhi. Pour Lui, il n’y a pas de dualité, pas de pensée, pas de doute. Très vite il fera l’apprentissage des différences, expérimentera l’état avec pensées (savikalpa)  et perdra finalement son état Premier qui est Toute Joie. Devenu adulte, il n’aura plus du tout souvenir de son état Bienheureux et sera confronté en permanence à la dualité. Seul "le chemin de retour" lui fera prendre conscience de l’Unité de tout ce qui est et seul le Nirvilkalpa Samâdhi  pourra le libérer définitivement de ses doutes, de ses peurs, et de ses errances. En accedant au "Centre" ou au "Royaume", le Yogin participe à la Béatitude Divine.

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.LE SAINT SILENCE : Le plongeon dans le Saint Silence est en vérité, la Connaissance de la Réalité. Tant qu'il y a bavardage mental, il y a dualité. Dès que le Saint Silence s'installe, le Soi se révèle de Lui-même et illumine tout de l'intérieur.

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"Le yogin doit rechercher ce Silence indicible qui existe au fond de tous les êtres et que les mots et la pensée sont incapables d'exprimer. Qui peut exprimer ce que les mots ne peuvent définir ?

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:56

Au chapitre VI de la Bhagavad-Gîta, Krishna, l’Instructeur Divin, nous donne toutes les instructions nécessaires pour mener à bien notre méditation. Les différentes étapes y sont exposées, ainsi que le résultat final.

"Que le yogin pratique continuellement l'union avec le Moi, assis à part et seul, tout désir et toute idée de possession bannis de son mental, dominant son être entier et sa conscience entière. Il doit placer ferme son siège dans un endroit pur, ni trop haut, ni trop bas, couvert d'un linge, d'une peau de daim, d'herbe sacrée et là, le mental concentré, maintenant sous sa domination les agissements de la conscience mentale et des sens, il doit pratiquer le Yoga pour la purification de soi. Tenant droits le corps, la tête et la nuque, sans mouvement, la vision tirée vers l'intérieur et fixée entre les sourcils, sans regarder alentour, conservant le mental calme et libre de toute peur, et observant le voeu de brahmacharya, tout l'être mental maîtrisé tourné vers Moi, il doit se tenir ferme en Yoga, se donnant tout entier à Moi. Se mettant ainsi toujours en Yoga par la maîtrise de son mental, le yogin atteint à la paix suprême du nirvâna qui a sa base en Moi.

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En vérité ce Yoga n’est pas pour celui qui mange trop ou qui dort trop, de même qu’il n’est pas pour celui qui abandonne sommeil et nourriture, ô Ajurna. Le Yoga détruit tout chagrin en celui chez qui sommeil et veille, nourriture, jeu, déploiement d’effort dans les œuvres, tout est yukta. Quand la conscience mentale tout entière est parfaitement maîtrisée et libérée du désir, et qu’elle demeure tranquille dans le Moi, alors on dit : Celui-là est en Yoga. Immobile comme la lumière d’une lampe dans un endroit sans vent est la conscience maîtrisée du yogin qui pratique l’union avec le Moi. Ce en quoi le mental devient silencieux et tranquille par la pratique du Yoga, en quoi le Moi est vu au-dedans, dans le Moi par le Moi, et en quoi l’âme est satisfaite ; Ce en quoi elle connaît sa propre béatitude, véritable et extrême, ce qui est perçu par l’intelligence et qui est par-delà les sens et d’où elle ne peut plus, une fois qu’elle y est établie, retomber de la vérité spirituelle de son être ; C’est le  plus grand de tous les gains  et le trésor  auprès  duquel tous trésors  perdent leur valeur, c’est là où, une fois établi , l’homme n’est pas troublé par l’assaut le plus violent de l’affliction mentale. C’est la fin du contact avec le chagrin, la rupture du mariage entre le mental et l’affliction. La conquête effective de cette béatitude spirituelle inaliénable est le Yoga ; c’est l’Union Divine.

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On doit pratiquer résolument ce Yoga sans céder à aucun découragement, à aucune difficulté, à aucun échec. Abandonnant, sans rien excepter ni rien laisser, tous les désirs nés de la volonté de désir, et maintenant les sens par le mental afin qu’ils n’aillent pas courir de tous côtés, on doit lentement faire cesser toute action mentale par une buddhi maintenue dans l’étreinte de la stabilité et ayant attaché le mental au Moi supérieur, on doit ne plus penser à rien. Chaque fois que le mental inquiet et agité s’échappe, il faut le dominer et le ramener à la soumission dans le Moi.  Quand le mental est entièrement calmé, alors descend sur le yogin, suprême, sans tache, sans passion, la béatitude de l’âme qui est devenue le Brahman. Ainsi libéré de la souillure de la passion et se mettant constamment en Yoga, le yogin aisément et joyeusement jouit du contact du Brahman qui est une béatitude extrême.

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L’homme de qui le moi est en Yoga qui voit le Moi en tous les êtres et tous les êtres dans le Moi, voit partout d’une égale vision. Celui qui Me voit partout et voit tout en Moi, pour lui Je ne suis jamais perdu, de même qu’il n’est jamais perdu pour Moi. Le yogin qui s’appuie sur l’unité et M’aime en tous les êtres, de quelque façon qu’il vive et agisse, il vit et agit toujours en Moi. O Arjuna, celui qui voit toute chose avec égalité dans l’image du Moi, que ce soit chagrin ou que ce soit bonheur, celui-là Je le tiens pour le yogin suprême." (Bhagavad-Gîtâ)

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Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

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Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

    .  

 

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« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

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