Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L' Enseignement Du Yoga Suprême

  • : L'Union Divine - La Fine Fleur Du Yoga
  • : Le Yoga est l'expérience directe de la Réalité. C'est la réalisation du Soi dans sa plénitude, l'Etat Divin. Dans ce blog vous trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir sur ce sujet : l'historique, la philosophie, la métaphysique, l'être humain, l'aspirant au Yoga, les différentes formes du Yoga, la Libération Spirituelle, l'Union Divine, les plus grands Maîtres spirituels et les principaux textes anciens. Un lexique, une bibliographie et quelques vidéos compléteront cet enseignement du Yoga Suprême.
  • Contact

Le Chemin De L' Auteur

  • La fine fleur du yoga
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage
  • Adoration - Connaissance - Méditation - Œuvres - Bhakti - Jnâna - Râja - Karma - Hatha - Yoga - Ayurvéda - Spiritualité - Gnose - Christianisme - Soufisme - Taoisme - Unité - Amour - Partage

Cherchez Et Vous Trouverez !

Les Chemins De L' Inde

undefinedCarte de l'Inde ancienne

bhimbetka-inde.jpgBhimbetka

harappa.jpgHarappa

 Mohenjo-Dora

lingam-harappa.jpgLinga Harappa

harappa-yogin.jpgYogin Harappa

undefinedPashupati

tr-thankara-jain.jpgJain Trithankara

jain-trithankara.jpgTrithankara

premiers-aryens.jpgAryen Perse

Rig-Veda.jpgRig-veda

Indra.jpgIndra

Agni.jpgAgni

undefinedSanskrit

sadashiva.jpgSadashiva

trimurti.jpgTrimurti

brahma-copie-1.jpgBrahma

vishnou.jpgVishnou

shiva-copie-1.jpgShiva

sc-nes-de-vie-de-Bouddha.jpgScènes de la vie de Bouddha

undefinedBouddha

undefinedBouddha
style gréco-indien

mahavira-copie-2.jpgMahavira

le-sermon-de-mahavira.jpgLe sermon de Mahavira

ajanta.jpgAjanta

elephanta.jpgElephanta

empire-Maurya.jpgEmpire Maurya

nataraja.jpgNataraja

undefinedShankaracharya

undefinedAbhinavagupta

natha-yoga.jpgNatha-yoga

hatha-yoga-1.jpgHatha-yoga

rama.jpgRama

krishna-3.jpgKrisnha

krishna-et-les-gopis.jpgKrishna et les gopis

sultan-de-delhi.jpgSultan de Delhi

undefinedAkbar

soufi-1.jpgSaints Soufis

caitanya.jpgCaitanya

vallabha.jpgVallabha

Mirabai.jpgMirabaï

guru-nanak.jpgGuru Nanak

kabir.jpgKabir

sri-ramakrishna.jpgShri Ramakrishna

sri-aurobindo.jpgShri Aurobindo

ramana-maharshi.jpgRamana Maharshi

swami_ramdas.jpgSwami Ranmdas

ma_ananda_moyi.jpgMa Ananda Moyi


 

Les Chemins De L' Union

Les Chemins Des Annuaires

         145  

http://annuaireduyoga.com

lui

Merci de votre visite et à bientôt 

Om Shanti

   
 
http://www.yoganet.fr

    5 posture du lotus 

http://annuaire.pro/yoga/    

 

23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:25
Shankarâchârya

Shankarâchârya

Shankâracharya, né en 788 et mort en 820, est considéré comme l'un des plus grands Maîtres spirituels de l’Inde. Philosophe, métaphysicien et réformateur de l’Hindouisme, il est un des principaux fondateurs de l’Advaïta Vedanta. 

.

"En vérité le Divin est au dedans de toi, Être suprême, félicité intérieure éternelle. Il est, il demeure, il ne passe, sans second, indivisible, splendeur de conscience absolue, témoin de l'intelligence, au-delà du réel et du non-réel, le Divin - l'être vrai en toute créature."

.

."Cela - Paramâtman - Cela, qui est par-delà le réel et le non-réel, sa nature est pure connaissance  Il est lumière au dedans de l'être, montrant les phénomènes présents et à venir, distinct pourtant de prakriti aux mouvantes formes. Sache qu'il est ton être, sens qu'il est ton être, que tu dormes ou que tu rêves ou que tu veilles, de ton intelligence seulement le témoin."

.

"Lumière constante au dedans de toi - et au dedans de tous - ton être intérieur éternel se manifeste en toi, vois le en toi, quand tu dors et quand tu rêves et quand tu veilles, Il est en toi, témoin qui regarde ces formes nombreuses, ces formes changeantes. Principe de ton être, depuis "Je", pensée racine, sens-le aussi comme Eternité, Béatitude et Conscience, en ton cœur réalise Cela qui est ton être."

.

"Avec ta pensée bien réglée et ton intellect pur et clair réalise Cela - ton Atman - et dis "moi, c'est Cela" franchissant ainsi Samsâra, océan insondable, océan sans limites des morts et des renaissances. Et alors connais la joie d'avoir atteint ta propre essence, et à jamais ainsi demeure - Brahman même."

.

"Quand se fond ainsi en Brahman d'un effort constant façonnée l'intelligence, la paix ainsi venue en toi - Savikalpa Samâdhi - d'elle-même franchit ses limites et devient suprême conscience - Nirvikalpa Samâdhi - fin souveraine, là où n'est plus « toi et moi » là où n'est plus rien que l'Un."

.

"Brahman, le Réel, l'Unique, est au cœur même, au cœur profond des créatures, par-delà les phénomènes manifestés et non manifestés. Qui demeure en son propre cœur devenu Cela est libéré des renaissances."

.

LA VAGUE DE FELICITE DU DELIVRE-VIVANT :
.

"Quand, dans la ville, il contemple le tableau bariolé des citadins, hommes et femmes, aux noms et formes variés, bien vêtus et parés avec des ornements d’or et qu’il se délasse avec eux en pensant qu’il est lui-même pur spectateur, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand, dans la forêt, il regarde les cimes qui ploient sous leurs fardeaux de feuilles et de fruits et qu’il entend les divers gazouillis des troupes d’oiseaux cachées dans les épaisses frondaisons, n’ayant pour siège, la nuit comme le jour, qu’une portion du sol, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il séjourne dans un temple, un autre jour dans un palais somptueux, tantôt sur un rocher, une autre fois au bord d’une rivière, ou bien quand il partage la hutte de quelque ascète éminent et paisible, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il se récrée, ici avec des enfants qui rient et battent des mains, là avec une femme jeune et jolie, quand il s’entretient avec des vieillards chagrins ou bien avec des hommes tout différents, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il converse avec des experts qui savourent les délices d’un savoir immémorial et abondant, ou bien avec des poètes ayant sur les lèvres l’essence même de l’art poétique, à d’autres moments avec de brillants logiciens épris de déduction, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il accomplit en quelque lieu un culte divin avec des méditations assidues, ailleurs avec des fleurs appropriées et très odorantes, en quelque autre endroit avec des feuilles immaculées, l’esprit réjoui, tout entier à la louange, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il récite les noms de Celle qui est favorable aux êtres, de Celui qui confère la tranquillité ou de Celui qui pénètre tout, ou quand il récite les noms du Conducteur de la troupe divine ou de Celui qui manifeste et consume l’univers et que la béatitude inonde ses yeux de larmes, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il se purifie dans les flots du Gange, quand il utilise l’eau d’un puits ou d’un étang, que cette eau soit froide ou tiède et agréable, ou quand son corps couvert de cendre est pareil à du camphre, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il est occupé avec les sens et leurs objets dans l’état de veille, quand il perçoit les objets de l’état de rêve ou quand il savoure la félicité ininterrompue du sommeil profond, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il est nu, quand il est vêtu comme un dieu, ou quand il porte autour des reins une peau de lion, toujours magnanime, sans soucis et semant la joie dans le cœur de ceux qui l’approchent, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il se tient en sattva, quand il est en contact avec la qualité de rajas ou de tamas, ou quand il s’affranchit de ces trois modalités cosmiques, tantôt dans le courant de l’existence conditionnée, tantôt se plaisant dans le sentier de la révélation, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.
Quand il garde le silence ou quand il se montre enclin à parler, quand sa félicité intime suspend sa voix et le fait rire aux éclats, ou bien quand il observe avec attention le comportement de l’un ou l’autre mondain, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il introduit quelque aliment dans la bouche en lotus épanouie des femmes ou quand il accepte de manger ce qu’elles offrent, montrant ainsi que la non-dualité exclut la distinction entre soi-même et les autres, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il prend plaisir à fréquenter les fidèles de Shiva ou de Son Epouse, quand il vit parmi les adorateurs de Vishnou, parmi ceux de Sûrya ou ceux de Ganêsha, débarrassé par la non-dualité de tout ce qui divise, le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il perçoit la pure essence à travers la variété innombrable des qualités et des distinctions, tantôt revêtue d’une forme et tantôt sans forme, essence qui est la sienne et celle de Shiva, quand, devant cette merveille, il s’écrie "Qu’est cela !", le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Quand il perçoit la dualité toute entière comme étant aussi la vérité, comme étant favorable et divine, selon les paroles révélées dont il a médité et compris les acceptations profondes, quand, ayant rejeté l’erreur de la dualité non unifiée, il répète sans cesse : Shiva ! Shiva ! Shiva ! le sage dont l’ignorance a été abolie par l’initiation de son Guru n’est plus le jouet de l’illusion.

.

Il jouit sans relâche de la Délivrance, plongeant et replongeant dans le lac de béatitude innée qu’est la suprême réalité de Shiva, où il est parvenu grâce au regard de nectar de son Guru compatissant. Sa conduite étant parfaite, il est le meilleur d’entre les hommes et les poètes le proclament un (vrai) renonçant, un yogin (accompli), un (authentique) inspiré.

.

Il est silencieux avec le taciturne, vertueux avec le vertueux, savant avec le savant, affligé avec l’affligé, dans le bonheur avec l’heureux, dans le plaisir avec le jouisseur, stupide avec le stupide, juvénile avec les jeunes femmes, loquace avec les bavards, Lui, le fortuné qui a conquis les trois mondes, est méprisé avec les misérables."

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:24
 Abhinavagupta

Abhinavagupta

Abhinavagupta, né à la fin du Xè siècle et mort au début du XIè siècle, est une des grandes figures du Shivaïsme du Cachemire. Il fut à la fois un grand Maître du Yoga, du Tantra, mais aussi en poésie et en dramaturgie.
.
HUIT STANCES SUR L'INCOMPARABLE :
.
"1 Ici, nul besoin de progrès spirituel ni de contemplation, ni d'habileté de discours, ni d'enquêtes, nul besoin de méditer, ni de se concentrer, ni de s'exercer aux prières marmonnées. Quelle est, dis-moi, la Réalité ultime absolument certaine ? Écoute ceci : ne prends ni ne laisse et, tel que tu es, jouis heureusement de tout.
.
2. Du point de vue de la Réalité absolue, il n'y a pas de transmigration. Comment alors est-il question d'entrave pour les êtres vivants ? Puisque l'être libre n'a jamais eu d'entraves, entreprendre de le libérer est vain. Il n'y a là que l'illusion de l'ombre imaginaire d'un démon, corde prise pour un serpent qui produit une confusion sans fondement. Ne laisse rien, ne prends rien, bien établi en toi-même, tel que tu es, passe le temps agréablement.
.
3. Dans l'Inexprimable, quel discours peut-il y avoir et quelle voie différencierait adoré, adorant et adoration ? En vérité, pour qui et comment un progrès spirituel se produirait-il, ou encore qui pénétrerait par étapes dans le Soi ? Oh Merveille ! cette illusion, bien que différenciée, n'est autre que la Conscience-sans-second. Ah ! tout est essence très pure éprouvée par soi-même. Ainsi, ne te fais pas de soucis inutiles.
.
4. Cette félicité n'est pas comme l'ivresse du vin ou celles des richesses, ni même semblable à l'union avec la bien-aimée. L'apparition de la Lumière consciente n'est pas comme un faisceau de lumière que répand une lampe, le soleil ou la lune. Quand on se libère des différenciations accumulées, l'état de bonheur est une allégresse comparable à la mise à terre d'un fardeau, l'apparition de la Lumière est l’acquisition d’un trésor oublié : le domaine de l’universelle non-dualité.
.
5. Attirance et répulsion, plaisir et douleur, lever et coucher, infatuation et abattement, etc., tous ces états participant aux formes de l'univers se manifestent comme diversifiés, mais en leur nature ils ne sont pas distincts. Chaque fois que tu saisis la particularité d'un de ces états, attentif aussitôt à la nature de la Conscience comme identique à lui, pourquoi, plein de cette contemplation, ne te réjouis-tu pas ?
.
6. L'efficacité de ce qui existe actuellement n'existait pas auparavant ; de façon soudaine, en effet, surgissent toujours les choses en ce monde. À quelle réalité peuvent-elles prétendre, ainsi troublées par la confusion déformante de l'état intermédiaire2? Quelle réalité y a-t-il dans l'irréel, l'instable, le falsifié, dans un amoncellement d'apparences, dans l'erreur d'un rêve ? Reste par-delà l'imperfection propre aux angoisses du doute et éveille-toi.
. 
7. L'inné ne peut être sujet au flot des existences objectives ; celles-ci ne se manifestent qu'éprouvées par toi. Bien que privées par nature de réalité, en un instant, par la faute d'une erreur de perception, elles prennent part au réel. Ainsi jaillit de ton imagination la grandeur de cet univers puisqu'il n'existe pas d'autre cause à son apparition. C'est pourquoi, par ta propre gloire, tu resplendis dans tous les mondes et, bien qu'unique, tu es l’essence du multiple.
.
8. Lorsque surgit la Conscience en tant que contact immédiat avec soi-même alors le réel et l'irréel, le peu et l'abondant, l'éternel et le transitoire, ce qui est pollué par l'illusion et ce qui est la pureté du Soi apparaissent radieux dans le miroir de la Conscience. Ayant reconnu tout cela à la lumière de l'essence, toi dont la grandeur est fondée sur ton expérience intime, jouis de ton pouvoir universel."
.
 
 
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:23
Kabir

Kabir

Kabir, né en 1440 et mort en 1518 ap. J.C., est un tisserand, poète, yogin et réformateur religieux. Doublement influencé par l’Hindouisme et par l’Islam, il vécut à Bénarès et composa de nombreux poèmes en hindi.

.

LE SEIGNEUR INTERIEUR

.

« Chaque goutte d'eau de mer à elle seule contient
Le soleil et la lune et les dieux par millions !

Prises dans un tourbillon, elles aspirent au bonheur ;

Mais la douleur s'agrippe et ne les lâche point !

.
De multiples façons le monde s'est égaré,

Et personne n'a trouvé la cause de la douleur !

Homme, tu es fou et sage tout à la fois ;

Ram demeure en ton cœur et tu ne le sais point !

.

Il est le Maître, Il est Hari,

Et Il est en même temps le servant de Hari !

Mais pour celui qui sait n'existent la naissance ni la Mort,

Et Maya, dépitée, disparaît devant Lui !

.

Ami, Je demeure dans ton cœur ;

Pourquoi Me chercher ailleurs ?

.

Je ne suis ni dans le temple, ni dans la mosquée,

Ni dans la Ka'ba, ni à Kailash
Je ne suis ni dans les rites ou les rituels,

Ni dans le Yoga ou le renoncement.

Si tu savais me chercher,

Tu Me trouverais en un instant !

.

Dit Kabir : écoute-moi, ô frère Saddhu,

Il est le Souffle des souffles !

Je ris de voir que le poisson dans l’eau a soif :

Sans connaître son Soi, pourquoi aller à Mathura ou à Kashi ?

.

La perle est dans ton cœur, ne cherche pas ailleurs !

Dit Kabir : écoute-moi, ô frère Sadhu,

Réaliser l’Eternel n’est pas si difficile !

Comme l’iris est dans l’œil, le Seigneur est en toi :

Qui ne voit pas cela Le cherche en vain ailleurs !

.

O Kabir, le daim cherche dans la forêt
Le musc caché dans son nombril !

Et l’homme cherche ailleurs

Celui qui est dans son cœur !

.

Comme le parfum dans la fleur,
Le Seigneur est dans ton cœur !

N’imite pas le daim qui cherchant dans les herbes

Veut déterrer le musc que secrète son nombril !

.
Ils cherchent tous ailleurs
Celui qui est dans le cœur !

A cause du voile épais de l’ignorance

Nul ne voit l’Un !

.

Comme l'huile dans le grain de sésame
Et l’étincelle dans la pierre de silex,

Ton Seigneur est en toi :

Fais-le jaillir si tu peux !

 .  

Je croyais que Hari était loin,

Mais Il est en chacun !

Qui ne réalise pas son propre Soi,

Pour Lui le Seigneur est loin !

.

En chaque forme vit le Sans-Forme,

Mais nul n’a compris ce mystère.

Dit Kabir : O Saint, c’est cela qui me surprend !

.

Rien en moi n’est à moi, ô Seigneur,

Car toute chose T’appartient.

Que puis-je perdre, en vérité, Seigneur,

Si je T’offre tout ce qui est à Toi ?

.

Comme le suc de couleur rouge
Qui imprègne les feuilles de myrte,

O Seigneur, ton Essence imprègne tout ce qui vit,

Invisible dans le cœur !

.

Depuis longtemps errant, cherchant l’Essence universelle,

Si tu es las, pourquoi te tourmenter encore ?

Fais jaillir cette Etincelle Divine :

De toute éternité, Elle brille cachée en toi !

.

En chaque créature, ne vois que Ram,

Car Ram est l’élixir de toute vie,

Comme de la canne à sucre est extraite la substance

Du sucre, du candi et de la confiture !

.   

Les yogins implorent Gorakh,

Les hindous chantent le Nom de Ram,

Les musulmans disent : « Khoda est Un »,

Mais le Dieu de Kabir vit caché en chaque être ! »

.

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:22
Guru Nanak

Guru Nanak

Guru Nanak, né en 1469 et mort en 1539 ap. J.C. en Inde, est un mystique et poète indien, Maître fondateur du Sikhisme. Il ne cessa de prêcher sa vie durant, l’Unité transcendante de toutes les religions.

.

« Pour ceux qui sont parvenus à la réalistion Divine, plus rien n’existe que Dieu. Mais aussi longtemps que les sens restent actifs vers l’extérieur, la barrière nous séparant de la Réalité restera solidement dressée. C’est seulement lorsque cet obstacle se brise qu’Il peut être contemplé aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de soi-même, et qu’ainsi la Réalité peut être appréhendée. Il n’est pas éloigné de nous, mais au contraire, bien plus proche qu’on ne le pense. Il pénètre Son entière création. Il est unique et pourtant soutient, par Sa presence, Son oeuvre dans son ensemble. »

.

« La Lumière du Seigneur se révèle dans toute Sa splendeur lorsque toutes nos pensées convergent vers Lui. La souffrance disparaît quand nous nous refusons à commettre tout acte mauvais et que nous pratiquons la droiture. Servez le Seigneur, Lui le généreux donnateur de toute chose, et vous verrez toutes vos peines s’en aller. »

.

« Entraînés par les désirs, les hommes calculent leurs avantages. Ils ne réalisent pas, que toute chose ne s’exécute que par Sa volonté. Le monde entier accorde de la valeur à ce qui est transitoire, et ne saisit pas l’importance de la Réalité. Quand le veritable enseignement dévoile la Réalité, alors seulement la Vérité est découverte et le trésor de Paix obtenu. »

.

« Seuls ceux qui ont un coeur pur peuvent suivre la voie de la dévotion. Ceci demande un abandon total à la volonté du Seigneur ; en recompense, Il offre la richesse de la Connaissance. »

.

« Cest de l’Absolu insondable que découle toute chose. De Lui, l’insondable, procède un Son duquel émane l’air, l’eau, le feu, la lumière et les âmes. Pourtant Lui, l’Absolu, demeure inaffecté, bien qu’étant le support de tout ce qui vit. Lui, le Seigneur de la creation, se divertit dans sa proper oeuvre. C’est l’Absolu qui est la cause de Brahma, de Vishnu, de Shiva, de même que du temps et des quatre grands Ages. Celui qui voit l’Absolu présent en chaque chose est un homme parfait et, en sa compagnie, toute illusion se disperse. »

.

« Le Maître véritable baigne dans l’ivresse de l’Amour de Dieu. Il est unique. Il est exalté et la sagesse et la faculté sont ses présents. Lorsqu’une destinée est favorable, il peut être rencontré, et alors le mental se détache de toute attirance matérielle. Il est le pourfendeur de l’illusion. »

.

« Le vrai yogin ne se reconnaît pas à l’habit qu’il porte, au bâton sur lequel il s’appuie au cours de sa marche, ou encore à la façon dont il recouvre son corps de cendre. Le Yoga ne signifie pas porter des boucles d’oreilles, se raser le crâne ou souffler dans les conques. Vivez dans le monde, purs et libres de tout vice, vous marcherez alors sur le sentier de la Vérité. »

 

« La pratique du Yoga ne s’exerce pas dans des discutions, mais elle se reconnaît dans la vie, par des actions magnanimes. Le vrai yogin ne se retire pas dans les grottes ou sur les glaciers, il ne s’assied pas sur des nattes en s’exerçant à diverses postures, pas plus qu’il ne vagabonde d’un endroit à l’autre ou qu’il cherche à se purifier dans les rivières sacrées. Vivez dans le monde, purs et libres de tout vice, vous marcherez sur le sentier de la Vérité. »

.

« Que ton coeur et ton mental revêtent l’habit du pélerin. Passe chaque heure du jour et de la nuit à la recherché de ton Créateur. Efface tout ce qu’il y a d’inscrit sur les tablettes de ton mental et polis-le de façon à ce qu’il devienne aussi lisse et éclatant qu’un miroir. Une étincelle lumineuse y apparaîtra. Cette étincelle deviendra le soleil duquel s’échappera une délicieuse musique Divine et dont le son t’emportera vers le Seigneur. »

.

« Par la pratique du Verbe, non seulement l’on se sauve soi-même, mais également bien d’autre encore que l’on dirige lorsqu’on est devenu un adepte ; par la pratique du Verbe, on se libère des désirs et l’on échappe à la roue de la transmigration. O immense est le pouvoir du Verbe, mais rares sont ceux qui le savent. »

.

« C’est à l’aide du Verbe saint que l’on peut traverser l’océan de l’existence matérielle ; le Seigneur est le Roi des rois ; que jamais je ne L’oublie ; c’est de Lui que j’ai obtenu le joyau de Son Verbe éternel. Les égoïstes se sont noyés dans la mer, disparaissant dans l’angoisse, alors que les protégés de Dieu ont pu la traverser sans encombre. »

.

« Quelle que soit la condition dans laquelle se trouve ton mental, insiste toujours sur la presence de Dieu et récite Son Saint Nom. La continuelle meditation sur Lui et le chant de Ses louanges, telle est la condition que tu dois t’efforcer d’atteindre. Chante les louanges de mon Seigneur, le sans-peur ; je suis un sacrifice pour les chants qui procurent la Paix du mental. Lui qui, chaque jour, offre Sa protection, et qui sans cesse veille sur nous, Lui dont les présents ne peuvent être évalués, comment est-il dès lors possible de l’évaluer, Lui le généreux donnateur ? Le jour auspicieux de mon rendez-vous avec Lui est déjà fixé : ô mes amis, versez l’huile sur le seuil, et bénissez-moi afin que j’atteigne l’Union avec mon Seigneur. Chaque jour la condoléance est en route, délivrant son message de demeure en demeure. Ainsi n’ouble pas Celui qui est à l’origine de cet envoi, car pour chacun d’entre nous viendra le jour où il frappera à notre porte. »

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:21
Ramakrishna

Ramakrishna

Râmakrishna Paramahamsa, né en 1836 et mort en 1886 au Bengale, est un des plus grands saint hindouiste contemporain. Son rayonnement fut mondial. Il professa sa vie durant, l’Unité transcendante des religions et eut pour disciples aussi bien des hindous, que des musulmans et des chrétiens.

.

"L'Être est Un, mais ses noms différents. Par exemple, le même et unique élément qu'est l'eau, est appelé de différents noms par des peuples différents et à des époques différentes. En bengali, cet élément se nomme jal, en hindi pâni, en anglais water. C'est seulement parce que les peuples ignorent les autres langues qu'ils ne peuvent pas se comprendre. Autrement il ne pourrait y avoir aucun malentendu. Si les gens allaient se disputer pour prouver que ce même élément n'est pas jal, mais pâni ou water, ou inversement, ce serait le comble du ridicule. C'est pourtant ce qu'on fait lorsqu'on argumente ou qu'on se bat au nom de la religion !".

.

"J'ai pratiqué toutes les religions, du christianisme à l'islam et j'ai suivi chacune des voies propres aux diverses sectes de l'hindouisme. Et il m'est apparu que par des voies différentes toutes cheminent à la rencontre du même Dieu. [...] Personne ne réalise que celui qu'on appelle Krishna est aussi appelé Shiva ou bien l'Energie divine (Shakti), Jésus ou Allah, ou encore Rama avec ses mille noms."

.

"Dieu est installé sur le toit de la maison. Il s'agit de le rejoindre. Pour cela, les uns prennent une échelle, d'autres une corde ou une perche en bambou, d'autre encore empruntent l'escalier ou escaladent les murs. Que vous choisissiez telle ou telle voie est chose indifférente, à condition de ne pas les essayer en même temps mais successivement. Si vous arrivez sur le toit, vous avez trouvé Dieu et vous comprenez alors qu'il y avait plusieurs voies possibles pour le rejoindre. En aucun cas vous ne devrez penser que les autres chemins ne mènent pas à Dieu. Ce sont simplement d'autres moyens permettant de se hisser sur le toit. Permettez à chacun de suivre sa propre voie [...] Chacun s'imagine que seule sa propre montre indique l'heure exacte. En réalité, il suffit d'aimer Dieu avec ardeur et de se sentir attiré vers Lui.."

.

"Penser à Dieu comme étant sans forme est parfaitement juste. Mais faites attention de ne pas croire que cette manière de voir est la seule vraie et que tout le reste est faux.  La méditation sur Dieu conçu comme un Être avec forme est juste également. Tenez-vous en à votre propre croyance jusqu'à ce que vous ayez réalisé Dieu, et alors tout s'éclaircira."

.

"Brahman est au-delà de la pensée et de la parole, au-delà de la concentration et de la méditation, au-delà du connaissant, du connu et de la connaissance, au-delà même de la conception du réel et de l'irréel. En résumé, Il est au-delà de toute relativité."

.    

"Ceux qui croient que Dieu est sans forme l'atteindront aussi bien que ceux qui croient qu'il est avec forme. Les deux seules choses nécessaires sont la foi et l'abandon de soi."

.

"Si vous me demandez sur quelle forme du Seigneur vous devez méditer, je vous dirai de prendre celle que vous voudrez - mais sachez toujours que toutes ces formes ne font qu'Un. - N'ayez jamais d'intolérance envers l'une quelconque des formes divines. Shiva, Kâli, Hari, ce ne sont là que des manifestations différentes de l'Unique. Et bienheureux en vérité, celui qui sait que toutes sont Une !"

.

"Lorsque fleurit la dévotion, elle apporte avec elle la vraie discrimination, le renoncement, l'amour de toutes les créatures, le service des saints hommes, la compagnie des bhaktas, le chant des Noms du Seigneur, la véracité et les autres vertus."

.

"Le cœur du bhakta est le temple du Seigneur. Il est bien vrai que le Seigneur Se manifeste plus ou moins en toutes choses, mais Il Se manifeste tout particulièrement dans le cœur de Son adorateur. De même un grand propriétaire peut se trouver dans l'une quelconque des maisons qui lui appartiennent et cependant on sait qu'on le trouve généralement dans un certain salon. Le cœur du bhakta est le salon du Seigneur. Si l'on veut trouver le Seigneur, c'est là qu'il vaut mieux le chercher."

.

"En vérité, il parvient à l'illumination suprême celui qui ne réalise pas seulement la présence de Dieu, mais le connaît à la fois comme personnel et impersonnel, l'aime intensément, Lui parle, participe à sa félicité. Un tel être illuminé réalise la félicité de Dieu quand il est absorbé dans la méditation et qu'il atteint l'Unicité avec l'Etre impersonnel indivisible ; il réalise la même félicité quand il revient à la conscience normale et qu'il voit cet univers comme une manifestation de cet Etre et comme un jeu Divin."

.

 

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:20
Sri Aurobindo

Sri Aurobindo

Shri Aurobindo, né en Inde en 1872 et mort en 1950, est un philosophe, poète et réformateur de l’Hindouisme. Il a développé une approche intégrale du Yoga.

.

LE BUT

.

« - Quand nous avons dépassé les savoirs, alors nous avons la Connaissance. La raison fut une aide ; la raison est l’entrave.

- Quand nous avons dépassé les velléités, alors nous avons le Pouvoir. L’effort fut une aide ; l’effort est l’entrave.       

- Quand nous avons dépassé les jouissances, alors nous avons la Béatitude. Le désir fut une aide ; le désir est l’entrave.

- Quand nous avons dépassé l’individualisation, alors nous sommes des personnes réelles. L’ego fut une aide ; l’ego est l’entrave.

- Quand nous dépasserons l’humanité, alors nous serons l’Homme. L’animal fut une aide ; l’animal est l’entrave.

- Transforme ta raison en une intuition ordonnée ; que tout en toi soit Lumière. Tel est ton But.

- Transforme l’effort en un flot égal et souverain de force d’âme ; que tout en toi soit force consciente. Tel est ton But.

- Transforme la jouissance en une extase égale et sans objet ; que tout en toi soit Félicité. Tel est ton But.

- Transforme l’individu divisé en la personnalité cosmique ; que tout en toi soit Divin. Tel est ton But.

- Transforme l’animal en le conducteur des troupeaux ; que tout en toi soit Krishna. Tel est ton But.

- Ce que je ne puis faire maintenant est le signe de ce que je ferai plus tard. Le sens de l’impossibilité est le commencement de toutes les possibilités. C’est parce que cet univers temporel était un paradoxe et une impossibilité que l’Eternel l’a créé de Son être. L’impossibilité est simplement une somme de possibilités plus grandes encore irréalisées. Elle voile une étape plus avancée, un voyage encore inaccompli.

- Si tu veux que l’humanité progresse, jette bas toute idée préconçue. Ainsi frappée, la pensée s’éveille et devient créatrice. Sinon elle se fixe dans une répétition mécanique qu’elle confond avec son activité véritable.

- Tourner sur son axe n’est pas le seul mouvement pour l’âme humaine. Il y a aussi la gravitation autour du soleil d’une illumination inépuisable.

- Prends d’abord conscience de toi-même au-dedans, puis pense et agis. Toute pensée vivante est un monde en préparation ; tout acte réel est une pensée manifestée. Le monde matériel existe parce qu’une idée se mit à jouer dans la Conscience Divine. La pensée n’est pas essentielle à l’existence et n’en est pas la cause, mais c’est un instrument pour devenir : je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je puis le faire ; tout ce que la pensée révèle en moi, je puis le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en Lui-même, car Dieu habite en Lui.

- Notre tâche n’est pas de toujours répéter ce que l’homme a déjà fait, mais de parvenir à de nouvelles réalisations, à des maîtrises dont nous n’avons pas encore rêvé. Le temps, l’âme et le monde nous sont donnés comme champ d’action ; la vision, l’espoir et l’imagination créatrice nous servent d’inspirateurs ; la volonté, la pensée et le labeur sont nos très efficaces instruments.

- Qu’y a-t-il de nouveau que nous ayons à accomplir ? L’Amour, car jusqu’à présent nous n’avons accompli que la haine et notre propre satisfaction ; la Connaissance, car jusqu’à présent nous ne savons que faire erreur, percevoir et concevoir ; la Félicité, car jusqu’à présent nous n’avons trouvé que le plaisir, la douleur et l’indifférence ; le Pouvoir, car jusqu’à présent nous n’avons accompli que la faiblesse, l’effort et une victoire toujours défaite ; la Vie, car jusqu’à présent nous ne savons que naître, grandir et mourir ; l’Unité, car jusqu’à présent nous n’avons accompli que la guerre et l’association. En un mot, la Divinité : nous refaire à l’image du Divin.

.

LA JOIE D’ETRE

.

- Si Brahman n’était qu’une abstraction impersonnelle contredisant éternellement le fait apparent de notre existence concrète, l’annihilation serait la juste fin de l’affaire ; mais l’Amour, la Joie et la Conscience de Soi ont aussi leur place.

- L’univers n’est pas simplement une formule mathématique destinée à élaborer la relation de certaines abstractions mentales appelées nombres et principes, pour aboutir finalement à un zéro ou à une unité vide ; ce n’est pas davantage une simple opération physique exprimant une certaine équation de forces.

- C’est la Joie d’un Dieu amoureux de Lui-même, le jeu d’un enfant, l’inépuisable multiplication de soi d’un poète enivré par l’extase de son propre pouvoir de création sans fin.

- Nous pouvons parler du Suprême comme d’un mathématicien traduisant en nombres un calcul cosmique, ou comme d’un penseur qui résout par expérimentation un problème de relation de principes et d’équilibre de forces. Mais nous devrions aussi parler de Lui comme de l’amant, du musicien des harmonies particulières et universelles, comme de l’enfant, du poète. Il ne suffit pas de comprendre son aspect de pensée ; il faut encore saisir entièrement son aspect de Joie (Ananda).

- Les idées, les forces, les existences, les principes sont des moules creux, à moins qu’ils ne soient remplis du souffle de la Joie de Dieu.

- Ces choses sont des images, mais tout est image. Les abstractions nous donnent la pure conception des vérités de Dieu ; les images nous donnent leur réalité vivante. Si l’idée embrassant la Force engendra les mondes, la Joie d’Être engendra l’idée. C’est parce que l’infini conçut en Lui-même une innombrable Joie que les mondes et les univers prirent naissance.

- La Conscience d’Etre et la Joie d’Etre sont les premiers parents. Elles sont aussi les ultimes transcendances.

- L’inconscience n’est qu’un intervalle d’évanouissement de la Conscience ou son obscur sommeil ; la douleur et l’extinction de soi ne sont que la Joie d’être se fuyant elle-même afin de se retrouver ailleurs ou autrement.

- La Joie d’être n’est pas limitée dans le temps ; elle est sans fin ni commencement. Dieu ne sort d’une forme que pour entrer dans une autre. Après tout, qu’est Dieu ? un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un éternel jardin.

​.

L’HOMME, LE PURUSHA

.

- Dieu ne peut cesser de se pencher vers la nature, ni l’homme d’aspirer à la Divinité. C’est la relation éternelle du fini à l’Infini. Quand ils semblent se détourner l’un de l’autre, c’est pour s’élancer vers une plus intime rencontre.

- Dans l’homme, la nature du monde redevient consciente de Soi afin de faire un plus grand bond vers son possesseur. C’est ce possesseur que, sans le savoir, elle possède, que la vie et la sensation nient, tout en le possédant, et cherchent, tout en le niant.

- Si la nature du monde ne connaît pas Dieu, c’est qu’elle ne se connaît pas elle-même ; quand elle se connaîtra elle-même, elle connaîtra une Joie d’être sans mélange.

- Posséder dans l’Unité et non se perdre dans l’Unité, tel est le secret. Dieu et l’homme, le monde et l’au-delà deviennent Un quand ils se connaissent l’un l’autre. Leur division est la cause de l’ignorance, de même que l’ignorance est la cause de la souffrance.

- Tout d’abord, l’homme cherche aveuglément, et il ne sait même pas qu’il cherche son Moi Divin, car son point de départ est l’obscurité de la nature matérielle, et même quand il commence à voir, il reste longtemps aveuglé par la lumière qui croît en Lui.

- Dieu aussi ne répond qu’obscurément à sa quête ; il recherche l’aveuglement de l’homme et en jouit comme des mains d’un petit enfant qui tâtonne vers sa mère.

- Dieu et la nature sont comme un garçon et une fille qui jouent, amoureux l’un de l’autre. Ils se cachent et s’enfuient quand ils s’aperçoivent, afin de pouvoir se chercher, se poursuivre et se capturer.

- L’homme est Dieu se cachant de la nature pour pouvoir la posséder par la lutte, l’obstination, la violence, la surprise. Dieu est l’Homme universel et transcendant qui, dans l’être humain, se cache à sa propre individualité.

- L’animal est l’homme déguisé sous une peau velue et marchant à quatre pattes. Le ver est l’homme qui se tortille et rampe vers le développement de son humanité. Même les formes brutes de la matière sont l’homme dans un corps rudimentaire. Toutes choses sont l’Homme, le Purusha.

- Car, que voulons-nous dire par homme ? une âme incréée et indestructible, qui a fait sa demeure dans un mental et un corps créés de ses propres éléments.

.

LA FIN

.

- La rencontre de l’homme et de Dieu suppose toujours une pénétration, une entrée du Divin dans l’humain et une immersion de l’homme dans la Divinité. Mais cette immersion n’est pas une espèce d’annihilation. L’extinction n’est pas l’aboutissement de toute cette recherche et cette passion, cette souffrance et cette extase. Le jeu n’aurait jamais commencé si telle devait en être la fin.

- La Joie est le secret. Apprends la Joie Pure et tu apprendras Dieu.

- Quel fut donc le commencement de toute l’histoire ? une existence qui s’est multipliée pour la seule Joie d’Etre et qui s’est plongée en d’innombrables milliards de formes afin de pouvoir se retrouver elle-même innombrablement.

- Et quel en est le milieu ? une division qui tend vers une Unité multiple, une ignorance qui peine vers le torrent d’une lumière variée, une douleur en travail pour arriver au contact d’une extase inimaginable. Car toutes ces choses sont des formes obscures et des vibrations perverties.

- Et quelle sera la fin de toute l’histoire ? Si le miel pouvait se goûter lui-même et goûter toutes ses gouttes à la fois, et si toutes ses gouttes pouvaient se goûter l’une l’autre, et chacune goûter le rayon tout entier comme elle-même, telle serait la fin pour Dieu, pour l’âme de l’homme et l’univers.

- L’Amour est la tonique, la Joie est la mélodie, le Pouvoir est l’accord, la Connaissance est l’exécutant, le Tout Infini est à la fois le compositeur et l’auditoire. Nous connaissons seulement les discordances préliminaires, qui sont aussi terribles que l’harmonie sera grande ; mais nous arriverons sûrement à la fugue des Divines Béatitudes.

.

LES CHAINES

.

- Le monde entier aspire à la liberté, et pourtant chaque créature est amoureuse de ses chaînes. Tel est le premier paradoxe et l’inextricable nœud de notre nature.

- L’homme est amoureux des liens de la naissance ; aussi se trouve-t-il pris dans les liens jumeaux de la mort. Dans ces chaînes, il aspire à la liberté de son être et à la maîtrise de son accomplissement.

- L’homme est amoureux du pouvoir ; aussi est-il soumis à la faiblesse. Car le monde est une mer et ses vagues de force se heurtent et déferlent sans cesse les unes contre les autres ; celui qui veut chevaucher la crête d’une seule vague doit s’effondrer sous le choc de cent autres.

- L’homme est amoureux du plaisir ; aussi doit-il subir le joug du chagrin et de la douleur. Car la Félicité sans mélange n’existe que pour l’âme libre et sans passion ; mais ce qui poursuit le plaisir dans l’homme est une énergie qui souffre et qui peine.

- L’homme est assoiffé de calme, mais il a faim aussi des expériences d’un mental agité et d’un cœur inquiet. Pour son mental, la jouissance est une fièvre, le calme, une monotone inertie.

- L’homme est amoureux des limitations de son être physique, et cependant il voudrait avoir aussi la liberté de son esprit infini et de son âme immortelle.

- Et quelque chose en lui éprouve une étrange attraction pour ces contrastes. Pour son être mental, ils constituent l’intensité artistique de la vie. Ce n’est pas seulement le nectar, mais le poison aussi qui attire son goût et sa curiosité.

- Il existe une signification pour toutes ces choses et une délivrance de toutes ces contradictions. Dans ses combinaisons les plus folles, la nature suit une méthode, et ses nœuds les plus inextricables ont leur dénouement.

- La mort est la question que la nature pose continuellement à la vie pour lui rappeler qu’elle ne s’est pas encore trouvée elle-même. Sans l’assaut de la mort, la créature serait liée pour toujours à une forme de vie imparfaite.

- Poursuivie par la mort, elle s’éveille à l’idée d’une vie parfaite, et en cherche les moyens et la possibilité.

- La faiblesse pose la même épreuve et la même question aux forces, aux énergies et aux grandeurs dont nous nous glorifions. Le pouvoir est le jeu de la vie ; il en donne la mesure et révèle la valeur de son expression.

- La faiblesse est le jeu de la mort qui poursuit la vie dans son mouvement, et fait sentir les limites de l’énergie qu’elle a acquise.

- Par la douleur et le chagrin, la nature rappelle à l’âme que les plaisirs dont elle jouit sont seulement un faible reflet de la Joie réelle de l’existence.

- Chaque souffrance, chaque torture de notre être contient le secret d’une flamme d’extase devant laquelle nos plus grandes jouissances sont comme des lueurs vacillantes.

- C’est ce secret qui fait l’attraction de l’âme pour les grandes épreuves, pour les souffrances et les expériences terribles de la vie, alors même que notre mental nerveux les abomine et les fuit.

- L’agitation fébrile et le prompt épuisement de notre être actif et de ses instruments d’action sont un signe de la nature que le calme est notre vrai fondement et que l’excitation est une maladie de l’âme.

- La stérilité et la monotonie du calme pur et simple sont aussi le signe de la nature que le jeu de l’action sur cette base inaltérable est ce qu’elle attend de nous. Dieu joue à jamais et n’est pas troublé.

- Les limitations du corps sont un moule ; l’âme et le mental doivent se verser en elles, les briser et les refaçonner constamment en de plus vastes limites, jusqu’à ce que soit trouvée la formule d’accord entre cette finitude et leur propre infinité.

- La liberté est la loi de l’être en son Unité illimitable, le maître secret de la nature tout entière. La servitude est la loi de l’Amour en l’Etre qui se donne volontairement pour servir le jeu de ses autres « moi » dans la multiplicité.

- Quand la liberté travaille dans les chaînes et quand la servitude devient une loi de la Force et non de l’Amour, la vraie nature des choses est déformée et le mensonge gouverne l’action de l’âme dans l’existence.

- La nature part de cette déformation et joue avec toutes les combinaisons qui peuvent en résulter avant de lui permettre d’être rectifiée.

- Ensuite, elle rassemble l’essence de toutes ces combinaisons en une nouvelle et féconde harmonie d’Amour et de liberté.

- La liberté vient d’une unité sans limites, car tel est notre Etre véritable. Nous pouvons trouver en nous-mêmes l’essence de cette Unité ; nous pouvons aussi devenir conscients de son jeu en union avec tous les autres.

- Cette double expérience est le dessein intégral de l’âme dans la nature.

- Quand nous avons réalisé en nous-mêmes l’Unité infinie, alors nous donner au monde est liberté parfaite et empire absolu.

- Infinis, nous sommes affranchis de la mort, car la vie devient un jeu de notre existence immortelle. Nous sommes affranchis de la faiblesse, car nous sommes la mer tout entière jouissant des myriades de chocs de ses vagues.

- Nous sommes affranchis du chagrin et de la douleur, car nous apprenons à harmoniser notre être avec tout ce qui le touche et à trouver en toute chose l’action et la réaction de la Joie de l’existence.

- Nous sommes affranchis des limitations, car le corps devient un jouet de l’Esprit Infini et apprend à obéir à la volonté de l’âme immortelle.

- Nous sommes affranchis de la fièvre du mental nerveux et du cœur, et cependant nous ne sommes pas contraints à l’immobilité.

- L’immortalité, l’Unité et la Liberté sont en nous, attendant notre découverte ; mais pour la Joie de l’Amour, Dieu en nous sera toujours la multitude. »

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:19
Ramana Maharshi

Ramana Maharshi

Ramana Maharshi, né en Inde en 1879 et mort en 1950, est considéré comme un des plus grands Maîtres contemporain de l’Advaïta Vedanta.

"Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant. Ne vous enfermez pas dans des notions de plans, de niveaux, d'étapes ; ne chérissez pas ce qui n'est que fausses limitations. Vous êtes le Soi. Soyez cela."

"Penser que vous devez découvrir votre propre Moi est stupide. Qu'y a-t-il à trouver ? Il y a, semble-t-il, deux personnages jouant à cache-cache. Vous êtes le Soi mais vous vous identifiez faussement à l'ego et au corps."

"On parle d'atteindre le Soi, de parvenir à Dieu, au bout d'un certain temps. il n'y a rien à atteindre. Nous sommes déjà l'Existence. Jamais ne viendra le moment où nous serons plus proche de Dieu qu'actuellement. Nous sommes, à cet instant même, Existence, Béatitude, Infinitude. Notre conscience est un flux ininterrompu, éternel. Imaginer être provisoirement autre chose, c'est être plongé dans maya, c'est s'hypnotiser soi-même. Sortez de cet état d'hypnose."

"L'ego s'imagine à tort qu'il existe deux moi, l'un fonctionnant actuellement (l'individu) et l'autre, le Moi supérieur, le Moi Divin, dont nous prendrons un jour conscience. C'est une erreur. Il n'y a qu'un Moi et il est pleinement conscient, actuellement et à jamais. Pour Lui n'existe ni passé, ni présent, ni avenir, car il est hors du temps. Sans ce Pouvoir infini, Dieu, le vrai Moi, cet encens ne pourrait pas brûler, ce monde n'existerait pas. Le Soi est présent dans toutes les formes. Lui seul leur donne réalité. C'est pourquoi l'être illuminé s'aperçoit qu'il est présent dans tous les autres, car il a trouvé l'Unité et a cessé de percevoir la multiplicité. L'Univers existe au sein du Soi. C'est pourquoi il est réel, mais cette réalité lui vient du Soi. On dit toutefois qu'il est irréel à cause de ses transformations perpétuelles et de ses multiples formes ; on dit par contre que le Soi est réel parce qu'il est immuable."

"Après la Réalisation ni le corps, ni le reste  n'apparaîtront différents du Soi. Ishvara, Dieu, le Créateur, le Dieu personnel, est la dernière des formes irréelles à s'évanouir ; seul l'Absolu est réel. Ainsi donc, non seulement le monde et l'ego, mais aussi le Dieu personnel ont un caractère d'irréalité. Nous devons découvrir le Néant absolu. Les hommes se considèrent comme des corps physiques et sont inconscients de leur nature véritable, qui est esprit sans forme; c'est pourquoi ils font aussi l'erreur de considérer le Suprême comme un Dieu avec forme. La Réalisation est le remède à ces deux erreurs."

"Il n’y a pas à obtenir le Soi. S’Il était quelque chose qu’il fallût conquérir, cela signifierait qu’il ne se trouve pas déjà ici, maintenant, et à jamais. Toute chose acquise sera un jour perdue, elle est par conséquent impermanente. Ce qui ne dure pas vaut-il la peine de tant d’efforts ? C’est pourquoi, je le déclare, le Soi ne se conquiert pas. Vous êtes le Soi, vous êtes déjà Cela. En réalité, vous êtes ignorant de votre état Bienheureux. Cette ignorance vous domine et tire un voile sur le Soi pur qui est Béatitude. Vos efforts doivent être uniquement dirigés vers l’élimination de ce voile qui est l’identification du Soi avec le corps, le mental, etc. C’est elle qui doit disparaître, pour laisser place au Soi. La Réalisation est donc pour tous ; elle ne fait aucune différence entre les aspirants. Les seuls obstacles proviennent de vos doutes concernant vos capacités et de la conviction qui vous fait dire : "Je n’ai pas réalisé." Il faut vous débarrasser entièrement de ces obstacles."

"Si l’esprit s’introverti en cherchant la source de l'aham-vritti (activités du moi), les vâsanas (imprégnations) s’éteignent. Leur absence entraîne la disparition du phénomène de réflexion, c’est à dire du mental, lequel se résorbe alors dans la Lumière de la Réalité unique, le Cœur. C’est là le résumé et la substance même de ce qu’un aspirant doit connaître. Son devoir impérieux consiste à chercher, avec ferveur et concentration, la source de l’aham-vritti Tout ce qui est requis pour réaliser le Soi, c’est d’être paisible. Que peut-il y avoir de plus aisé ? c’est pourquoi âtma-vidyâ est la voie la plus facile à suivre."

"De même que l’eau d’un vase réfléchit l’énorme soleil dans les limites étroites du récipient, de même les vâsanas, ou tendances latentes de l’individu, réfléchissent tels des miroirs la Lumière universelle et infinie de la Conscience émanant du Cœur, en présentant sous forme de réflexion le phénomène qu’on appelle l’esprit, ou mental. Comme il ne voit que cette réflexion, l’ajnâni (l’ignorant) en arrive à se croire un être fini, un jiva." 

"Votre devoir consiste à être, et non à être ceci ou cela. "Je suis Celui qui suis", voilà le résumé de la Vérité toute entière. On en décrit la méthode par la phrase : "Demeure en paix". Et que signifie la Paix ? Elle veut dire : "Détruis-toi". Car chaque nom et chaque forme sont une cause de tourment. "Je-Je", c’est le Soi. "Je suis ceci", c’est l’ego. Lorsque le "Je" demeure seul et unique, c’est le Soi. Lorsqu’il prend la tangente et dit : "Je suis ceci ou cela, je suis comme ci ou comme cela", c’est l’ego."    

"Le Guru est celui qui, en tout temps, demeure dans les profondeurs du Moi Supérieur. Il a entièrement abandonné la fausse distinction entre Lui et les autres ; Lui-même étant celui qui est éclairé, libéré, tandis que les autres, autour de Lui, restent emprisonnés dans les ténèbres de l'ignorance. Sa fermeté, son empire sur Lui-même, ne sauraient être ébranlés par aucune circonstance. Rien ne le trouble jamais."   

"Le Guru, c’est le Soi… Il arrive parfois dans la vie d’un homme qu’il se sente insatisfait et que, non content de ce qu’il possède, il cherche la réalisation de ses désirs, grâce à des prières à Dieu, etc. Son esprit se purifie petit à petit ; il arrive à ressentir la nostalgie de connaître Dieu, davantage pour obtenir Sa grâce que pour satisfaire ses désirs matériels. Alors, la grâce de Dieu commence à se manifester. Dieu prend la forme d’un Guru, apparaît à son adorateur, lui enseigne la Vérité et qui plus est, purifie son esprit grâce à la relation qui s’établit entre Lui et l’homme. L’esprit de l’adorateur se fortifie. Bientôt il est en mesure de se tourner vers l’intérieur. La méditation le purifie de plus en plus, jusqu’à ce qu’il reste paisible, sans la moindre vague à sa surface. Cette calme étendue, c’est le Soi. Le Guru est à la fois extérieur et intérieur. De l’extérieur il donne une impulsion à l’esprit pour qu’il s’introvertisse ; de l’intérieur, il tire l’esprit vers le Soi et l’aide à se pacifier. C’est la Guru-kripâ. Il n’y a aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi."

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:18
Ma Ananda Moyi

Ma Ananda Moyi

Mâ Ananda Moyî, née en Inde en  1896 et morte en 1982, est considérée comme une des plus grandes Saintes du XXe siècle. Son rayonnement fut mondial.

​.

« Qu’y a t’il en ce monde ? Absolument rien de durable ; c’est vers l’Eternel que nos aspirations doivent tendre. Priez pour que soit le travail accompli par votre intermédiaire car vous êtes Son instrument. Souvenez-vous de Lui dans toutes vos actions. Plus pure sera votre pensée, plus belle sera votre œuvre. »

.

« La souffrance est inévitable tant que l'on n'a pas trouvé sa vraie demeure. Le sens de la séparation est à la racine même de la souffrance car il repose sur une erreur, sur la notion de la dualité. C'est pourquoi le monde est appelé du-niya (reposant sur la dualité). »

.

« Dissolvez par la dévotion la notion de séparation, ou bien brûlez-la au feu de la connaissance. Qu'est-ce qui sera dissous ou brûlé ? Seules les choses qui par nature peuvent être dissoutes ou brûlées, c'est-à-dire l'idée qu'il existe autre chose que votre Soi. Qu'arrivera-t-il alors ? Vous parviendrez à la connaissance de votre Soi. »

.

« Tout ce qui existe partout dans le monde, arbres, plantes, insectes, reptiles ou tout autre être vivant – leur naissance est en fait votre naissance, et leur mort votre mort. Au niveau où tout est contenu en vous et où vous êtes présent en toute chose, il n’y a que l’Unique et seulement Lui. »

.

« Quand on vit dans le domaine de l'oubli, on oublie. Aussi longtemps que vous vous identifiez avec votre corps votre nature vient vous pousser à réclamer : Donne-moi, donne-moi. Vous dîtes « donne-moi » parce qu'il vous manque quelque chose. Là où existe un besoin, il y a forcément erreur et ignorance ; et là où se trouvent erreur et ignorance, il y aura très certainement oubli. Lorsque, au milieu de tout cela, vous pratiquez votre sâdhanâ pour réaliser votre Soi, ou plutôt lorsque, par la grâce de Dieu, la sâdhanâ s'opère - car seule la grâce de Dieu peut vous permettre de vous engager dans une sâdhanâ - alors, après avoir franchi les étapes successives de l'ignorance, vous découvrirez : « Je suis en fait tout ». C'est en vertu de ce « Je suis » qu'existent arbres et plantes et tout ce qui est, en dépit de toute la diversité. Chaque forme particulière est en fait ce « Je ». »

.

« Dieu est la source du Bien. Le moyen qu'Il choisit pour attirer chacun à Lui échappe à l'entendement. Tout ce qu'Il fait, Lui qui est tout Amour, est pour le mieux. Jamais, au grand jamais, bonheur ou paix n'existeront en dehors de la contemplation de Dieu. Toutes nos frustrations dans la vie ont également des répercussions infinies. »

.

« Quant à l'être qui accepte de rester attaché et empêtré dans ce domaine, il ne récoltera naturellement pour tout fruit, qu'agitation, lassitude et stérilité. Ne laissez donc pas vos pensées s'appesantir sur tout ce qui est de ce monde ; que votre esprit s'élève au contraire vers l'idéal le plus haut, vers votre but sublime qui échappe de loin à toute compréhension humaine. Qui peut dire dans quel événement ou dans quel coup du sort Son appel retentira ? Ne vous laissez pas abattre. Vous êtes vrai, pur, illuminé, libre, éternel. Pour avancer dans cette direction, vous devez ramassez vos propres forces et continuer sous l'impulsion que vous donne votre nouvelle attitude envers la vie. »

.

« Il est exact que Dieu demeure aussi en vous en tant que compréhension et discrimination. Vous devez donc en profiter dans votre pèlerinage vers la révélation de la Vérité. Le temps vole. Le Père Suprême, la Mère, l'Ami, le Bien-aimé, le Seigneur, tous sont Lui en une seule personne. Pour toute contemplation, il faut se prosterner à Ses pieds. »

.

« Lui seul sait à qui Il se révèle et sous quelle forme. L’homme ne peut pas comprendre comment et par quelle voie Dieu attire à Lui avec une force énorme chaque individu en particulier. Le chemin diffère pour chaque pèlerin. Très souvent Il détruit le malheur par le malheur et annihile le chagrin par le chagrin. Avancer dans cet esprit signifie pour chacun suivre sa propre route, c’est-à-dire le chemin qui conduit à la réalisation du Soi, au Suprême, au But ultime. »

.

« Dieu imprègne toute chose ; dans chaque forme, dans chaque secte, chaque religion, il n’y a que Lui. Vous avez beaucoup de chance si vous désirez ardemment aimer Dieu ; c’est par Sa grâce. L’amour de l’homme ne devrait se tourner que vers Dieu ; alors seulement viendront Paix et Béatitude. Cherchez toujours refuge à Ses pieds. Seul l’homme possède le privilège de réaliser Dieu. Le chemin de la Vérité Lui est ouvert. »

.

« Les sages et les Ecritures ne cessent de le répéter : Celui qui est possédé par l'idée de Dieu ne pourra faire autrement que Le trouver. Il ne faut pas relâcher ses efforts tant que l'on n'est pas parvenu au but. N'est-ce pas Dieu, la Vérité qui se trouve en vous ? N'abandonnez pas la méditation, la contemplation de votre Soi. Il est vous-même et vous pourrez Le trouver. C'est cela la Béatitude, la Béatitude totale. Où sont alors tristesse et découragement ? Lui seul est. »

.

« Respirer sans penser à Dieu, c’est du gaspillage. Seul l’être humain a été doté du pouvoir de chercher et de trouver Dieu. Posez-vous la question : « Qu’est-ce que je fais de mon temps ? » On oublie si facilement que pas une heure écoulée ne reviendra jamais. Les jours s’envolent sans que vous vous en aperceviez. Un beau jour, vous constatez que vous êtes trop âgé et trop faible pour fournir un effort soutenu. La quête de Dieu ne doit pas être remise à vos vieux jours lorsque vous n’aurez plus rien d’autre à faire. C’est la tâche de toute votre vie et elle exige le maximum de ce que vous pouvez donner. Celui qui n’a pas encore commencé doit se mettre à l’œuvre dès aujourd’hui, dès maintenant, immédiatement. »

« L'Un et Son nom sont identiques. Car c'est Lui qui apparaît Lui-même en tant que Nom. Lorsque le Verbe prend vie, il agit comme la graine qui donne naissance à l'arbre. Celui qui répète constamment le Nom particulier qui le touche le plus parviendra à comprendre que tout nom est un de Ses noms, toute forme une de Ses formes. Après quoi la notion qu'II est sans nom ni forme apparaîtra peu à peu. »

.

« Seul l'amour de Dieu est désirable pour l'homme. Celui qui vous a mis au monde, qui est votre Père, Mère, Ami, Bien-aimé et Seigneur, qui vous a tout donné, qui vous a nourri de l'ambroisie jaillie de Son être, quel que soit le nom que vous Lui donniez, ce nom doit rester constamment présent à votre esprit. Le seul moyen de se libérer des anxiétés et des soucis du monde, c'est de chercher refuge dans la contemplation de Dieu. Engagez-vous dans n'importe quelle pratique qui vous aide à garder votre esprit centré sur Lui. Lui qui se manifeste dans la création, la protection et la dissolution. Se plaindre de son sort ne fait que troubler l'esprit et affaiblir le corps, ne l'oubliez pas. Seul Celui dont la Loi régit toutes choses mérite que l'on pense à Lui. »

.

« Votre foi doit être celle d'un enfant. Une pratique constante en renforcera la source. Lorsqu'une foi pure prend racine dans votre esprit, une prière sincère sort de votre âme. Par la dévotion, l'esprit vrai de la prière s'éveille dans l'âme et alors la Grâce Divine se manifeste dans les résultats désirés. »

.

« L'Etre suprême est Joie incarnée et c'est pourquoi toutes les créatures aspirent à la joie. Cherchez toujours à vivre dans la joie, à exprimer la joie dans vos pensées et dans vos actes ; sentez Sa présence joyeuse dans tout ce que vous voyez ou entendez, cela vous apportera un réel bonheur. La tristesse est fatale à l'homme ; bannissez-la de toutes vos pensées. »

 « Amour est un des noms de Dieu. Il réside Lui-même en toute chose, à tout moment, partout. C’est seulement lorsque l’homme – fidèle à sa vocation – aspire à l’Unique avec une intensité ininterrompue que Sa présence se manifeste. »

.

« Lorsque vous vous sentez malade, pour guérir vous acceptez volontiers la prescription de médicaments et d'une diète. Le médicament, le voilà : la répétition du Nom de Dieu. La diète : un peu de contrôle de soi. Associez les deux remèdes un jour par semaine, ou une fois tous les quinze jours ou une fois par mois. Le plus souvent sera le mieux ! Le jour choisi, veillez à cela :        .                                                                                                                              

§  Vérité en parole, vérité en action.

§  Simplicité pour vous nourrir, vous vêtir.

§  Gardez l'esprit serein, privilégiez l'Eternel au temporel.

§  Révérez les formes qu'Il a prises, ses messages, ses glorieuses manifestations.

§  Soyez conscient que les événements contraires contribuent à vous construire.

§  Comprenez que vos parents, enfants, voisins, collègues, maîtres sont autant d'occasions de Le servir.

§  Soyez convaincu que le Vrai est votre demeure et que vous mûrissez dans le sein de Dieu.

§  De jour en jour, offrez-vous toujours plus, pour vous porter à Sa rencontre.

§  Souvenez-vous que les joies et les peines de ce monde sont les ombres mobiles que vous-mêmes projetez.

§  Jouer avec l'énergie divine apporte joie et paix de façon inaltérable.

§  Jouez de tout votre cœur à la corde avec Lui et que votre corde soit longue !

§  Réjouissez-vous de la splendeur de Ses formes, de Ses attributs, réjouissez-vous de Ses grâces, de ce qu'en ont apporté les Ecritures et les saints de tous les pays.

§  Si vous avez l'impression de ne plus progresser, ne vous en prenez qu'à vous-même. Fortifiez votre volonté, concentrez vos forces et sollicitez ce qu'il y a dans votre personne de plus pur et de plus fin. Pensez « Je dois l'invoquer », « Je vais Lui rendre hommage », « Je veux apprendre à L'aimer ». Ce « Je » pointé sur Dieu vaut mieux que votre « Je » centré sur vous.

§  Rappelez-vous tout au long de ce jour que la répétition de Son Nom a assez de pouvoir pour balayer toutes vos erreurs ; celles de cette vie, celles de vos vies passées. »

.

« L’Un qui a créé ce monde est tout autour de vous. Appuyez-vous sur Lui dans tous les domaines. »

 

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:17
Sri Nisargadatta

Sri Nisargadatta

Shri Nisargadatta Maharaj, né en Inde en 1897 et mort en 1981 est considéré comme un des plus grands Maîtres contemporain de l’Advaïta Vedanta.

​.

 "Très peu de personnes en ce monde peuvent raisonner normalement. Il existe une terrible tendance à accepter tout ce qui est dit, tout ce qui est lu, accepter sans remettre en question. Seul celui qui est prêt à remettre en question, à penser par lui-même, trouvera la Vérité ! Pour connaître les courants de la rivière, celui qui veut la Vérité doit entrer dans l'eau."

.

 "La rivière de la vie coule entre les rives de la souffrance et du plaisir. Il n’y a de problème que si le mental refuse de couler avec la vie et reste cloué aux rives. Ce que j’entends par couler avec la vie, c’est l’acceptation, laisser venir ce qui vient et laisser aller ce qui va. Ne désirez pas, n’ayez pas peur, observez le présent tel qu’il est, et quand il arrive, car vous n’êtes pas ce qui arrive, mais celui à qui ça arrive. Et au fond, vous n’êtes même pas l’observateur. Vous êtes la potentialité ultime dont la Conscience qui embrasse tout, est la manifestation et l’expression."

.

"C’est le désir qui donne la naissance, qui donne le nom et la forme. On imagine et on veut le désirable et il se manifeste comme quelque chose de tangible ou de concevable. C’est ainsi qu’est créé le monde dans lequel nous vivons, notre monde personnel."

.

"Le mental qui projette le monde le colore à sa façon. Quand vous rencontrez un homme, c’est un étranger. Quand vous vous mariez avec lui, il devient vous-même. Si vous vous querellez il devient votre ennemi. C’est l’attitude de votre mental qui détermine ce qu’il est pour vous. »

.

« Il faut que nous réalisions combien nous sommes pauvres et sans force. Tant que nous nous illusionnons avec ce que nous nous imaginons être, savoir, posséder et faire, nous sommes dans de sales draps. C’est seulement dans l’auto-négation que nous pouvons trouver la chance de découvrir notre être réel."

.

"Apprenez à vivre sans inquiétude pour vous-même, et pour cela il faut que vous sachiez que votre être vrai est indomptable, sans peur, toujours victorieux. Quand vous savez, d’une certitude absolue, que rien, sauf votre propre imagination, ne peut vous troubler, vous en venez à ne plus tenir compte de vos désirs et de vos craintes, de vos concepts et de vos idées, et à ne vivre qu’en fonction de la Vérité."

.

"Le monde réel est hors du champ du mental ; nous le voyons à travers le filet de nos désirs, divisé en plaisir et misère, juste et faux, intérieur et extérieur. Pour voir l’univers tel qu’il est vous devez passer de l’autre côté du filet. Ce n’est pas difficile, le filet est plein de trous."

.

"C’est toujours le faux qui vous fait souffrir, les faux désirs comme les fausses peurs, les valeurs et les opinions fausses, les fausses relations entre les gens. Renoncez au faux et vous serez libéré de la misère ; la Vérité rend heureux - la Vérité libère."

.

"La réalisation n’est que le contraire de l’ignorance. Considérer le monde comme réel et son Soi comme irréel, c’est l’ignorance, la cause de la souffrance. Connaître le Soi comme la seule Réalité et tout le reste comme temporel et transitoire, c’est la Liberté, la Paix et la Joie. Tout cela est très simple. Au lieu de voir les choses comme vous les imaginez, apprenez à les voir telles qu’elles sont. Quand vous pourrez voir chaque chose telle qu’elle est, vous vous verrez également tel que vous êtes. C’est comme de nettoyer un miroir. Ce même miroir qui vous montre le monde tel qu’il est vous montrera aussi votre propre visage. La pensée « Je suis » est le chiffon à polir. Utilisez-la."

.

"Hors de vous, le monde n’a pas d’existence. Il n’est, à tous les instants, qu’une réflexion de vous-même. Vous le créez, vous le détruisez. »

.

« Dès l’instant où vous serez profondément convaincu de ne rien pouvoir dire d’autre de vous que « je suis » et que rien qui puisse être désigné soit vous, le besoin du « je suis » sera dépassé et vous ne serez plus appliqué à vous définir avec des mots. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de vous débarrasser de la tendance à vous définir. Toutes les définitions ne s’appliquent qu’au corps et à ses expressions. Une fois l’obsession du corps disparue, vous retournerez spontanément et sans effort à votre état naturel."

.

"Qu’est-ce qui est né le premier, vous ou le monde ? Tant que vous accordez la première place au monde, vous êtes lié par lui ; une fois que vous aurez réalisé, sans l’ombre d’un doute, que le monde est en vous et non vous dans le monde, vous serez hors du monde."

.

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:16
Swâmi Muktananda

Swâmi Muktananda

Swami Muktananda, né en Inde du Sud en 1908 et mort en 1982, est un Guru indien contemporain appaertenant à la lignée du Siddha-Yoga

​.

« L'apparence du monde dépend de la vision d'une personne. Une personne crée toute chose en accord avec ses sentiments ; elle crée sa propre réalité. »

.

« Ce qui est le jour pour un corbeau est la nuit pour un hibou. Ce qui est le jour pour un hibou est la nuit pour un corbeau. Notre vision confuse crée notre monde. »

.

« Un individu asservi ne comprend pas totalement le corps, le prâna ou les sens, par lesquels il ressent douleur et plaisir. En d'autres termes, il lui manque la connaissance de son propre Soi. Il ne voit aucune différence entre sa vraie nature et la douleur ou le plaisir. C'est ceci l'ignorance, la servitude et le manque de discernement. »

.

« L'univers est un jardin fait pour que nous puissions nous y promener avec amour. Il n'est pas fait pour être une source d'attachement, de jalousie, de haine ou d'anxiété. Celles-ci ne font que détruire notre équanimité. »

.

« Abandonnez tous désirs. Si quelque chose arrive, laissez-le arriver ; si quelque chose s'en va, laissez-le partir. »

.

« Tout ceci est le jeu de Shiva. Ce n'est pas un simple univers ! C'est Son image. » 

.

« Sachant que c'est Shiva, aimez-le. Méditez sur la connaissance que tous les êtres conscients aussi bien que la matière inerte sont Shiva. Avec cette connaissance de Shiva, comprenez que le monde est Son incarnation. Prenez cette sorte de sannyâsa. Shiva seul existe partout»             .                             

« Tout est né de la félicité de la Conscience, chaque chose vit sa vie et finalement se fond dans la même Conscience au cours du déluge. Quand un yogin atteint l'état de félicité, il devient comblé et suprêmement béni. »

.

« Pour Dieu, seul Son monde de félicité existe. Si vous pratiquez le point de vue de Dieu et que vous contemplez votre spectacle intérieur bienheureux, alors, peu importe où vous irez, il n'y aura rien d'autre que Félicité et Joie. L'univers entier - des hommes, des femmes, des plantes grimpantes, des arbres, des fleurs, des jardins et des flots de musique - surgit en vagues de Félicité. »

.

« Changez votre vision. Vous n'avez pas besoin de faire autre chose - le monde de la douleur et du plaisir est simplement votre propre vision. Tournez-vous simplement à l'intérieur. Descendez de plus en plus profondément, là où l'état de parfaite Félicité et d'extase extraordinaire vous attend. »

.

« La Connaissance a une valeur inestimable : la Connaissance juste amène facilement à la méditation ; sans elle, l’esprit se laisse affecter par la souffrance et devient incapable de trouver la paix pour méditer. C’est pourquoi l’état jivanmukta se trouve à portée de main de celui qui connaît la vraie nature de l’univers – ses éléments de base et leurs transformation – et la nature de l’esprit avec ses fantasmes innombrables. »

.

« Qu’est-ce que l’univers ? Le suprême Shiva est Lui-même devenu la terre, le feu, l’air, l’espace, les rvières, les océans et les différents corps. C’est le même Etre unique et sans nom qui pénètre un nombre illimité de formes, d’aspects et de noms. La beauté infinie du cosmos n’est autre que la splendeur du Soi, Sa propre beauté. »

.

« Celui qui sait que la création toute entière est la splendeur de son Soi vit continuellement dans l’état de liberté qui Lui est naturel, même si pensées et fantasmes s’animent dans son esprit. Pour Lui, ses pensées – ainsi que ce dont elles sont faites – ne sont que des vibrations de Parashiva. »

.

« Considérant le temps, l’espace et la matière comme le jeu de la Conscience, il atteint l’état Divin même au cours de l’activité mentale. Toutes ses idées sont Shiva, ses représentations sont Shiva, son agitation est Shiva et leurs conséquences sont aussi Shiva. »

.

« Tous les noms sont Shiva. Toutes les significations qu’ils transmettent sont Shiva. Toutes les pensées qu’ils suscitent sont Shiva. Il n’y a pas le moindre son qui ne soit Shiva, pas la moindre signification qui soit différente de Lui qui est pure Connaissance. Il n’y a pas la moindre pensée qui soit séparée de l’Esprit, et l’Esprit est Chiti ou Shiva. Les sons, les significations et les pensées sont tous Shiva, et même ce qui paraît distinct de Shiva n’est autre que Shiva. »

.

« En vérité, penser que rien n’existe sans Shiva, c’est voir Shiva. »

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 16:15
Amma

Amma

Mata Amritanandamayi (Amma), née en Inde du sud en 1953 est une figure vivante de l'Hindouïsme moderne. 

.

"Enfants, la fraîcheur de la brise, les rayons de la lune, l’immensité de l’espace et toutes choses dans le monde sont imprégnées par la Conscience Divine. Connaître et expérimenter cette Vérité est le but de chaque naissance humaine. En cet Age obscur où nous vivons, une poignée de jeunes, renonçant à tout, se mettra en route pour propager la Lumière spirituelle à travers le monde."

.

« Il existe une Vérité éternelle qui demeure immuable malgré l'écoulement du temps. Réaliser cette Vérité est le But de l'existence humaine. La vie ne peut être comblée que par cette Réalisation. »

.

« Si nous donnons à Dieu la primauté, le reste de notre existence s'ordonnera de Lui-même. Si Dieu fait partie de notre vie, le monde suivra. Mais si nous faisons passer le monde en premier, Dieu ne suivra pas. Si nous embrassons le monde, Dieu ne nous embrassera pas. »

.

« Tout être humain, même s'il fait preuve de cruauté et d'égoïsme, a la capacité de s'éveiller. Cette faculté est latente en chacun. Il y a un Krishna, un Rama, un Boudha ou un Christ en chacun de vous. La Lumière de Dieu pourrait se lever en vous à tout instant, elle attend simplement l'occasion favorable. Les grands maîtres voient cette lumière cachée qui attend de se révéler, de transpercer les murs de l'égo. »

.

« Grandissez sans rien perdre de votre innocence. Et en grandissant, restez humbles en toutes circonstances. Votre croissance physique ne doit pas affecter l'enfant en vous. Que votre intelligence devienne plus vive, que votre mental gagne en clarté et en vigueur, mais tout en développant ces facultés, permettez aussi aux sentiments du cœur de grandir. »

.

« Jusqu'à ce que vous compreniez que vous êtes impuissant, que votre égo ne peut pas vous sauver, et que toutes vos acquisitions ne sont que néant, Dieu ou le Guru créera les circonstances nécessaires pour vous faire comprendre cette vérité. »

.

« Le But des pratiques spirituelles est de développer un cœur débordant d'Amour envers tous les êtres. »

.

« Plus vous donnez d'Amour, plus votre cœur se remplit d'Amour. L'Amour est comme un fleuve sans fin. Donc, mes enfants, aimez-vous les uns les autres. »

.

« Un objet change-t-il simplement parce qu'il est nommé différemment ? L'eau, par exemple, se dit vellam en malayâlam et pani en hindi ; sa couleur et son goût changent-ils pour autant ? Non. Chacun comprend Dieu et le vénère en fonction de sa propre culture. »

.

« Notre devoir envers Dieu est de montrer de la compassion pour ceux qui sont dans la détresse. La religion est le secret de la vie qui nous enseigne à aimer, à servir et à agir envers nos frères et sœurs avec empathie et compassion. »

.

« Les véritables guides spirituels sont ceux qui s'engagent dans le service désintéressé tout en consacrant leur vie entière à atteindre la vision de Dieu. »

.

« Dieu est compassion. Il attend à la porte du cœur de chacun. »

.

« Efforçons-nous de vider l'intellect des pensées inutiles et de remplir notre cœur d'Amour. C'est la solution à toutes les souffrances et à la confusion générale de la société moderne. »

.

« Comprenez la nature de la vie et agissez avec sagesse, sans vous effondrer quand des obstacles surgissent, sans être submergés par la joie quand les circonstances sont favorables. »

.

« Plus vous donnez d'Amour, plus votre cœur se remplit d'Amour. L'Amour est comme un fleuve sans fin. Donc, mes enfants, aimez-vous les uns les autres. »

.

« Seul celui qui a étudié peut enseigner. Seul celui qui a acquis peut donner. Seul celui qui est totalement libéré de la souffrance peut libérer totalement les autres de la souffrance. »

.

« Le seul propos de la vie spirituelle est de renoncer à tout ce qui n'est point nous-mêmes, et de devenir ce que nous sommes réellement. »

.

« L'obstacle principal sur le chemin vers Dieu, c'est notre égocentrisme. L'égocentrisme disparaît de lui-même lorsque nous éprouvons de la compassion envers autrui. »

.

« La mission d'Amma en cette vie est d'éveiller l'Energie Divine infinie, innée, présente en chacun de nous, et de guider l'humanité sur le juste chemin du service et de l'Amour désintéressés. Le message d'Amma au monde est : « Éveillez l'Amour Divin qui est en vous. »

 

.

Partager cet article
Repost0

Les Chemins De La Béatitude


lotus-coeur-jaune[1]   

   .    

Celui qui aime la Vérité est certain de réaliser Dieu. (Ramakrishna)

 

Invoquez avec Amour le Nom béni du Seigneur et la montagne de vos péchés s'évanouira à vos yeux comme une balle de coton brûle et disparait, si une seule étincelle tombe dessus. (Ramakrishna)

Chante sans cesse le nom du Seigneur et Sa gloire, afin que le miroir du coeur soit nettoyé. (Shri Chaitanya)

Sois plus humble que le brin d'herbe, patient et endurant que l'arbre, ne revendique aucun honneur pour toi, honore tous les êtres. (Shrî Chaitanya)

Ayez de l'Amour pour tous, nul n'est autre que vous. (Ramakrishna)

C'est la foi dans le Nom du Seigneur qui accomplit les miracles, car la foi c'est la vie et le doute c'est la mort. (Ramakrishna)

 

L'Amour de Dieu et la charité envers les hommes est le premier pas de la Sagesse parfaite. (Shrî Arobindo)

L'Amour en vérité est Dieu. (Thiroumoular)  

Quoique je fasse, O Seigneur, tout cela est ton culte. (Shankaracharya)

Sept cents maîtres du Soufisme ont parlé sur le Soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : Le Soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. (Sayd Abu Said)

Ni Ma terre ni Mon ciel ne Me contiennent, mais Je suis contenu dans le coeur de Mon serviteur fidèle. (Hadith)  

Si le connu disparaissait, la connaissance apparaîtrait. (Ibn’ Arabi)



O Soufi si tu purifies le miroir de ton coeur, une porte s'ouvrira à toi. Le rayonnement de Dieu brillera sur toi. (Ibn Arabi)

Celui qui se connait soi-même, connaît son Seigneur. (Hadîth)

La Seigneurie Divine comporte un secret et ce secret c'est toi-même. (Sahlat-Tostari)

Le soufi est celui qui ne voit dans les deux mondes rien d'autre que Dieu. (Shibli)

Le prochain, le voisin, le compagnon sont tous Lui ! Sous les haillons du mendiant et la pourpre du roi, c'est Lui. (Jami)

Si tu cherches l'union avec Dieu, ne tourmente le coeur de personne. (Baba Farid)

Vous cherchez votre propre bonheur et je vous dis qu'une telle chose n'existe pas. Le bonheur n'est jamais votre : il est lorsque le moi n'est pas. (Nisargadatta)

Ne connaître que les Ecritures, c'est ne rien connaître. Connaître c'est être. (Nisargadatta)

L'homme réalisé connaît ce dont les autres ont simplement entendu parler, mais n'ont pas l'expérience. (Nisargadatta)

Quand l'océan des pensées est agité par le vent du désir, il ne peut reflèter Dieu. (Ramakrishna)

Pour être libre dans le monde, il faut être mort au monde. (Nisargadatta)

Le renoncement est pure gnose et non la robe ocre ou le crâne rasé. (Ramana Maharshi)

 

La vie spirituelle n'est possible que pour celui qui sait être patient. (Mata Amritanandamayi)

Si le Soi est réalisé, le monde cesse d'apparaître comme une réalité objective. (Ramana Maharshi)

Le monde et le mental apparaissent ensemble et disparaissent ensemble. (Ramana Maharshi)

Quand l'ego meurt, toutes les difficultés cessent. (Ramakrishna) 

L'ego n'est qu'une ombre, une obsession et une illusion. Toute vie est Une - et c'est toi-même. (Swâmi Ramdas)

 

Tu peux discourir souvent sur le Soi ou écouter différents livres sacrés, tu ne trouveras la paix que par l'oubli de tout. (Astravakra Gîtâ)

L'ignorance de la Réalité, c'est prendre l'impermanent, le malheur, ce qui n'est pas le Soi, pour le permanent, le pur, le bonheur, le Soi. (Yoga Sutras)

Si le mental demeure en paix dans l'Un, les vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. (Sin Sing Mei)

Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu. (Sermon sur la montagne)

Jésus a dit : Quand vous ferez le deux Un, vous serez Fils de l'homme et si vous dites : montagne, éloigne-toi, elle s'éloignera. (Evangile selon Thomas)

Qui ne désire rien possède tout. Qui désire tout n'a, en vérité, encore rien reçu. (Angelus Silesius)

Le Ciel est en toi. Arrête, où cours-tu donc, le Ciel est en toi ; et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours. (Angelus Silesius)

Tout se fait par amour. J'ai compris que seul l'Amour guérit. (Sainte Thérèse d'Avilla)

Je suis sortie du monde grâce à un autre monde ; une représentation s'est effacée grâce à une représentation plus haute. Désormais je vais vers le repos où le temps se repose dans l'Eternité du temps. Je vais au Silence. (Evangile selon Marie)

 

Le véritable Silence est l'absence d'ego. (Ramana Maharshi)

Lorsqu'on réalise Brahman, plus rien ne peut être dit. (Mata Amritanandamayi)

Lorsqu'on considère tous les êtres à travers son propre Atman, et son propre Atman à travers tous les êtres, on s'est identifié à Brahman. (Annapurna Upanishad)

Renonce à toutes tes constructions mentales, sois d'humeur égale, emplis ton esprit de quiétude, et deviens un sage, qui a épousé le Yoga du renoncement, qui possède et la Connaissance et la Liberté. (Annapurna Upanishad)

 

Celui qui sait voit Dieu partout ; l'ignorant voit le monde dans sa diversité et souffre comme l'enfant imaginant que son ombre est un fantôme. (Yoga vasishtha)          

   

Quoi que je regarde, je ne vois nul autre que Toi. (Khwaja Mir Dard)

 

 Il n’y a qu’un seul péché – se détourner de Lui. Que chacun de vos actes, chacune de vos pensées soit devant Lui comme une fleur épanouie et il n’y aura plus de péché. (Dialogues avec l’ange)

Lui est silence. Lui qui est toujours avec vous. Son enseignement est aussi silence. Ce qui est silence ne peut être dénaturé. Ainsi, celui qui se cache derrière tous les mensonges ne peut s’y glisser. L’invisible ne peut être figuré, ainsi, Lui ne peut être défiguré. (Dialogues avec l’ange)

Seul celui qui est nu peut recevoir de Lui le vêtement de Lumière. (Dialogues avec l’ange)

   

     Le Seigneur Suprême est omniscient,Omnipuissant et Omniprésent. Depuis que je possède les attributs de Shiva, je suis identique au Seigneur Suprême. Avec cette ferme conviction, l'on devient Shiva. (Vijnâna Bhairava)

  

La Connaissance est l'Eveil. (Shivasutras) 

  On atteint le pouvoir Divin en réalisant l'Etre Pur. (Shivasutras)

  On atteint facilement l'état de Shiva, avec une Connaissance pure. (Shivasutras)

    La Divinité est Félicité éternelle de la non-dualité. (Nirvana Upanishad) 

      So'ham : Lui je suis. Identité suprême entre l'Atman et le Brahman. Est Paramahamsa qui a atteint cet état d'union. (Nirvana Upanishad) 

 

C'est en effet de la Béatitude que naissent tous les êtres. C'est par la Béatitude qu'ils subsistent, c'est à la Béatitude qu'ils retournent. (Taittiriya Upanishad)

.

lotus-coeur-jaune[1]

 

Les Chemins Du Bienheureux Seigneur Miséricordieux

        Extraits  de la Bhagavad-Gîtâ

    .  

 

.

« Nombreuses sont Mes vies passées, et les tiennes aussi, ô Arjuna ; toutes Je les connais, mais tu ne les connais pas, ô fléau des ennemis.

Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Mâyâ.

Chaque fois que le dharma s'efface et que monte l'injustice, alors Je prends naissance. Pour la libération des bons, pour la destruction de ceux qui font le mal, pour mettre sur le trône la Justice,  Je prends naissance d'âge en âge.

Celui qui connaît ainsi dans leurs justes principes Ma Divine naissance et Mon oeuvre Divine, celui-là, quand il abandonne son corps, il n'a pas à renaître, il vient à Moi, ô Arjuna.

Délivrés de l'attraction et de la peur et de la colère, pleins de Moi, prenant refuge en Moi, beaucoup d'êtres purifiés par l'austirité de la Connaissance sont arrivés à Ma nature d'être.

Comme les hommes choisissent de M'approcher, ainsi Je les accepte en Mon Amour ; les hommes suivent de toutes manières Ma voie, ô fils de Prithâ.»

« Même si tu es le plus grand pécheur par delà tous les pécheurs, tu franchiras tout le mal tortueux dans la nef de la Connaissance.

Comme un feu attisé réduit son bois en cendres, ô Arjuna, ainsi le feu de la Connaissance réduit en cendres toutes les oeuvres.

Il n'est rien au monde qui soit égal en pureté à la Connaissance ; l'homme rendu parfait par le Yoga découvre cela dans le Moi, de Lui-même, avec le temps.

Celui qui a la foi, qui a conquis et maîtrisé son mental et ses sens, qui a fixé tout son être conscient sur la Réalité Suprême, celui-là atteint la Connaissance ; et, ayant atteint la Connaissance, il va rapidement à la Paix Suprême.»

«Parmi les vertueux qui se tournent vers Moi (le Divin) avec dévotion, ô Arjuna, il y a quatre sortes de bhaktas (adorateurs) : ceux qui souffrent, ceux qui cherchent le Bien dans le monde, ceux qui cherchent la Connaissance, et ceux qui M'adorent avec la Connaissance, ô Seigneur des Bhâratas.

Parmi eux, celui-là est le meilleur qui a la Connaissance, qui est toujours en union constante avec le Divin, dont la bhakti est toute concentrée sur Lui ; il a pour Moi parfait Amour et il  est Mon bien-aimé.

Nobles sont-ils, tous sans exception, mais celui qui a la Connaissance est en vérité Moi-même ; car pour son But suprême, il M'accepte, moi, le Purushottama, avec qui il est en Union. »

«Ceux  dont l'âme est grande, ô Pârtha, qui demeurent dans la nature Divine, ceux-là Me connaissent comme l'Impérissable, origine de toutes les existences, et Me connaissant tel, ils se tournent vers Moi d'un amour unique et entier.

Toujours M'adorant, persévérant dans leur effort spirituel, se prosternant devant Moi avec dévotion, ils Me rendent un culte en un constant Yoga.

D'autres encore Me cherchent par le sacrifice de la Connaissance et M'adorent en Mon Unité et en chaque être distinct et en chacune de Mes millions d'universelles faces.»

«Celui qui M'offre avec dévotion une feuille, une fleur, un fruit, une coupe d'eau - cette offrande d'Amour, venue d'une âme qui s'efforce, M'est agréable.

Quoi que tu fasses, de quoi que tu jouisses, quoi que tu sacrifies, quoi que tu donnes, quelque énergie de tapasya que tu déploies, de volonté ou d'effort d'âme, fais-en une offrande à Moi.

Ainsi tu seras libéré des résultats bons ou mauvais qui constituent les chaînes de l'action ; ton âme en Union avec le Divin par la renonciation, tu deviendras libre et parviendras à Moi.

Je suis égal en toutes les existences, nul ne M'est cher, nul par Moi n'est hai ; cependant ceux qui se tournent vers Moi avec Amour et dévotion, ils sont en Moi et Je suis aussi en eux

«Celui qui connaît en leurs justes principes ceci Ma souveraineté qui tout pénètre, et ceci Mon Yoga, s'unit à Moi par un Yoga qui ne temble pas ; on n'en saurait douter.

Je suis la naissance de toute chose, et de Moi tout émane pour se développer en action et mouvement ; comprenant cela, les sages M'adorent dans le ravissement.

Leur conscience pleine de Moi, leur vie entièrement donnée à Moi, s'illuminant les uns les autres, ne s'entretanant que de Moi, ils sont à jamais satisfaits et joyeux.

A ceux qui sont sont ainsi en Union constante avec Moi, et qui M'adorent en un délice intense d'Amour, Je donne le Yoga de la compréhension, par lequel ils viennent à Moi.

Par compassion pour eux, logé  en leur moi, Je détruis par la lampe resplendissante de la Connaissance les ténèbres nées de l'ignorance. » 

«Le Seigneur se tient au cœur de toutes les existences, ô Arjuna et Il les fait tourner et tourner montées sur une machine par le moyen de Sa Mâyâ. 

En Lui prends refuge, en toutes les voies de ton être et par Sa grâce tu parviendras à la Paix suprême et à la condition éternelle. 

Ainsi t'ai-Je exposé une connaissance plus secrète que celle-là même qui est cachée ; ayant pleinement réfléchi sur elle, agis comme tu le voudras. 

Et maintenant entends la parole suprême, la parole la plus secrète, que Je vais te dire ; tu es Mon bien-aimé intimement ; c'est pourquoi Je parlerai pour ton bien. 

Emplis de Moi ta pensée, deviens Mon amant et Mon adorateur, sacrifie à Moi, sois prosterné devant Moi, à Moi tu viendras, c'est l'assurance que Je te fais, car tu M'es cher. 

Abandonne tous les dharmas et prends refuge en Moi seul, Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 

Cela, jamais tu ne devras le dire à ce qui est sans ascèse, à qui est sans dévotion, à qui ne se voue à servir ; ni non plus à qui Me méprise et Me rabaisse. 

Celui qui, avec la plus haute dévotion pour Moi, proclamera parmi Mes dévots ce secret suprême, sans aucun doute il viendra à Moi.»

.

lotus-coeur-jaune[1]